Bonnaire André Jean Marie
Originaire d'une région très éprouvée par l'occupation allemande pendant la Grande guerre, André Bonnaire reçoit à la fin de celle-ci la médaille avec palmes, de la Croix rouge et la médaille du
dévouement des régions envahies. Employé des chemins de fer, il commence sa carrière politique à Landrecies, sa ville natale, dont il est constamment élu conseiller municipal depuis 1929. Maire,
le 20 décembre 1940, il le reste jusqu'en septembre 1944. A ce titre, le gouvernement de Vichy le nomme membre du Conseil départemental du Nord, par arrêté du 25 mars 1943. Il est réélu le 29
avril 1945 conseiller municipal de Landrecies dont il redevient maire en octobre 1947 ; il le restera jusqu'à sa mort.
Il est candidat, dans la troisième circonscription du Nord, aux élections à la première Assemblée nationale Constituante, le 21 octobre 1945, mais la liste radicale-socialiste à laquelle il
appartient n'obtient aucun élu. Sans plus de succès, André Bonnaire se présente le 2 juin 1946 aux élections à la seconde Assemblée Constituante, sur la liste du Rassemblement des gauches
républicaines. Le 20 mars 1949, candidat du RPF, il est élu conseiller général du canton de Landrecies. Le 17 avril 1955, présenté par le parti radical-socialiste il est réélu et conserve son
siège jusqu'à son décès.
Désormais bien implanté dans la vie politique locale, André Bonnaire est tête de liste du parti radical-socialiste aux élections législatives du 2 janvier 1956. Il est élu député de la 3e
circonscription du Nord avec 42 389 voix sur 485 909 suffrages exprimés, en s'appuyant sur un programme de soutien à Pierre Mendès France. André Bonnaire est nommé membre de la Commission de l'éducation nationale, dans les séances
des 31 janvier 1956 et 4 octobre 1957. Il démissionne le 8 décembre 1957 de la Commission de la presse, dont il faisait partie depuis le 4 octobre 1957.
Pendant l'année 1957, il dépose une proposition de résolution relative à l'aide à fournir aux herbagers de l'arrondissement d'Avesnes, sinistrés lors des inondations du mois de septembre, ainsi
que deux propositions de loi tendant à modifier certains articles du code de la famille et de l'aide sociale. Au cours de la législature, il se prononce en faveur des pouvoirs spéciaux pour
l'Algérie, le 12 mars 1956, pour la ratification des traités instituant la CEE, le 9 juillet 1957, pour la loi-cadre sur l'Algérie, le 30 septembre, pour la confiance à Pierre Pflimlin le 13 mai
1958, pour la déclaration de l'état d'urgence, le 16 mai, pour la révision constitutionnelle, le 27 mai, et contre la confiance à de Gaulle, le 1er juin. Il s'abstient le 2 juin, lors du vote relatif à la révision constitutionnelle.
Candidat malheureux dans le Nord aux élections sénatoriales du 8 juin 1958, avec 32 voix sur 3987, André Bonnaire ne se représente pas aux élections législatives de novembre. Il échoue de nouveau
aux élections sénatoriales du 26 avril 1959, comme représentant de la gauche démocratique, avec 49 voix sur 4 476. Il était officier du Mérite agricole, officier d'Académie, chevalier du Mérite
social, titulaire de la médaille d'honneur de la SNCF, de la médaille d'honneur départementale et communale, et d'un certificat de reconnaissance britannique pour assistance aux aviateurs alliés.