Boussenot Tony Georges
Délégué de Madagascar au Conseil supérieur des colonies jusqu'en 1945, Georges Boussenot se présente dans ce territoire aux élections pour la première Assemblée nationale Constituante. Elu au
second tour, le 18 novembre 1945, dans la deuxième circonscription au titre du Collège des citoyens, il s'inscrit au groupe radical-socialiste. Membre de la Commission des territoires d'outremer,
il consacre l'essentiel de son activité parlementaire à ce domaine. Auteur d'une proposition de loi tendant à modifier le régime des municipalités à Madagascar, il prend part à la discussion du
projet de Constitution et intervient dans les débats relatifs aux assemblées locales d'outremer et de Madagascar.
Il vote les nationalisations de l'électricité et du gaz (28 mars 1946) et des sociétés d'assurance (24 avril), mais ne participe pas au scrutin sur celles de la Banque de France et du crédit (2
décembre 1945). Enfin le 19 avril 1946, il vote contre le projet de Constitution qui sera rejeté par le référendum du 5 mai 1946.
Il ne se représente pas aux élections du 2 juin 1946, mais est élu Conseiller de l'Union française par les Comores, le 12 octobre 1947. Siégeant au début de son mandat, aux Commissions des
affaires politiques et administratives (1949 à 1951), des affaires économiques (1949 à 1951), d'instruction (1949), Georges Boussenot dépose et rapporte de nombreuses propositions relatives à
l'Union française, à Madagascar et aux Comores et intervient fréquemment en séance. Ayant réduit son activité depuis 1952, il ne sollicite pas le renouvellement de son mandat quand, fin 1953,
celui-ci arrive à expiration. Il se retire alors à Nice.