Opérations anti-partisans en Croatie

Publié le par Roger Cousin

TitoAprès l'invasion de la Yougoslavie par les forces de l'Axe en 1941 et la proclamation de l'État indépendant de Croatie par les Oustachis, parti fasciste croate dirigé par Ante Pavelić, la résistance se met en place. Ces guérillas et opérations anti-partisans qui ont fait rage dans toute la Yougoslavie entre l'invasion de la Yougoslavie en 1941 et mai 1945 ont été particulièrement sanglantes et sauvages. Les tchetniks mais aussi et en particulier, les partisans communistes commandés par Josip Broz Tito durent se battre non seulement l'armée allemande, mais aussi contre l'armée italienne, l'armée bulgare, l'armée hongroise, les forces armées croates, les tchetniks anti-communistes et des milliers d'autres collaborateurs des diverses milices et groupes armés.

Cette guerre tripartite entre les occupants, les nationalistes collaborateurs et la résistance était tout à la fois une guerre civile, une guerre de la révolution et une guerre de pacification. Elle a été particulièrement cruelle et couteuse en vies humaines. On dénombre 135 opérations contre les partisans qui ont été menées sur le territoire de l'État indépendant de Croatie. Cette liste exclut celles qui ont été menées en Serbie, Macédoine, Monténégro, Kosovo, Slovénie et d'autres parties de la Yougoslavie. Les opérations anti-partisans indiquées sont généralement des opérations de taille grandes et moyennes, menées la plupart du temps soit par une division soit par un mélange de forces. Ces opérations qui duraient plusieurs jours étaient répertoriées par nom de code.

Les petites opérations anti-partisans qui ont été vraisemblablement très nombreuses n'apparaissent pas en raison de leur insignifiance et du manque d'informations détaillées. Les nombreux engagements offensifs et défensifs à travers la Yougoslavie pendant la guerre ne pas considérés comme des opérations, on ne leur a d’ailleurs pas attribué un nom. Dans les détails des opérations, les chiffres allemands ont été utilisés parce qu'ils sont soupçonnés d'être plus précis que les chiffres trouvés dans la littérature d'après-guerre yougoslave.

Dans presque tous les cas, les Allemands avançaient à travers le terrain et les partisans se retiraient, et ce fait a donné aux Allemands une occasion de compter plus exactement les cadavres ennemis quand ils sont revenus sur leurs pas. Les chiffres allemands viennent tous de leurs documents de sources primaires écrites au moment de l'opération et sont donc moins susceptibles d'avoir été manipulés à des fins politiques. Si la littérature d'après-guerre yougoslave est assez exacte concernant le cours des combats, elle omet très facilement les détails sur les batailles perdues par les partisans, et le nombre de victimes en particulier dans les cas où ils ont perdu plus d'hommes que l'ennemi. Les estimations des pertes ennemies sont également énormément exagérées.

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