Ménage Gilles

Publié le par Mémoires de Guerre

Gilles Ménage, né le 5 juillet 1943 à Bourg-la-Reine (Seine) et mort le 5 juillet 2017, est un haut fonctionnaire français.

Ménage Gilles
Ménage Gilles
Ménage Gilles

Après ses études à l'Institut d'études politiques de Paris et à l'École nationale d'administration (1967-1969), Gilles Ménage occupe successivement les postes de sous-préfet, directeur de cabinet du préfet de Tarn-et-Garonne, puis de directeur de cabinet du préfet de la région du Limousin et de préfet de la Haute-Vienne. Après avoir été conseiller technique puis chef de cabinet du secrétaire d'État aux Postes et Télécommunications, de 1974 à 1975, il est chargé de mission auprès du Préfet de Paris de 1975 à 1977, puis directeur de cabinet du Préfet de Paris de 1977 à 1981. Appelé à la présidence de la République sous François Mitterrand, il y exerce les fonctions de :

  • 1981 - 1982 : conseiller technique au secrétariat général de la Présidence de la République,
  • 1982 - 1988 : directeur de cabinet adjoint de la Présidence de la République, période pendant laquelle il sera nommé préfet (en service détaché),
  • 1988 - 1992 : directeur de cabinet de la Présidence de la République.

Jean-Edern Hallier le considérait comme « particulièrement nul ». De 1992 à 1995, il est président d'Électricité de France. En 1997, il fait condamner Paul Barril pour diffamation. Depuis 2003 et après avoir été à plusieurs reprises candidat malheureux à l'élection municipale de Penne d'Agenais, il est le secrétaire-général de l'Institut François-Mitterrand. En 2005, il est condamné à une peine de prison avec sursis et à une amende de 5 000 euros pour « atteinte à l'intimité de la vie privée » dans le cadre de l'affaire des écoutes de l'Élysée.

Fin septembre 2008, cette condamnation est confirmée par la Cour de cassation. Dans l'ouvrage Hallier l'Edernel jeune homme, paru en 2016, il est décrit comme l'un des « complices, hommes de main, de paille et de grain » du « gangster de haut vol » Mitterrand qui « semblent aspirer à prolonger leur séjour terrestre, peut-être par crainte de l'enfer « sur mesure » qu'ils savent encourir ». En 2009, il accède à la présidence du club de rugby de l'ASPSS (Association sportive de Penne et de Saint-Sylvestre).

Publications

L'Œil du Pouvoir, Fayard, 1999-2001 : Tome I : Les affaires de l'État 1981-1986, Tome II : Face aux terrorismes internes 1981-1986, Tome III : Face au terrorisme moyen-oriental 1981-1986

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