Delom-Sorbé Maurice

Publié le par Rodney42

Maire de Séméacq-Blachon pendant l'occupation, Maurice Delom-Sorbé, fidèle à son vote du 10 juillet 1940, vient en aide à la Résistance. Après la Libération il est nommé à l'Assemblée consultative provisoire au titre du groupe de la gauche indépendante de la Chambre des députés. Il appartient aux Commissions de 1'agriculture, du ravitaillement et de la jeunesse et des sports.

Médaillé de la Résistance, réélu maire de Séméacq-Blachon et conseiller général des Basses-Pyrénées lors des élections locales de 1945 - mandats qui lui seront renouvelés tout au long de la IVe République - l'ancien député conduit la liste du rassemblement socialiste aux élections du 21 octobre 1945 pour la première Assemblée nationale Constituante. Réalisant 18,7 % des suffrages exprimés (36 256 voix), elle fait jeu égal avec celle du parti communiste (36 277 voix), toutes deux obtenant un siège. Le MRP, arrivé largement en tête (52,4 %) remporte les trois autres sièges à pourvoir.

Président de la Commission des pensions et membre de celles du règlement, de la comptabilité, des finances et du contrôle budgétaire, Maurice Delom-Sorbé dépose deux propositions de loi relatives aux veuves de guerre et aux agents de l'Etat anciens combattants et un rapport sur le budget des PTT.

En séance il intervient notamment sur ce budget ainsi que sur celui des anciens combattants et prend part à la discussion du projet de loi sur les réparations à accorder aux victimes civiles de la guerre. Par ailleurs il participe aux débats constitutionnels. Inscrit au groupe de la résistance démocratique et socialiste, Maurice Delom-Sorbé vote les nationalisations mais refuse le texte proposé comme Constitution de la République (19 avril 1946) qui sera rejeté par le référendum du 5 mai.

Il se représente aux élections du 2 juin 1946 pour la seconde Assemblée nationale Constituante et fait campagne sur la Constitution en se prévalant du résultat du référendum. Cependant la SFIO qui avait appelé à voter oui forme sa propre liste et les modérés - absents du précédent scrutin - apparaissent sur sa droite. La liste du rassemblement des gauches républicaines qu'il dirige n'obtient que 12 % des suffrages exprimés, derrière le MRP (39 % et deux sièges), le parti communiste et les modérés (respectivement 18 et 16 % pour un siège chacun) et les socialistes qui, avec près de 15 % des voix, obtiennent le dernier siège à pourvoir.

Maurice Delom-Sorbé ne se porte pas candidat aux élections législatives de la IVe République mais, élu local bien implanté, il tente, sans succès, de se faire élire au Conseil de la République en novembre 1948, mars 1952 et juin 1958.

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