Urtubia Lucio

Publié le par Mémoires de Guerre

Lucio Urtubia Jiménez, né à Cascante en Espagne le 18 février 1931 et mort le 18 juillet 2020 à Paris, est un militant anarchiste espagnol. Il se considérait lui-même comme le dernier des « bandidos buenos » (bons bandits en espagnol), si bien que, selon Albert Boadella, « Lucio est un Don Quichotte qui ne s'est pas battu contre des moulins à vent, mais contre de vrais géants ». 

Urtubia Lucio
Urtubia Lucio

Jeunesse

Lucio Urtubia est né en 1931 dans une famille pauvre de Navarre, dans le nord de l'Espagne.

Parcours politique

En 1954, après avoir déserté l'armée sous Franco, il se réfugie en France où il rejoint sa sœur, et travaille comme ouvrier du bâtiment. En 1957, il rencontre Fancisco Sabaté, dit Quico, guérillero anti-franquiste et anarchiste. Commence alors, pour financer la lutte une longue série « d’expropriations » (braquages), de « récupérations » de matériels divers (notamment d’imprimerie), de fabrications de faux papiers et autre fausse monnaie, d’enlèvements... Traqué par Interpol et la Police judiciaire française, il fricote avec des voyous et rencontre, entre autres, Che Guevara. Déserteur, contrebandier, braqueur de banque et faux-monnayeur, Lucio Urtubia s'est essayé à tout au nom de sa cause.

Il préféra se tourner vers le faux-monnayage plutôt que vers le braquage de banques, n'appréciant pas cette dernière activité. En tant que faux-monnayeur, son action de plus grande ampleur a consisté, en 1979, en la falsification de chèques de voyage de la Citibank pour une valeur de 20 millions de dollars. Cette tentative de faux-monnayage de grande ampleur s'est soldée par son arrestation. Défendu par l'avocat Roland Dumas (responsable des affaires de la gauche de gouvernement des années 1980), il finit par trouver un arrangement à l'amiable avec la Citibank en échange des plaques d'impression ayant permis de falsifier les chèques.

Le 3 mai 2015, Lucio Urtubia apparaît à la télévision dans l'émission de Jordi Évole, Salvados. Au 42 ter Rue des Cascades à Paris, il anime L’espace Louise Michel, un espace de libre exposition artistique, à la disposition de tout artiste, plasticien ou musicien boudant les galeries marchandes. En plus des expos, le lieu accueille conférences et rencontres, comme récemment avec la représentation française du mouvement espagnol Podemos. 

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