Nikolaïevitch de Russie Nicolas

Publié le par Rodney42

Nikolaïevitch de Russie Nicolas Grand-duc Nicolas Nikolaïevitch de Russie né le 6 novembre 1856 à Saint-Pétersbourg (Russie), décédé le 5 janvier 1929 à Antibes (France). Il fut grand-duc de Russie, membre de la Maison de Holstein-Gottorp-Romanov, général russe. De 1914 à 1915, il fut commandant suprême de l'armée impériale de Russie, en 1915 commandant de l'armée du Caucase.

 

Nicolas Nikolaïevitch de Russie épousa le 12 mai 1907 à Yalta la princesse Anastasia de Montenegro (appelée "Stana"; 1867-1929), fille de Nicolas Ier de Montenegro et de Milena Vukotić. . Leur mariage fut heureux. Tous deux furent profondément de pieux chrétiens orthodoxes, mais avec une tendance mystique et un penchant pour l'occultisme. Les Monténégrins furent farouchement slaves; ils furent contre le peuple turc issu des Balkans. Anastasia de Monténégro renforça les tendances panslavistes du grand-duc.

Nicolas Nikolaïevitch de Russie fut appelé "Nicolacha" ou "Nicolas le Jeune" pour le différencier de son père "Nicolas l'Ancien" ou "Nicolas le Long" en raison de sa haute taille longiligne. Les jeunes membres de la famille Romanov le surnommèrent « l'Oncle terrible » Personnalité charismatique, les contemporains côtoyant ce prince lors des parades militaires gardèrent en mémoire sa silhouette de géant, sa voix forte et rauque. Le grand-duc Nikolaï Nikolaïevitch de Russie posséda l'étoffe d'un tsar de Toutes les Russies.

Malgré sa haute haute stature, le grand-duc Nikolaï Nikolaïevitch de Russie monta brillamment à cheval. Il fut bon tacticien militaire dans les salons, lors de ses discours, il sut toucher le cœur des soldats. Malgré sa grande popularité auprès des soldats de l'Armée impériale de Russie, il fut un soldat fébrile, son humeur pouvait le conduire à de violentes accès de colère ou dans un état dépressif profond. L'angoisse de recevoir une balle perdue le tenaillant, il ne s'engagea jamais à monter en première ligne. Nicolas Nikolaïevitch de Russie fit ses études à l'École des ingénieurs militaires, en 1872, il fut promu Lieutenant et envoyé en formation dans un bataillon d'infanterie et en 1873, il fut admis dans une unité de cavalerie. En 1876, il sortit diplômé de l'Académie de l'État-major général, avec médaille d'argent, à l'entrée de cette école son nom y fut inscrit sur une plaque de marbre.

Lors de la Guerre russo-turque (1877-1878), il servit sous les ordres de son père alors commandant en chef. Dans cette guerre, le grand-duc se distingua à deux reprises. Sous le commandement du général Mikhaïl Ivanovitch Dragomirov (1830-1905), à proximité de la ville de la ville de Sistova, il traversa le Danube sous le feu des Turcs. Pour cet acte de bravoure, il fut décoré de l'Ordre de Saint-Georges (2ème classe). Sous les ordres du général Nikolaï Ivanovitch Sviatopolk-Mirsky (1833-1898), il prit part à l'attaque et à l'occupation du col de Shipka, pour son comportement au cours des combats, il reçut une épée d'or avec l'inscription "Pour bravoure".

Il gravit les échelons et fut nommé commandant du régiment des hussards de la garde de Sa Majesté le 6 mai 1884. Le 10 novembre 1890, il fut nommé commandant de la 2e brigade de cavalerie de la Garde, le 11 décembre 1890, commandant de la 2e division de la cavalerie de la Garde. En 1905, le grand-duc Nikolaï Nikolaïevitch de Russie reçut le commandement des troupes de la Garde de Saint-Petersbourg, du district militaire et fut Président du Conseil de défense de l'État. Nicolas Nikolaïevitch de Russie eut la réputation d'un commandant strict, mais fut respecté par ses troupes. Il posséda surtout une expérience d'instructeur. Nicolas Nicolaïevitch de Russie fut un très pieux, il priait le matin, le soir, avant et après les repas.

Nicolas Nikolaïevitch de Russie appartint au mouvement panslaviste, mais ne fut pas un nationaliste enragé. En 1895, il fut nommé au poste d'inspecteur général de la cavalerie, fonctions qu'il occupa durant dix ans. Ces dix années furent considérées comme une réussite concernant les réformes entreprises dans la formation, dans les écoles de cavalerie, dans la cavalerie de réserve, dans les services de remontes. Lors de la Guerre russo-japonaise (1904-1905), le grand-duc n'obtint aucun commandement, peut-être le tsar ne voulut pas mettre en danger le prestige des Romanov, ou peut-être voulut-il aussi conserver à ses côtés un commandant loyal envers la Couronne impériale en cas de troubles intérieurs. De ce fait, Nicolas Nicolaïevitch de Russie joua un rôle crucial au cours de la première rebellion russe en 1905. Entre l'anarchie et l'avenir de la dynastie, Nicolas II de Russie eut le choix d'instaurer en Russie les réformes préconisées par Serge Witte ou l'imposition d'une dictature militaire. À l'époque, en Russie, le seul homme détenant le pouvoir de conserver la loyauté de l'armée russe envers le tsar fut Nicolas Nikolaïevitch de Russie. Nicolas II de Russie lui proposa d'assumer le rôle de dictateur militaire. Dans une émouvante scène, Nicolas Nicolaïevitch de Russie refusa cette proposition, il dégaina son revolver et menaça de tirer lui-même si le tsar n'enterinait pas le plan de réformes de Serge Witte. Cet acte fut déterminant, il força Nicolas II de Russie à accepter les réformes préconisées par Serge Witte. Malheureusement pour la Russie et pour le tsar, Nicolas II de Russie revint sur sa parole.

Alix de Hesse-Darmstadt, autocrate convaincue ne pardonna jamais le geste de Nicolas Nikolaïevitch de Russie. De 1905 à la Première Guerre mondiale, Nicolas Nikolaïevitch de Russie fut nommé commandant en chef du district militaire de Saint-Pétersbourg. Il eut la réputation de nommer des hommes d'origine modeste aux postes demandant de l'autorité. Nicolas Nikolaïevitch de Russie ne participa pas à la planification et aux préparatifs de la Première Guerre mondiale, cette responsabilité échut au général Vladimir Alexandrovitch Soukhomlinov et à l'État major. À la veille de la déclaration de la Première Guerre mondiale, le tsar Nicolas II de Russie céda aux sollicitations de ses ministres et nomma Nicolas Nikolaïevitch de Russie commandant suprême de l'armée impériale de Russie. Le grand-duc était alors âgé de cinquante-sept ans, il n'avait jamais commandé de troupes sur un champ de bataille et encore moins la plus grande armée jamais engagée dans un conflit dans toute l'Histoire. Chef des armées impériales de Russie, Nicolas II de Russie écouta les conseils du grand-duc avant de l'évincer du commandement des armées en 1915.

Nicolas Nikolaïevitch de Russie eut sous sa responsabilité toutes les batailles engagées par les Russes sontre les Allemands en Autriche-Hongrie et en Turquie, en Allemagne. Dans l'ensemble, le haut commandement russe fut insuffisant pour relever le défi de cette grande guerre. Différentes armées manquèrent de coordination dans leurs actions qui aboutirent à la catastrophe de Tannenberg (17 août au 2 septembre 1914) et des batailles des lacs de Mazurie (septembre 1914 à février 1915)

Lors de la Première Guerre mondiale, le grand-duc Nicolas Nikolaïevitch déclencha une offensive sur le front oriental (août-octobre 1914), le général allemand Helmuth Johannes Ludwig von Moltke fut dans l'obligation de dégarnir le front occidental pour soutenir les troupes engagées dans les combats contre les soldats de la Russie impériale. Cette attaque du grand-duc Nicolas Nikolaïevitch permit aux troupes françaises de remporter la bataille de la Marne (6-12 septembre 1914). Les taxis parisiens ne furent pas les seuls artisans de la victoire de la Marne, le grand-duc Nicolas Nikolaïevitch contribua grandement à ce succès militaire, en outre, cette victoire sauva Paris de l'invasion allemande. Les soldats russes furent mal équipés, mal entraînés et mal commandés, dans une certaine mesure cette responsabilité incomba au commandant suprême. Nicolas Nikolaïevitch de Russie se limita à choisir les différentes idées soumises par de nombreux généraux russes. Il n'y eut pas de plan cohérent de la part du grand-duc ou de son état-major afin d'assurer la victoire de l'armée impériale de Russie. Sur le plan personnel, le grand-duc fut très apprécié par les soldats russes.

Nicolas Nikolaïevitch de Russie semble avoir été plus un bureaucrate qu'un chef militaire, il manqua d'un sens large de stratégie et de volonté pour commander toutes les armées russes. À son quartier-général régna une atmosphère étrangement calme, malgré les nombreux échecs et les millions de victimes dans les rangs de l'armée russe. Il faut reconnaître que l'armée russe sous le commandement de Nicolas II de Russie, auteur de la déclaration de guerre, n'eut pas plus de succès. Nicolas Nikolaïevitch de Russie se fit un ennemi en la personne de Raspoutine, le staretz à la vie dissolue avait l'oreille d'Alix de Hesse-Darmstadt. Le grand-duc menaça de pendre Raspoutine, le staretz prophétisa que les armées seraient toujours vaincues jusqu'à que le tsar se place à la tête de l'armée impériale russe.

Nicolas II de Russie démit Nicolas Nikolaïevitch de Russie de ses fonctions de commandant suprême des armées impériales russes. Le 21 août 1915, ne possédant ni les aptitudes, ni la formation, Nicolas II de Russie se mit à la tête des armées russes. Après son renvoi du poste de commandant suprême des armées de la Russie impériale, Nicolas Nikolaïevitch de Russie fut nommé commandant en chef et vice-roi de la région du Caucase. Son adversaire fut l'Empire ottoman. En 1916, l'armée russe se rendit maître de la forteresse d'Erzeroum, du port de Trébizonde et de la ville d'Erzincan. Les turcs répondirent par une offensive. Des combats se déroulèrent autour du lac Van, mais cette offensive se révèla peu concluante. Nicolas Nikolaïevitch de Russie tenta de construire un chemin de fer afin de joindre la Russie à la Géorgie pour permettre un plus grand stockage des munitions pour une nouvelle offensive prévue pour 1917. Mais en mars 1917, Nicolas II de Russie fut renversé et l'armée commença lentement à se désagréger.

Au début de l'année 1917, à Saint-Petersbourg certains pressentent l'imincence du chaos, les grands-ducs dans leurs palais, l'intelligensia dans ses appartements fomentent un complot pour renverser Nicolas II de Russie. Qui sera le successeur du tsar ? Certains noms sont prononcés, mais un nom revient souvent sur les lèvres, le grand-duc Nikolaï Nikolaïevitch de Russie, le vice-roi du Caucase. En Russie, il jouit d'une grande popularité, sa haute silhouette, ses manières de gentilhomme, son ait bourru, sa loyauté le rendent très populaire auprès des soldats et du peuple russe. Avant la Première Guerre mondiale, sa popularité avait déjà franchi les frontières de Russie. En France, il jouissait également d'une excellente réputation, au cours des grandes manœuvres militaires franco-russe, le grand-duc gagna l'estime de fervents républicains tels que René Viviani, de Georges Clemenceau ou d'Alexandre Millerand. Cette sympathie largement accordée au grand-duc sera aux yeux des hommes politiques français largement méritée. Au moment où les troupes allemandes se dirigent vers Paris, les Russes lanceront une attaque massive en Prusse-Orientale. les 1re et 2e armées russes sont mises à contribution obligeant ainsi Guillaume II d'Allemagne à dégarnir le front français y compris les troupes de l'armée impériale allemande marchant sur la capitale pour renforcer les troupes allemandes sur le front de l'Est. Ainsi, le grand-duc Nikolaï Nikolaïevitch de Russie sera l'un des vainqueurs de la bataille de la Marne. Le sacrifice des troupes russes à la bataille de Tannenberg, le 2 septembre 1914 évita la prise de la capitale par les troupes allemandes et permettra aux Français de sortir victorieux de la bataille de la Marne. À cette époque, en 1918, comme aujourd'hui ce sacrifice des meilleurs régiments de l'Empire russe, la stratégie du grand-duc Nikolaï Nikolaïevitch de Russie, la volonté de Nicolas II de Russie de respecter son alliance avec la Grande-Bretagne et la France seront oubliés.

Seize des grand-ducs complotant le renversement du tsar déléguèrent un envoyé auprès du grand-duc Nikolaï Nikolaïevitch de Russie dans la Caucase. Nikolacha négocia directement avec certains députés de la Douma mêlés au complot. Le prince Georgi Ievgenievitch Lvov siégeant alors à la Douma fut chargé par certains conjurés de demander au grand-duc d'accepter le trône impérial de Russie. Après une courte réflexion, il repoussera cette offre, restant ainsi fidèle au serment qu'il prononça quelques années plus tôt devant le tsar.

Si en 1903, le grand-duc Nikolaïevitch de Russie et son frère, le grand-duc Piotr Nikolaïevitch de Russie furent en quelque sorte des admirateurs de Raspoutine, en 1911, lors du renvoi de Piotr Arkadievitch Stolypine, il en fut tout autrement. Par les attitudes du staretz, le grand-duc Nikolaï Nikolaïevitch de Russie comprit quel grave danger le prédicateur faisait courir à la monarchie et à l'Empire russe. Dès lors, une lutte sans merci s'engagea entre Nikolacha et le paysan de Tobolsk, l'Ami savait capter toute l'attention du tsar mais surtout celle d'Alexandra Fiodorovna. Cette lutte entre les deux hommes fut inégale.

Cette haine entre le grand-duc Nikolaï Nikolaïevitch de Russie et Raspoutine prit naissance le jour où le staretz sûr du soutien de la tsarine déclara à Nikolacha : « Je viendrai te voir sur le front pour inspecter ». Le grand-duc lui rétorqua aussitôt : « Viens et je te ferai pendre » Alexandra Fiodorovna ne porta guère le grand-duc dans son cœur, elle ne lui pardonna jamais son mariage avec son ancienne amie, Anastasia de Monténégro, la princesse divorça de Georges Maximilianovitch, duc de Leuchtenberg, le 28 novembre 1906 pour épouser le grand-duc Nikolaï Nikolaïevitch de Russie, en outre, faute impardonnable aux yeux de l'impératrice, Nicolacha haïssait le saint homme.

Le staretz et l'impératrice s'accordèrent pour éliminer celui qui, à leurs yeux, par son influence à la Cour sapait l'autorité du tsar auprès de son peuple. Tous les prétextes furent bons à Alexandra Fiodorovna pour diminuer le prestige de Nikolacha auprès de l'empereur. L'influence grandissante du grand-duc Nikolaï Nikolaëivitch de Russie à la Cour impériale et au sein des armées impériales firent craindre le pire à la tsarine aidée en cela par les conseils "avisés" de Raspoutine. Désormais Nikolacha devint son ennemi et bien sûr celui de l'Ami. Ensemble, ils entreprirent un travail de sape afin de desservir le grand-duc Nikolaï Nikolaïevitch de Russie dans l'estime de son neveu Nicolas II de Russie. Dans ses lettres et télégrammes adressés à son époux, Alexandra Fiodorovna parvint à persuader son époux de se méfier de Nikolacha. Le 10 juin 1915, la tsarine adressa cette lettre à Nicolas II de Russie : « Combien je souhaiterais que Nikolacha soit différent et ne se dresse pas contre l'homme qui nous a été envoyé par Dieu ». Lettre du 12 juin 1915 : « Je m'effraie des nominations faites par Nikolacha. Il est loin d'être intelligent, il est têtu et ce sont d'autres gens qui le guident... D'ailleurs n'est-il pas un adversaire de notre Ami ? » Raspoutine et Alexandra Fiodorovna parviendront à persuader le tsar de l'incompétence du grand-duc Nikolaï Nikolaïevitch de Russie. Malgré la réprobation de certains ministres, le 24 août 1915, le tsar Nicolas II de Russie démit le grand-duc Nikolaï Nikolaïevitch de Russie de son poste de commandant suprême des forces armées terrestres et navales de la Russie impériale.

Lors de l'éclatement de la Révolution russe, Nicolas Nikolaïevitch de Russie se trouvait dans le Caucase. Nicolas II de Russie nomma le grand-duc commandant en chef suprême, ce fut le dernier acte officiel du tsar. Le grand-duc fut envoyé au quartier général de Moguilev. Vingt quatre heures après son arrivée, le nouveau Premier ministre, le prince Georges Lvov annula le rendez-vous. Nicolas Nikolaïevitch de Russie passa les années 1918 et 1919 en Crimée, il fut mis en résidence surveillée et participa peu à la vie politique. Nicolas Nikolaïevitch de Russie et son épouse échappèrent de justesse à l'Armée rouge. En avril 1919, le grand-duc et son épouse quittèrent la Russie à bord du cuirassé HMS Malborough envoyé sur ordre de George V du Royaume-Uni pour rapatrier sa tante l'impératrice douairière Maria Feodorovna. Deux mois plus tard l'armée rouge se rendait maître de la région.

Après un séjour à Gènes comme hôte du roi Victor-Emmanuel III d'Italie, son beau-frère, Nicolas Nikolaïevitch de Russie et son épouse s'installèrent dans une maison de campagne à Choigny à vingt kilomètres de Paris. Le grand-duc fut constamment gardé par la police secrète française et par un petit nombre de cosaques. Le grand-duc devint une figure de l'anti-soviétisme, un résistant monarchiste et le chef militaire de l'Union russe aux côtés du général Piotr Wrangel. Des plans furent dressés pour permettre l'envoi d'agents en Russie soviétique. Une des principales priorités de la police secrète soviétique fut l'envoi d'agents pour infiltrer l'organisation monarchiste et kidnapper Nicolas Nikolaïevitch de Russie. La Tcheka réussit à infiltrer le réseau monarchiste russe en utilisant comme leurre l'anti-bolchevique et espion anglais Sidney Reilly connu dans le milieu de l'espionnage sous le nom de "l'As de pique" (1874-1925). En juin 1927, les monarchistes russes furent en mesure de faire exploser à l'aide d'une bombe la prison de la Loubianka (KGB) à Moscou, prison où fut interrogé, torturé et exécuté Sidney Reilly.

Par une partie des russes émigrés, le grand-duc Nikolaï Nikolaïevitch de Russie fut considéré comme le prétendant au trône de Russie. Sous le nom de Borisov, le grand-duc Nikolaï Nikolaïevitch de Russie vécut avec son épouse la princesse Anastasia de Monténégro, son frère cadet, le grand-duc Piotr Nikolaïevitch de Russie et son épouse la princesse Militza de Monténégro, sœur d'Anastasia, vécurent avec lui à la villa Thénard à Antibes. Le 16 novembre 1924, il rejoignit l'organisation des militaires russes en exil, L'Union militaire russe. Nicolas Nikolaïevitch de Russie décéda le 5 janvier 1929 dans sa villa d'Antibes où il s'était rendu pour échapper aux rigueurs de l'hiver. En présence de hauts dignitaires français, les funérailles du grand-duc furent célébrés en l'église Saint-Michel l'Archange de Cannes. Il fut inhumé dans la crypte de l'église aux côtés de son épouse.

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