Fulchiron Jean Roger
Après ses études secondaires au collège Saint-Michel de Saint-Etienne, Roger Fulchiron suit les cours de la Faculté de droit de Lyon où il obtient la licence et les diplômes d'études supérieures
de droit public et d'économie politique. Il s'inscrit au barreau de Lyon en 1929. Déjà attiré par la politique, il se présente aux élections législatives de mai 1932 dans la première
circonscription de Saint-Etienne. En deuxième position derrière le député sortant radical socialiste à l'issue du premier tour, il doit s'incliner au scrutin de ballotage. Officier chef du bureau
des renseignements de la 5e division d'infanterie coloniale pendant la guerre de 1939-1940, il est décoré de la Croix de guerre.
En octobre 1951, présenté par le Centre national des indépendants (CNI), il est élu conseiller général du 10e canton de Lyon (quartier de la Guillotière sud). Il conservera son mandat lors du
renouvellement d'avril 1958. Par ailleurs, Roger Fulchiron devient conseiller municipal de Lyon à l'occasion des élections de 1953 et exerce les fonctions d'adjoint au maire jusqu'en 1958.
A la suite du décès d'Edouard Herriot, une élection partielle est organisée les 19 mai et 2 juin 1957, dans la première circonscription du Rhône. Les résultats du premier tour font ressortir, par
rapport aux élections générales de 1956, une forte poussée des Indépendants, représentés par Roger Fulchiron. Au second tour, bénéficiant du retrait des candidats Républicain social, MRP et
Radical "dissident", il est élu par 109 139 voix sur 215 471 suffrages exprimés. Le C.N.I. se félicite de ce résultat, en déclarant : "La victoire de Lyon marque la volonté nationale d'arracher
l'Algérie française aux tueurs, aux lâches, aux idéologues fumeux, aux pusillanimes."
Inscrit au groupe parlementaire des Indépendants et paysans d'action sociale, Roger Fulchiron est nommé membre de la Commission de la famille, de la Commission des immunités parlementaires et de
la Commission de la reconstruction. A partir de 1957, il représente la France au Conseil de l'Europe et à l'Assemblée de l'Union occidentale.
Favorable à l'investiture de Maurice Bourgès-Maunoury (12 juin 1957), il se prononce pour la ratification du traité instituant la Communauté économique européenne et l'Euratom (9 juillet) et
contre les projets relatifs aux institutions de l'Algérie (septembre 1957, janvier 1958). Il s'oppose à l'investiture de Pierre Pflimlin et à l'instauration de l'état d'urgence (13 et 16 mai
1958) et vote pour la confiance au général de Gaulle, les pleins pouvoirs et la révision constitutionnelle (1er et 2 juin). Sous la Vème République, Roger Fulchiron est réélu député dans la 5ème
circonscription du Rhône aux élections de novembre 1958. Il était Chevalier de la Légion d'honneur.