Benoist Charles Claude
Déchu de son mandat, le 20 février 1940, Charles Benoist est rétabli dans ses droits par l'ordonnance du 9 août 1944 et la décision du Conseil des ministres du 28 octobre 1944. Réélu à la mairie
de Villeneuve-Saint-Georges en 1945, il devient membre de la première Assemblée nationale Constituante aux élections générales du 21 octobre 1945. Il occupe la deuxième place sur la liste
communiste dans le département de Seine-et-Oise, qui obtient 118 109 suffrages sur 359 798 suffrages exprimés et a trois élus. Membre de la Commission des moyens de communication et des postes,
télégraphes et téléphones, il rapporte le projet de loi autorisant l'octroi d'avances aux entreprises exploitant des réseaux de voies ferrées d'intérêt local partiellement détruits par suite
d'actes de guerre.
Il prend part à la discussion du projet de loi tendant à établir le budget général de l'exercice 1946, s'intéressant tout spécialement à la situation des fonctionnaires et à leurs rémunérations
accessoires. Réélu le 2 juin 1946 membre de la seconde Assemblée nationale Constituante, en deuxième position sur la liste communiste qui obtient 117 834 suffrages sur 364 617 suffrages exprimés
et a trois élus, il siège à la Commission des moyens de communication et à la Commission des territoires d'outremer. Il se fait entendre au cours de la discussion des propositions de loi tendant
à établir la Constitution.
Réélu député de Seine-et-Oise aux élections générales du 10 novembre 1946 (première législature de l'Assemblée nationale), en deuxième position sur la liste communiste qui réunit 124 712
suffrages sur 358 267 suffrages exprimés et a trois élus, il est nommé juge titulaire à la Haute Cour de justice en 1947. Membre de la Commission des moyens de communication, de la Commission de
la presse et de celle des territoires d'outremer, il manifeste une très grande activité. Il rapporte plusieurs projets ou propositions de loi intéressant plus spécialement la SNCF et les ports
maritimes. Parmi ses nombreuses interventions, on peut citer celles relatives : aux réductions de tarifs accordées par la SNCF aux sociétés sportives, au rétablissement de certains trains, au
dégagement des cadres des fonctionnaires, à la réorganisation des transports de la région parisienne à la réparation des dommages de guerre (1947) ; au projet de loi instituant la Compagnie
Air-France, à la caisse des marchés, aux budgets des territoires d'outremer et de l'aviation civile, aux aménagements d'impôts, aux lignes aériennes du Pacifique Sud (1948) ; au budget de la
France d'outremer, aux condamnés malgaches (1949) ; aux fonctionnaires civils et militaires des territoires d'outremer (1950, 1951) ; à l'élection des membres de l'Assemblée nationale, à
l'élection des députés dans les territoires d'outremer (1951).
Réélu le 17 juin 1951, troisième de la liste présentée par le parti communiste avec 115 843 voix sur 363 970 suffrages exprimés, il fait partie de la Commission des territoires d'outremer et de
celle de l'intérieur. Il dépose pendant ce nouveau mandat, le 25 février 1952, une proposition de loi sur les dommages de guerre, le 21 octobre 1952 une proposition de loi tendant à rassembler
tous les services de la pêche fluviale sous une direction unique ; le 19 janvier 1954 une proposition de résolution tendant à inviter le Gouvernement à autoriser la pêche dans les fleuves et
rivières.
Il se fait entendre au cours de nombreux débats, notamment sur : le budget de la France d'outremer, l'organisation des Assemblées locales dans ces territoires, la formation du conseil général de
Nouvelle-Calédonie (1951) ; le code du travail dans les territoires d'outremer, amendé par le Conseil de la République (1952) ; les dépenses d'investissements (1953) ; l'organisation municipale
dans les territoires d'outremer, les institutions territoriales et régionales du Togo, les dépenses du ministère des territoires d'outremer (1954) ; l'état d'urgence (1955).
Il est réélu aux élections générales du 2 janvier 1956, toujours troisième de la liste communiste, avec 141 768 voix sur 448 365 suffrages exprimés. Membre de la Commission des territoires
d'outremer et du Conseil supérieur du travail de la France d'outremer, il dépose notamment une proposition de loi tendant à modifier la loi instituant un code du travail dans les territoires
d'outremer. On l'entend fréquemment au cours de débats concernant plus spécialement : le projet de loi-cadre des territoires d'outremer, les dotations budgétaires de la France d'outremer (1956) ;
les accidents du travail et les maladies professionnelles dans les territoires d'outremer (1958). En juin 1958, avec son groupe, il s'oppose au retour du général de Gaulle au pouvoir.