Bégouin André

Publié le par Rodney42

Maurice Marie Georges André Begouin est né dans une famille de cultivateurs, son père, Jean Bernard Begouin, étant propriétaire foncier. Il fait ses études au collège Stanislas de Bordeaux. Bachelier ès lettres et ès sciences, il obtient un diplôme d'ingénieur agricole. Ayant repris le domaine familial et participant à plusieurs organisations agricoles, en octobre 1939, il se marie avec Mademoiselle Suzanne Monubot et en aura deux enfants. Mobilisé à la fin de l'année, il est fait prisonnier et passe plusieurs années de captivité en Allemagne.

En 1945, pour la première fois, il est élu maire de Reaux. Dans les années qui suivent, il milite dans les rangs du Parti paysan de Paul Antier et acquiert une influence importante dans les organisations agricoles de son département. Président de la Chambre d'agriculture, de la Chambre maritime, du Syndicat des producteurs de Pineau, de la Fédération des Syndicats d'exploitants agricoles, il est enfin vice-président du conseil régional d'expansion économique Centre-Ouest.

André Begouin, pour la première fois, présente sa candidature aux élections législatives du 2 janvier 1956, il est placé en tête de la liste d'Union des Indépendants et paysans. L'engagement électoral qu'il signe présente les six candidats de la liste - qui comprend quatre agriculteurs, un avocat et un industriel - comme "des hommes sans prétention politique, des hommes nouveaux, des hommes comme vous". Pour six sièges à pourvoir en Charente-Maritime, il y a onze listes en présence. Les Indépendants et Paysans s'apparentent seulement au MRP. Sur 276 644 électeurs inscrits et 208 509 suffrages exprimés, la liste d'Union des Indépendants et Paysans arrive en quatrième position avec 11,7 % des voix et a un élu, derrière une liste communiste avec 20,7 % des voix, une liste poujadiste avec 14,5 %, une liste radicale avec 12,5 % qui emportent chacune un siège ; les deux derniers sièges reviennent à la SFIO (10,8 % des voix) et aux Républicains sociaux (11,3 % des voix).

Une fois son élection validée, le 3 février 1956, le nouveau député de la Charente-Maritime est nommé membre des commissions des boissons, de l'intérieur, des territoires d'outremer. Il intervient peu, mais dépose plusieurs propositions de loi et de résolution qui, pour l'essentiel, concernent les questions agricoles, et tout particulièrement, les problèmes viticoles. Dans ses votes, il suit son groupe parlementaire. Le 13 mai 1958, il accorde sa confiance au gouvernement de Pierre Pflimlin. Le 1er juin, il vote en faveur du programme présenté par Charles de Gaulle, et, le 2 juin, accorde les pleins pouvoirs et la révision constitutionnelle demandés par celui-ci.

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