Bartolini Jean Baptiste

Publié le par Rodney42

Arrêté à Paris en octobre 1939, en application du décret du 26 septembre portant dissolution des organisations communistes, et condamné à cinq ans de prison, Jean Bartolini est, après un passage dans plusieurs prisons, interné à la maison d'arrêt de Valence, puis transféré en 1941 à Maison-Carrée en Algérie ; il y restera jusqu'au 5 février 1943, date de sa libération. Il s'occupe alors d'obtenir la libération des autres détenus communistes en Algérie, puis participe à la constitution du Parti communiste algérien, dans l'Est du pays. Envoyé en Corse par son parti, en octobre 1943, il y représentera la direction du Parti communiste dans l'île jusqu'en septembre 1944.

Après la Libération, il revient à Toulon où il est élu maire aux élections municipales de 1945, jusqu'en octobre 1947. Il s'occupe de la reconstruction de la ville sinistrée par la guerre. Il sera ensuite constamment réélu au conseil municipal de la ville. En tête de la liste communiste, Jean Bartolini est élu, le 21 octobre 1945, à la première Assemblée nationale Constituante avec 61 523 suffrages sur 160 081 suffrages exprimés. Il est réélu à la seconde Assemblée nationale Constituante, le 2 juin 1946, à la tête de la "liste communiste et d'Union républicaine et résistante" avec 59 547 suffrages sur 161 794 suffrages exprimés. Dans ces deux assemblées, il siège dans les commissions de l'intérieur et de la Défense nationale.

Tête de liste du "Parti communiste et d'Union républicaine et résistante", le 10 novembre 1946, il est élu à l'Assemblée nationale avec 60 209 suffrages sur 153 757 suffrages exprimés. Cette élection est confirmée le 17 juin 1951, date à laquelle il conduit la "liste d'Union républicaine, résistante et antifasciste pour l'indépendance nationale, le pain, la liberté et la paix", présentée par le Parti communiste français. Enfin, il conserve son siège le 2 janvier 1956 avec 69 831 voix sur 198 616 suffrages exprimés.

A l'Assemblée nationale, Jean Bartolini siège dans les commissions de la défense nationale et des immunités. Il se consacre essentiellement au problème de la reconversion des usines militaires de l'Etat. Il défend ses camarades menacés de chômage, intervient à de nombreuses reprises sur une amélioration de leur sort, propose des solutions aux difficultés que rencontrent les entreprises nationales. Il intervient réguliè-rement dans les discussions des budgets militaires et dans les débats sur les pensions des fonctionnaires. Il interpelle, plusieurs fois, le gouvernement au moment de la guerre d'Indochine. Enfin, il est nommé juge suppléant à la Haute cour de justice à partir de 1951.

En 1958, avec son groupe, il vote contre la confiance au général de Gaulle (1er juin), refuse les pleins pouvoirs et se prononce contre la révision constitutionnelle (2 juin).

Parallèlement à son activité de député, Jean Bartolini joue un rôle important dans son parti, puisqu'il est membre du Comité central jusqu'en 1954. Il suit particulièrement l'activité des fédérations qui possèdent des arsenaux de la marine. Il est, en outre, très populaire dans son département.

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