Duclos Jean Marie
Après la Libération Jean Duclos est relevé de la déchéance de son mandat de député par décision du Conseil des ministres en date du 28 octobre 1944, prise en application de l'ordonnance du 9 août
1944 portant rétablissement de la légalité républicaine.
Il continue d'exercer ses fonctions de secrétaire général de l'ARAC (Association républicaine des anciens combattants) et les assumera jusqu'à sa mort. Premier adjoint au maire de Versailles
(1945-1947), il figure en troisième place sur la liste présentée par le parti communiste aux élections du 21 octobre 1945 pour la première Assemblée nationale constituante dans la deuxième
circonscription de la Seine-et-Oise (arrondissements de Versailles, Rambouillet et pour partie de Corbeil). Avec 32,8 % des suffrages exprimés la liste communiste arrive en tête devant le MRP et
la SFIO (respectivement 27,8 % et 19,7 % des voix) et obtient trois des huit sièges à pourvoir. Jean Duclos est réélu dans des conditions sensiblement identiques aux élections du 2 juin 1946 pour
la seconde Assemblée nationale constituante.
Dans ces deux assemblées il siège à la Commission des pensions civiles et militaires et des victimes de la guerre et de la répression. Il dépose quatre propositions de loi ou de résolution
relatives aux grands invalides, aux pensions des victimes de la guerre ou de leurs ayant-droits, à la retraite du combattant et à la retraite anticipée des agents publics anciens combattants et
victimes de guerre. En séance il prononce deux interventions concernant le relèvement des pensions de guerre.
Inscrit au groupe communiste, Jean Duclos vote les nationalisations et approuve les deux textes successivement proposés comme Constitution de la République française (19 avril et 28 septembre
1946). Aux élections législatives du 10 novembre 1946, neuf sièges au lieu de huit sont à pourvoir dans la deuxième circonscription de la Seine-et-Oise. Jean Duclos occupe toujours la troisième
position sur la liste communiste qui, à nouveau en tête avec 34,8 % des suffrages exprimés obtient quatre élus.
Juré à la Haute cour de justice jusqu'en 1948, le député de la Seine-et-Oise appartient à la Commission des pensions pendant toute la durée de la législature. Les sept textes qu'il dépose -
propositions de loi et rapports - ont trait au domaine de compétence de sa Commission. En séance il intervient fréquemment sur le budget des anciens combattants, leurs pensions, leurs droits
sociaux et prend part à la discussion d'un projet de loi portant amnistie de faits de collaboration.
A nouveau candidat aux élections législatives du 17 juin 1951 il ne figure qu'en quatrième position sur la liste communiste qui, toujours en tête, réalise 31,9 % des suffrages exprimés. Ce
résultat lui aurait garanti quatre sièges selon la "proportionnelle, à la plus forte moyenne" mais la répartition au plus fort reste introduite en 1951 ramène sa représentation à trois élus.
L'état de santé de Jean Duclos s'aggrave. Devenu pratiquement aveugle, il ne se représente pas aux élections législatives du 2 janvier 1956 et meurt l'année suivante, dans son village natal, à
l'âge de 62 ans.