Bastid Paul Raymond Marie

Publié le par Rodney42

Révoqué de son mandat de conseiller général par le gouvernement de Vichy en 1941, Paul Bastid milite dans la Résistance, dont le premier organe central, le Comité général d'études (CGE), se constitue en 1942 à son domicile lyonnais. En 1943, il représente le parti radical au Conseil national de la Résistance, en même temps qu'il contribue dans Les Cahiers à la rédaction de la presse clandestine.

En août 1944, il réoccupe le Quai d'Orsay au nom du Conseil national de la Résistance et en dirige quelques jours les services, en attendant l'arrivée du gouvernement d'Alger. En 1944-1945, il est membre de l'Assemblée Consultative provisoire. Dès la Libération, il assume la direction de L'Aurore.

Aux élections à la Première Assemblée nationale Constituante, il présente dans le Cantal une liste républicaine radicale socialiste qui n'obtient que 12 852 suffrages sur 88 083 suffrages exprimés et n'a aucun élu. Aux élections à la seconde Assemblée nationale Constituante il est en tête de la liste du Rassemblement des gauches républicaines dans le département de la Seine (2e secteur), qui obtient 43 568 suffrages sur 452 255 suffrages exprimés et a un élu. Il est réélu à l'Assemblée nationale aux élections du 10 novembre 1946, la liste du Rassemblement des gauches républicaines rassemblant 52 496 suffrages sur 452 158 suffrages exprimés. En 1951, n'obtenant que 8 573 suffrages sur 416 592 suffrages exprimés, il n'est pas réélu. Il ne se représentera pas aux élections de 1956.

Président de la Commission de la réforme de l'Etat, à l'Assemblée Consultative provisoire, il intervient comme tel à la tribune. A la seconde Assemblée nationale Constituante, il prend une part active aux débats constitutionnels. Aux cours de la première législature de la IVe République, il intervient essentiellement sur les problèmes de relations internationales, tels que la conférence de Londres, le Conseil de l'Europe, la ratification du Pacte de l'Atlantique, l'Indochine ou le réarmement allemand.

Ses publications sont multiples (droit, histoire, roman, poésie). Citons parmi les principales : Siéyès et sa pensée (couronnée pour l'Académie française), Doctrines et institutions politiques de la Seconde République (grand prix Gobert de l'Académie française), Les Institutions politiques de la Monarchie parlementaire française, Le Gouvernement d'Assemblée. En outre, il a collaboré à de nombreuses revues juridiques et historiques. Paul Bastid était Grand-croix de douze ordres étrangers, chevalier de la Légion d'honneur, et décoré de la Médaille de la Résistance avec rosette.

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