Kiefer Hans
Hans Josef Kieffer (1900-1947) fut, pendant la Seconde Guerre mondiale, le numéro 2 de la Gestapo en France.
Hans Josef Kieffer (4 décembre 1900 – 26 juin 1947) était *SS-Sturmbannführer* (commandant) et le chef à Paris du *Sicherheitsdienst* (SD), le service de renseignement de la SS durant l'occupation allemande de la France lors de la Seconde Guerre mondiale. Le quartier général de Kieffer se trouvait au 84 avenue Foch, une adresse devenue tristement célèbre car de nombreux agents capturés du *Special Operations Executive* (SOE) britannique — un service d'opérations clandestines — y furent interrogés après leur arrestation. À l'issue de ces interrogatoires, les agents capturés étaient envoyés dans des camps de concentration en Allemagne, où la plupart étaient exécutés. Kieffer parvint à infiltrer et à démanteler les réseaux du SOE, dont l'objectif était de favoriser et de soutenir la Résistance française face à l'occupation allemande. Durant plusieurs mois en 1943 et 1944, Kieffer trompa le quartier général du SOE à Londres en transmettant de faux messages radio, une tactique connue sous le nom de *Funkspiel* (le « jeu radio »). En août 1944, Kieffer ordonna l'exécution de cinq soldats du *Special Air Service* (SAS) capturés, en application de l'ordre sur les commandos (*Kommandobefehl*) émis par l'OKW (le haut commandement militaire allemand), lequel stipulait que tous les commandos alliés devaient être exécutés, qu'ils portent ou non l'uniforme. Kieffer fut pendu par les Britanniques en 1947.
Jeunesse
Kieffer est né à Offenbourg, dans le Bade-Wurtemberg, le 4 décembre 1900. Policier à Karlsruhe, il adhère au parti nazi dans les années 1920. Après l'arrivée au pouvoir des nazis en 1933, il est affecté à la Kripo, placée sous le commandement du *Reichsführer-SS* Heinrich Himmler. Kieffer est promu *SS-Obersturmführer* le 12 septembre 1937, puis *SS-Hauptsturmführer* le 14 juillet 1940. Le 27 juin 1940, peu après la conquête de la France par l'Allemagne, il devient officier de la police militaire de campagne (*Feldgendarmerie*) ; il est ensuite envoyé à Paris pour diriger le SD (service de renseignement). L'épouse de Kieffer ainsi que ses trois enfants — Hans, Gretel et Hildegard — demeurent à Karlsruhe durant la Seconde Guerre mondiale. Kieffer est décrit comme un homme « bel homme », de petite taille, trapu et musclé, aux cheveux bouclés.
Seconde Guerre mondiale
En tant que chef du SD à Paris, Kieffer était chargé de mener des activités de contre-espionnage visant la Résistance française et le SOE. En janvier 1943, Kieffer et son groupe s'installèrent dans de nouveaux locaux au 84 avenue Foch, qui devint le quartier général du SD à Paris. Seuls les prisonniers jugés importants étaient envoyés au 84 avenue Foch. Parmi les collaborateurs de Kieffer figuraient le Dr Josef Goetz, un civil expert en transmissions radio, et le lieutenant Ernest Vogt, traducteur et interprète parlant français, anglais et allemand. Kieffer, qui ne parlait que l'allemand, concentrait ses opérations sur la capture et l'interrogatoire d'agents alliés, de prisonniers de guerre évadés et de résistants.
Ses objectifs consistaient notamment à transformer des agents britanniques et français du SOE en agents doubles au service de l'Allemagne et à transmettre de fausses informations au quartier général du SOE à l'aide d'émetteurs-récepteurs saisis sur des agents alliés ; ce procédé était désigné par les Allemands sous le nom de « Funkspiel » (jeu radio) ou « Englandspiel » (jeu de l'Angleterre). Le bureau et les appartements de Kieffer se trouvaient au quatrième étage du 84 avenue Foch. Le cinquième étage abritait des cellules (d'anciennes chambres de domestiques) destinées aux prisonniers en cours d'interrogatoire. Le supérieur direct de Kieffer était le *SS-Sturmbannführer* Karl Bömelburg, chef de la Gestapo à Paris, dont le bureau jouxtait le sien au 82 avenue Foch.
La plupart des agents du SOE et autres prisonniers capturés arrivaient au quartier général de Kieffer après avoir subi, pendant plusieurs semaines, la terreur et les traitements brutaux infligés par la Gestapo et ses collaborateurs français. La tactique de Kieffer consistait à mettre ses prisonniers en confiance et à les traiter en gentlemen, voire en amis. Sa technique la plus efficace pour briser la résistance des prisonniers et obtenir des informations consistait à les démoraliser en leur montrant l'étendue de ses connaissances sur le SOE : il les accueillait en les appelant à la fois par leur véritable nom et par leur nom de code (censés n'être connus que du quartier général du SOE), leur montrait un organigramme du SOE affiché au mur, suggérait que les Allemands et les Britanniques avaient un intérêt commun à combattre le communisme et insinuait qu'ils avaient été trahis par des infiltrés haut placés au sein du SOE.
Le cas de l'agent John Starr illustre les méthodes employées par Kieffer pour obtenir des renseignements auprès des agents du SOE qu'il détenait. Starr fut arrêté par les Allemands à Dijon le 18 juillet 1943. Blessé par balle à la cuisse et au pied alors qu'il tentait de s'enfuir, il subit coups, tortures et privations de nourriture, tout en étant transféré de prison en prison. Starr arriva avenue Foch fin septembre, se déplaçant encore à l'aide de béquilles. Il fut accueilli par Vogt qui, tout comme Kieffer et la plupart de ses hommes, portait une tenue civile. Vogt lui offrit du thé et un repas, puis l'interrogea sur un ton amical. Il présenta Starr à Gilbert Norman, un autre agent du SOE également prisonnier, et leur laissa quelques minutes en tête-à-tête pour discuter. Selon Starr, Norman lui affirma que les Allemands savaient tout du SOE et qu'il était inutile de dissimuler des informations. Norman ajouta que les Allemands avaient probablement infiltré le quartier général du SOE à Londres.
Au cours du deuxième jour d'interrogatoire, afin de conforter Starr dans l'idée que le SOE à Londres avait été infiltré et que les Allemands étaient au courant de tout, Vogt lui montra des copies de correspondances entre le quartier général du SOE et les agents de terrain, documents dont les Allemands s'étaient emparés. Starr admit quelques faits que Vogt connaissait déjà. C'est alors que Kieffer intervint dans l'interrogatoire : il montra à Starr une grande carte de la France et lui demanda de délimiter sa zone d'opérations. Starr s'exécuta. Graphiste de métier, il réalisa un tracé si soigné que Kieffer lui demanda de redessiner la carte. Starr accepta et élargit artificiellement sa zone d'opérations afin de dissimuler l'existence de réseaux du SOEsitués à proximité du sien.
Ainsi débuta la collaboration de Starr avec le SD ; en récompense, il obtint une chambre individuelle, l'autorisation de manger au mess des officiers allemands ainsi que des cadeaux tels que du chocolat et des cigarettes. Starr affirma par la suite n'avoir jamais livré d'informations capitales à Kieffer, prétendant au contraire avoir recueilli des renseignements sur le SD pour les transmettre au SOE. Il tenta également de s'évader, mais fut repris. Parmi les sources d'information de Kieffer sur le SOE figurait Henri Déricourt, un agent double chargé d'organiser les liaisons aériennes clandestines permettant d'acheminer les agents du SOE en France et de les rapatrier en Angleterre.
Des agents remettaient à Déricourt de la correspondance personnelle non chiffrée ainsi que des rapports officiels, destinés à être acheminés par avion vers l'Angleterre. Il en faisait des copies qu'il transmettait aux Allemands, fournissant ainsi à Kieffer une foule d'informations personnelles sur les agents du SOE et leurs activités. Kieffer n'autorisait pas la torture des prisonniers à son quartier général ; toutefois, des témoins ont fait état d'actes de torture perpétrés sur des détenus dans une prison voisine placée sous son autorité, ainsi que par certains de ses subordonnés.
La grande réussite de Kieffer fut la destruction de Prosper (ou « Physician »), le réseau (ou circuit) d'agents du SOE le plus vaste et le plus important. Basé à Paris, Prosper opérait des Ardennes jusqu'à l'Atlantique, comptant dans son orbite trente agents du SOE et des centaines de résistants français. Les trois figures clés de Prosper étaient l'organisateur (chef) Francis Suttill, l'opérateur radio Gilbert Norman et l'agent de liaison Andrée Borrel. Tous trois avaient été choisis pour la mission la plus périlleuse du SOE : établir un circuit à Paris couvrant une vaste partie du centre de la France. La mission de Prosper consistait à organiser et à ravitailler en armes et en équipement les nombreux groupes d'une Résistance française alors fragmentée, en prévision d'une invasion de la France par les Alliés en 1943 — invasion qui n'eut finalement lieu que le 6 juin 1944. Toutefois, le réseau Prosper était devenu trop vaste ; il impliquait un trop grand nombre de personnes qui se réunissaient trop souvent, aux mêmes endroits, tant pour des raisons professionnelles que sociales. Le 24 juin 1943, les trois responsables furent arrêtés à Paris et conduits directement au 84, avenue Foch pour y être interrogés.
La suite des événements fait l'objet de controverses. Il est avancé que Suttill ou Norman (plus probablement Norman) aurait conclu un accord avec Kieffer : révéler les opérations de Prosper et l'emplacement de ses caches d'armes en échange de la promesse que les agents du SOE capturés ne seraient pas exécutés, mais envoyés dans des camps de concentration en Allemagne. Qu'un tel accord ait été conclu ou non, les informations recueillies par Kieffer permirent l'arrestation de centaines de Français collaborant avec Prosper ainsi que la saisie d'importantes quantités d'armes. Si un accord visant à épargner la vie des captifs avait bien été passé, il ne fut pas respecté. Au moins 167 personnes furent déportées en Allemagne, et moins de la moitié d'entre elles survécurent à la guerre. Parmi les victimes figuraient Suttill, Norman, Borrel et seize autres agents du SOE exécutés par les Allemands. Vers le 13 octobre 1943, l'agente du SOE Noor Inayat Khan fut capturée par Kieffer. Contrairement à plusieurs autres agents capturés, elle se montra imperméable à ses interrogatoires. Après la guerre, il déclara à Vera Atkins, responsable du SOE, que Khan ne lui avait fourni aucune information et qu'elle avait constamment menti.
Karl Boemelburg (au premier rang, quatrième à gauche) au QG de la Gestapo à Paris, 11 rue des Saussaies, en 1943
Josef Goetz était l'expert radio au quartier général de Kieffer. Outre les agents du SOE capturés, les Allemands avaient également saisi les postes radio de plusieurs opérateurs, dont celui de Gilbert Norman. Le quartier général du SOE à Londres fut rapidement informé, par des opérateurs radio toujours en liberté, de la disparition de Suttill. Toutefois, Londres fut rassuré le 7 juillet lorsqu'un message radio, transmis depuis le poste de Norman, indiqua que Suttill avait été capturé mais que Norman était toujours libre. C'est Goetz qui avait envoyé ce message, ou l'avait dicté à Norman pour qu'il le transmette. Cependant, le message omettait le code de sécurité ; cette absence aurait dû signaler à Londres que Norman émettait sous la contrainte. Au lieu de cela, Londres lui reprocha d'avoir oublié son code de sécurité, indiquant ainsi involontairement à Goetz comment envoyer au quartier général du SOE des messages qui seraient acceptés comme authentiques.
Selon Goetz, cet incident fit s'effondrer la résistance de Norman face à la collaboration avec les Allemands. Grâce aux postes radio saisis et à la connaissance de la nécessité d'inclure un code de sécurité dans les messages, Goetz et Kieffer purent mener des opérations de manipulation radio (appelées *Funkspiel* ou *Englandspiel*) avec le quartier général du SOE. Concrètement, Goetz parvint à tromper le SOE, l'amenant à parachuter des armes et du matériel directement entre les mains des Allemands ; ces derniers capturèrent plusieurs agents du SOE dès leur arrivée en France et les exécutèrent tous. À la date du 6 juin 1944, jour du débarquement en Normandie, ce jeu de manipulation radio s'essoufflait, mais les Allemands ne purent s'empêcher de narguer les Britanniques. Kieffer reçut l'ordre d'envoyer un message à son homologue du SOE, Maurice Buckmaster. Kieffer écrivit : Nous vous remercions pour les importantes livraisons d'armes et de munitions que vous avez eu l'amabilité de nous faire parvenir. Nous apprécions également les nombreux renseignements que vous nous avez fournis concernant nos plans et nos intentions, et dont nous avons pris bonne note. Si vous vous inquiétez pour la santé de certains des visiteurs que vous nous avez envoyés, soyez assuré qu'ils seront traités avec tous les égards qu'ils méritent.
Le 4 juillet 1944, agissant sur la base de messages radio interceptés, les forces allemandes interceptèrent un groupe de douze soldats du Special Air Service (SAS) participant à l'opération *Gain* alors qu'ils sautaient en parachute au-dessus de la France, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Paris. Sept de ces SAS furent capturés et conduits au quartier général de Kieffer pour y être interrogés. Le quartier général du SD à Berlin ordonna à Kieffer de faire exécuter les prisonniers conformément à l'« ordre commando » d'Hitler, tout en faisant passer ces hommes pour des espions civils, l'exécution de soldats en uniforme étant contraire à la Convention de Genève. Le 8 août, les soldats SAS furent revêtus de vêtements civils ; on leur fit croire qu'ils allaient être échangés contre des prisonniers allemands et on les conduisit en camion dans une forêt près de Noailles. Toutefois, l'un des soldats SAS, un Tchèque, parlait allemand et comprit qu'ils allaient être exécutés.
Alors qu'ils étaient alignés pour être fusillés, les prisonniers tentèrent de s'enfuir ; deux d'entre eux y parvinrent. C'est le témoignage de ces évadés qui conduisit au procès et à l'exécution de Kieffer. Bien qu'il s'agisse du seul incident connu où Kieffer supervisa personnellement l'exécution de prisonniers, on lui attribue la responsabilité du meurtre d'autres membres du SAS capturés. En novembre 1944, il intervint dans le cas de Dennis Reynolds et Andrew Whately-Smith, deux officiers britanniques arrêtés lors de l'opération *Loyton*. Reynolds et Whately-Smith avaient été capturés en uniforme par des officiers de la Wehrmacht et traités comme des prisonniers de guerre. Deux jours après leur capture, Kieffer arriva et prit personnellement en charge les deux hommes ; il promit de les protéger d'une exécution pour espionnage, mais les fit en réalité transférer au camp de concentration de Schirmeck, où ils furent torturés puis exécutés.
Procès et exécution
Après la capitulation de l'Allemagne en mai 1945, Kieffer fit ses adieux à sa femme, qui se mourait d'un cancer, ainsi qu'à ses enfants, et entra dans la clandestinité à Garmisch, où il travailla comme homme de ménage dans un hôtel. Kieffer ne chercha guère à dissimuler son identité, si ce n'est en orthographiant son nom de famille « Kiefer ». Selon ceux qui finirent par le capturer, cette absence de préoccupation quant à une éventuelle identification s'expliquait par le fait qu'il ne s'estimait coupable d'aucune faute. Il fut capturé par des soldats britanniques en janvier 1947. En mars 1947, il comparut à Wuppertal, dans la zone d'occupation britannique, aux côtés de cinq autres accusés, pour répondre de crimes de guerre liés à l'exécution des cinq prisonniers du SAS. Pour sa défense, Kieffer soutint qu'il avait reçu l'ordre d'exécuter les prisonniers et qu'après la tentative d'assassinat d'Hitler le 20 juillet 1944, tout officier allemand désobéissant à un ordre risquait l'exécution. Pour contester cet argument, l'accusation fit appel à Horst Kopkow, représentant de l'Office central de sécurité du Reich (RSHA), qui témoigna qu'aucun officier allemand n'avait jamais été exécuté pour avoir refusé d'obéir à un ordre d'exécution de prisonniers.
Une autre témoin clé de l'accusation fut Kathe Goldmann, l'ancienne secrétaire de Kieffer au siège de l'avenue Foch. Elle témoigna que Kieffer n'avait pas reçu l'ordre initial d'exécuter les prisonniers ; au lieu de les traiter comme des prisonniers de guerre, il avait envoyé à plusieurs reprises des messages à Berlin pour demander la marche à suivre, avant de finalement recevoir l'ordre de les faire exécuter dans un délai de vingt-quatre heures. L'un des interprètes de Kieffer au 84 avenue Foch témoigna également lors du procès. Il déclara que « Kieffer n'était pas cruel » et qu'il l'avait « vu empêcher un garde de frapper un prisonnier ». L'interprète précisa que Kieffer ne cherchait pas à infliger des « mauvais traitements » mais « voulait obtenir des informations ». Il rapporta aussi que Kieffer avait conclu un pacte avec Francis Suttill : il s'agissait d'échanger des informations sur la localisation d'autres agents et de stocks de matériel contre la garantie que ces agents auraient la vie sauve ; toutefois, tous furent finalement exécutés après avoir été transférés dans des camps de concentration en Allemagne.
La question cruciale de savoir si Suttill avait conclu un pacte avec Kieffer aurait pu trouver une réponse grâce à Vera Atkins, du SOE, qui avait interrogé Kieffer alors qu'il était emprisonné. Atkins s'est montrée inhabituellement évasive quant aux propos tenus par Kieffer sur la collaboration entre lui, Suttill et d'autres agents du SOE. Elle a simplement rapporté que Kieffer avait déclaré que Suttill « ne voulait pas faire de déclaration », sans préciser s'il en avait finalement fait une ou non. Elle a également indiqué que Kieffer avait affirmé que Norman « n'avait pas le caractère » de Suttill, laissant ainsi entendre que Norman était plus malléable. Au moment de cet interrogatoire en 1947, les Français accusaient Suttill d'avoir trahi ses associés français. Ni Atkins ni le SOE n'ont confirmé ou démenti cette accusation. La famille de Suttill a gardé de l'amertume face au manque de soutien de la part du SOE.
John Starr fut le seul témoin issu du SOE et il déposa en faveur de Kieffer. Starr affirma que Kieffer n'avait pas maltraité les prisonniers et qu'il ne pensait pas que Kieffer aurait « pris part au meurtre délibéré de prisonniers britanniques ». Reconnu coupable deux heures plus tard, Kieffer fut condamné à mort par pendaison, tout comme son supérieur Helmut Knochen et deux subordonnés, Richard Schnur et Karl Haug. Le recours de Kieffer contre la peine capitale fut rejeté ; il fut exécuté par pendaison à la prison de Hamelin par le bourreau britannique Albert Pierrepoint, le 26 juin 1947. Schnur et Haug furent pendus à ses côtés. La peine de mort de Knochen, qui avait donné l'ordre d'exécuter les prisonniers du SAS, fut commuée. Starr a raconté qu'on lui avait dit que le procureur s'était déclaré « étonné » par la sévérité de la peine infligée à Kieffer. L'auteure Jean Overton Fuller a déclaré qu'il « semblait injuste que Kieffer, qui faisait preuve d'une certaine décence, ait été pendu » alors que Klaus Barbie, le « Boucher de Lyon », ne l'avait pas été. L'auteure Sarah Helm s'est demandé pourquoi les Britanniques et les Français n'avaient pas demandé le report de l'exécution de Kieffer afin qu'il puisse témoigner contre l'agent double présumé Henri Déricourt. Helm a également déclaré que Vera Atkins, du SOE, lui avait fait part de ses doutes quant à savoir si Kieffer aurait dû être exécuté.
Article Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Josef_Kieffer
/image%2F0991366%2F20260727%2Fob_96ce7a_kiefer-hans.jpg)
/image%2F0991366%2F20260727%2Fob_891282_karl-boemelburg.jpg)