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Revue de presse de l'Histoire - La Seconde guerre mondiale le cinéma les acteurs et les actrices de l'époque - les périodes de conflits mondiaux viètnamm corée indochine algérie, journalistes, et acteurs des médias

Freie Demokratische Partei (FDP)

Parti libéral allemand (Freie Demokratische Partei) parti politique allemand fondé en décembre 1948.

Freie Demokratische Partei (FDP)

La reconstitution d'un parti libéral, à partir de groupements divers et géographiquement dispersés, a été particulièrement difficile en Allemagne de l'Ouest après 1945, tant il apparaissait peu opportun de faire renaître les partis libéraux, qui n'avaient pas su défendre la République de Weimar. Peu après la fondation du FDP à laquelle il a participé, Theodor Heuss devient le premier président de la RFA. Pendant de longues années, deux ailes – le libéralisme national et le libéralisme politique – s'opposent au sein du parti, le libéralisme économique constituant leur point de rencontre. Mais le FDP est régulièrement confronté à des problèmes d'affirmation identitaire par rapport aux deux grands partis, auxquels il permet d'accéder ou de se maintenir au pouvoir. 

De 1949 à 1966, il est la force d'appoint obligée pour les chrétiens-démocrates de la CDU (→ Christlich-Demokratische Union), sauf de 1957 à 1961, quand ceux-ci détiennent la majorité absolue des sièges au Bundestag. Après un court passage dans l'opposition de 1966 à 1969, il devient l'allié indispensable des sociaux-démocrates → Sozialdemokratische Partei Deutschlands (SPD), avec lesquels il fonde une coalition sociale-libérale (1969-1982) et pratique une politique d'ouverture à l'Est (gouvernements Brandt-Scheel puis Schmidt-Genscher).

De 1982 à 1998, il redevient une force d'appoint pour le chancelier chrétien-démocrate Helmut Kohl avec Hans-Dietrich Genscher qui conserve son poste de vice-chancelier et de ministre des Affaires étrangères jusqu’en 1992. De nouveau dans l'opposition depuis 1998, le FDP, dirigé depuis 2001 par Guido Westerwelle, espérait constituer le gouvernement avec les chrétiens-démocrates après les élections législatives anticipées de septembre 2005. Malgré une progression de 2,5 points de pourcentage qui en fait, avec 9,8 % des suffrages, à nouveau la troisième force politique d'Allemagne, le parti (67 000 adhérents) partage pourtant les bancs de l'opposition avec le parti de la Gauche (Die Linke) et les Verts, face à la grande coalition constituée en novembre 2005 par la CDU-CSU et le SPD.

Après avoir obtenu de très bons scores aux régionales de Bavière, en septembre 2008, et de Hesse, en janvier, le FDP participe désormais au gouvernement des cinq Länder les plus peuplés d'Allemagne. Aux élections européennes de juin 2009, il affiche la plus forte progression (4,9 %) et obtient 11 % des suffrages, soit le meilleur résultat jamais obtenu par ce parti à une élection européenne. Portés par un score triomphal de 14,6 % obtenu à l'issue des législatives de septembre 2009, les libéraux peuvent former un gouvernement avec les chrétiens-démocrates.

Cependant, la chute rapide de popularité de Guido Westerwelle après sa nomination à la tête des Affaires étrangères, nuit également à sa formation qui s’effondre aux élections régionales organisées en 2011 en étant éliminée de cinq Parlements sur sept dont celui de Berlin, une série de défaites que ne peut enrayer le remplacement de G. Westerwelle par Philipp Rösler à la tête du parti. Les défaites successives aux élections régionales sont le prélude à son effondrement aux élections législatives de septembre 2013. Avec 4,8 % des suffrages, le parti n’atteint pas le seuil des 5 % de voix nécessaire pour siéger. Pour la première fois de son histoire, il est ainsi éliminé du Bundestag. Philipp Rösler et la direction du FDP démissionnent : une refondation du parti s’avère désormais nécessaire. 

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