Brehmer Walter

Publié le par Mémoires de Guerre

Walter Brehmer est un général allemand de la Seconde Guerre mondiale (Nordhausen Allemagne 28 juin 1894 - Hambourg Allemagne 19 septembre 1967. Son nom est surtout connu par la division qu'il a créée, qui porte son nom, destinée à la répression et à l’anéantissement des maquisards et des juifs en Dordogne, Corrèze et Haute Vienne qui sévit du 26 mars au 16 avril 1944.

Brehmer Walter

28 juin 1894 : naissance de Walter Brehmer à Nordhausen en Allemagne. 8 mars 1913 : Walter Brehmer entre dans l’armée allemande en tant que simple soldat au 15e bataillon de génie. 20 novembre 1913, il passe aspirant. 19 juin 1914, il devient sous-lieutenant. 2 août 1914, il est muté au bataillon de génie de la 7e division de cavalerie. 18 octobre 1917, il est nommé lieutenant. 1925 il passe capitaine. 1934, il devient major. 1936 il est nommé lieutenant-colonel. De 1938 au 2 septembre 1941, il commande le 10e régiment de cavalerie qui devient le 10e régiment de cavalerie motorisé. 1er août 1939, il devient colonel. du 2 septembre 1941 au 24 mai 1942, il prend le commandement de la 9e brigade blindée.

Du 24 mai au 15 septembre 1942, il est mis en réserve de l’OKH. Du 15 septembre 1942 au 20 août 1943, il est commandant du Verteidigungs-Abschnitts (secteur de défense) d’Erfurt. 1er mars 1943 il est nommé generalmajor. Du 20 août 1943 au 24 juillet 1944, Brehmer est nommé général adjoint de la 325ème Sicherungs-Division ou il exécute des tâches spéciales. Mars 1944, il est chargé de réduire les forces du maquis de la région Centre-Ouest de la France. Il prend le commandement d’un groupe d’unité communément désigné sous le nom de division Brehmer ou division B, qui sévira du 26 mars au 19 avril 1944, et comprenant les :

  • Les 1er, 5e, 6e, et 190e régiments de la 325e Sicherungs-Division.
  • 799e Bataillon Georgien (5 compagnies).
  • 958e bataillon motorisé de DCA (Flak). 
  • 218e régiment de grenadiers. 
  • 941e régiment de grenadiers (ex-régiment de sécurité N° 1).
  • Régiment de sécurité N°56.
  • Régiment de Sécurité N°1000 (Sicherungs Motorisierte Régiment 1000). 
  • 2 brigades d’intervention de la feldgendarmerie (brigades N°505 de Bergerac et 964 de Périgueux) surnommés les « colliers de chiens » par la population car ils portaient une plaque métallique autour du cou.
  • Des forces du Commandement des SS et de la police (SD et SIPO) de Lyon et de Limoges.

Mi-avril 1944 : Brehmer regagne Paris avec la 325e division de sécurité. Le 20 juillet 1944, impliqué dans le complot contre Hitler, à la tête de la 325ème Sicherungs-Division, vers 20h, il désarme 1.200 membres de la SS, du SD et de la Gestapo et fait prisonnier lui-même le SS-Brigadeführer Karl Oberg. A 22h30, après l’annonce de l’attentat manqué du 20 juillet 1944, Brehmer et ses troupes ne furent pas inquiétés, car il furent considérés comme de simple exécutants. Du 24 juillet au 22 décembre 1944, il fut mis en réserve de l’OKH.

Du 22 décembre 1944 au 15 avril 1945, il est détaché au groupe d’armées F.Il est inculpé de complicité d’assassinats, tentatives d’assassinats, complicités d’incendies volontaires, destruction et pillages. Le 15 avril 1945, il devient le dernier commandant du Gross Berlin. Le 4 mai 1945, il est arrêté par l’Armée rouge. Le 9 octobre 1955, il est libéré et rentre en Allemagne. En 1960, les procédures et les enquêtes pour crimes de guerre à l’encontre de Brehmer sont ouvertes. Le 19 septembre 1967, il décède à Hambourg en Allemagne. En 1977, le dossier pour crimes de guerre est clos. Les preuves ne sont pas suffisantes, les témoins ayant disparus.

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