Muselier Renaud

Publié le par Roger Cousin

Renaud Muselier, né le 6 mai 1959 à Marseille, médecin de formation, est un homme politique français.

Muselier Renaud

Renaud Muselier est issu d'une famille marseillaise. Son père, Maurice, fut déporté à Dachau pour faits de résistance. Il est le petit-fils d'Émile Muselier, amiral des Forces françaises libres qui a pris Saint-Pierre-et-Miquelon et qui l'a rallié au Général de Gaulle. Renaud Muselier est d'ailleurs l'auteur d'un ouvrage sur son grand-père1. Il est aussi le neveu de la reine Géraldine d’Albanie (Géraldine Apponyi de Nagyappony), épouse du dernier roi d'Albanie détrôné par les Italiens en 1939. Membre du RPR (dont il fut l'un des secrétaire généraux (1998) et le vice-président du groupe parlementaire à l'Assemblée nationale) et de l'UMP (membre du bureau politique en 2005), il annonce sa candidature à la présidence du RPR le 26 juin 19993, mais se retire ultérieurement.

Le 18 mars 2008, au lendemain des élections municipales et de sa réélection dans le troisième secteur de Marseille, le Premier ministre François Fillon lui propose d'entrer au gouvernement comme secrétaire d'État mais il décline la proposition pour, dit-il, pouvoir se consacrer à Marseille sans préciser le portefeuille qui lui était proposé. En fait, il abandonne la fonction de premier adjoint pour briguer la succession de Jean-Claude Gaudin à la présidence de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole le 17 avril suivant. Il est alors battu par le candidat socialiste, Eugène Caselli. Pourtant, il était en théorie mathématiquement assuré d'être élu. Cette défaite surprise est considérée comme un sévère camouflet pour celui qui avait permis à Jean-Claude Gaudin de conquérir la mairie de Marseille.

Lors des élections législatives de 2012, il perd son mandat de député de la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône au profit de la candidate socialiste Marie-Arlette Carlotti. Le 5 juillet 2012, il annonce qu'il démissionne de la présidence du groupe UMP à la communauté urbaine de Marseille et renonce à être candidat à la mairie de Marseille en 2014. Un an plus tard, il évoque son probable retour en politique, qui se concrétise par sa présence sur une liste aux élections européennes de 2014. Fin janvier 2014, il est en effet désigné tête de liste pour la circonscription Sud-Est pour les élections européennes de la même année.

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