Clemenceau-Jacquemaire Madeleine

Publié le par Mémoires de Guerre

Madeleine Clemenceau-Jacquemaire, née le 2 juin 1870 à La Réorthe, en Vendée, et morte le 8 février 1949 à Paris, est une romancière, biographe et traductrice française. 

Clemenceau-Jacquemaire Madeleine

Carrière

Madeleine est la fille ainée de Georges Clemenceau et de Mary Plummer. Elle a une sœur, Thérèse, et un frère, Michel. Georges Clemenceau s'occupe peu de ses enfants. Madeleine raconte son enfance et son adolescence en Vendée, dans un livre autobiographique paru en 1928 : Le pot de basilic. Le 29 mai 1889, Madeleine Clemenceau se marie à la mairie du 5e arrondissement de Paris avec Numa Jacquemaire, avocat à la cour d'appel de Paris. Elle a 19 ans et son mari 32 ans. Ils ont un enfant, René, né en 1894. Numa surprend Madeleine avec un amant, Maurice Bernard. Il se tire une balle dans la tête et meurt le 26 septembre 1902 à Meung-sur-Loire. Durant la Première Guerre mondiale, Madeleine Clemenceau est infirmière major. Dès 1915, elle est citée à l'ordre de l'armée pour sa bravoure : « Madame Jacquemaire-Clemenceau, infirmière de l’Union des femmes de France a non seulement donné aux blessés ses soins les plus dévoués mais a aidé à leur transport effectué après un violent bombardement, en donnant des preuves d’un esprit de décision de sang-froid remarquable ». 

À la fin de la guerre, Madeleine écrit et publie en 1919 Les hommes de bonne volonté dans lequel elle fait le récit du rôle des infirmières et commente ce qu'elle a vu, sous forme romancée, sans jamais parler à la première personne. L'ouvrage est salué pour sa fidélité dans la description de ce qu'ont vécu les combattants. En 1931, Madeleine Clemenceau-Jacquemaire publie une sorte de pendant à cet ouvrage : Les hommes de mauvaise volonté dans lequel elle dénonce les hommes qui abusent de leur pouvoir médical ou militaire, elle en décrit les graves conséquences. Elle affirme que « l’homme n’a pas l’habitude de voir la femme travailler au même plan que lui. Il est gêné pour la commander dès qu’elle n’est plus servante. » Après la guerre, Madeleine tient salon, publie des romans et biographies, elle est une femme de lettres reconnue dans la société parisienne. Son fils, René Jacquemaire est devenu médecin, chirurgien. Il meurt en 1931 victime d‘une exposition trop importante et prolongée aux rayons X. Il est, après son décès nommé chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur. 

Prix

  • en 1925, prix Langlois pour la traduction de Un parfait gentilhomme et quelques autres d'Achmed Abdullah ;
  • en 1936, prix d'Académie pour Monime, reine de Pont ;
  • en 1947, prix d'académie : « pour l’ensemble de son œuvre historique et romanesque nous avons attribué à Mme Madeleine Clémenceau-Jacquemaire un Prix d’Académie d’une importance exceptionnelle, à l’occasion de son nouveau livre : La vie sensible de Louis XIV. »

Publications

Auteure

  • La Vie sensible de Louis XIV, 1660-1674, Paris, 1946, éditions du Pavois, 531 p.
  • Soraïda, roman, Paris, 1936, ed. Eugène Figuière, 255 p.
  • Monime, reine de Pont, roman, Paris, 1935, Perrin, 271 p.
  • Les hommes de bonne volonté, Paris, 1919, Calmann-Lévy, 266 p.
  • Les Hommes de mauvaise volonté , Paris, 1931, Éditions des Portiques, 253 p.
  • Le Gagnant ou les Roses sans épines, Paris, 1930, : Firmin-Didot et Cie éditeurs, 214 p.
  • Juliette ou la Gourmandise, Paris, 1930, Plon, 247 p.
  • Madame Roland , Paris, 1926, les Petits-fils de Plon et Nourrit, 128 p.lire en ligne
  • Vie de Madame Roland, Paris, 1929, éditions Jules Tallandier, 2 vol., 291 p.
  • Le Pot de basilic, Paris, 1928, éditions J. Tallandier, 271 p.

Traductrice

  • Beckford, William Lettres d'Espagne et de Portugal. 1787-1788, introduction de G. Jean-Aubry, Paris, 1936, Eugène Figuière, 269 p.
  • Achmed-Abdullah Un parfait gentilhomme et quelques autres, Paris, 1924, Perrin et Cie, 241 p. 

Publié dans Ecrivains

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