Collor de Mello Fernando
Fernando Collor de Mello, né le 12 août 1949 à Rio de Janeiro, est un homme politique brésilien. Il a été le 32e président de
la République de 1990 à 1992. Fernando Affonso Collor de Mello est le fils d'un politicien originaire de l'Alagoas, petit état du Nordeste; après des études d'économie à l'université de Brasila,
il est élu en 1976, président d'un club de football, puis en 1987, Gouverneur de l'Alagoas, sur un thème populiste : " la fin des Maharajas ", c'est-à-dire la limitation du nombre et de la
rémunération des fonctionnaires locaux. Il reprend ce slogan pour sa campagne présidentielle et succède à José Sarney comme président de la République fédérative du Brésil le 15 mars 1990 au
terme des premières élections démocratiques organisées dans le pays depuis 29 ans.
En 1991, il est dénoncé par son frère, Pedro Collor, pour trafic d'influence organisé par son directeur de campagne, Paulo César Farias. À cette occasion, la presse surnomme le dénonciateur
l'Homme au Masque de Frère. Selon ce système, le président prenait 70 % et Paulo César 30 % des sommes perçues ; une partie des dépenses privées présidentielles était directement réglée par Paulo
César. La Police fédérale et le Congrès diligentent une enquête dont les conclusions sont accablantes. À la suite d'un premier vote de la Chambre des députés, par 441 voix contre 38, le 29
septembre 1992, il doit abandonner le pouvoir et cède provisoirement ses fonctions au vice-président Itamar Franco, conformément à la Constitution, pour une période de 180 jours. Il démissionne
le 8 octobre 1992 la veille du vote du Sénat pour éviter d'être destitué, le vice-président Franco prête alors serment comme président de la république. Fernando Collor est néanmoins jugé par le
Sénat et déchu de ses droits civiques le 29 décembre 1992 pour 8 ans pour corruption.
En 2006, Collor de Mello parvient à se faire élire sénateur de l'Alagoas sous l'étiquette du Parti rénovateur travailliste brésilien. Son mandat fut marqué par la privatisation de l´économie
brésilienne, son ouverture sur le monde, la lutte contre l'inflation et la réduction de la dette publique. Cette modernisation industrielle, obtenue à marche forcée, a placé l'économie du Brésil
à la 10e place dans le monde. Pour la première fois dans l'histoire du Brésil, un président de la République a risqué une destitution de son poste pour des faits graves, suite à un processus
constitutionnel complexe à mettre en œuvre.