Institut Celtique de Bretagne
L’Institut celtique de Bretagne, parfois l’Institut celtique de Rennes, ou Institut celtique, en breton Framm Keltiek Breizh, est un institut culturel spécialisé dans les études celtiques, créé le 20 octobre 1941 à l'initiative du linguiste et celtisant Leo Weisgerber.
Création
Leo Weisgerber monte en octobre 1941 l'Institut celtique de Bretagne sous l'autorité de Werner Best chef de la Sipo et de la SD dans la France occupée. Roparz Hemon est associé à la création de l'Institut, et en est nommé directeur dès sa création, à l'issue de la Semaine celtique qui s'est tenue à Rennes en octobre 1941. Il est animé par un comité de neuf membres :
- Arzel Even
- Yves Hémar
- Yann Fouéré
- Florentin Goinard
- Yann Kerwerc'hez
- Florian Le Roy
- Pierre Mocaër
- Bernard Roy
- Georges-Gustave Toudouze.
1942
Le congrès se tient à Rennes le 28 novembre 1942. Roparz Hémon, dans son discours de candidature à la présidence, intègre l'Institut celtique dans le cadre de « l'Europe nouvelle ». Le linguiste précise ainsi qu'il a voué son existence à la défense de la langue bretonne et : « Je me déclare, me tenant sur le strict terrain culturel, qui est le nôtre, partisan d'une collaboration loyale avec les peuples qui façonnent, sous nos yeux, l'Europe nouvelle. » — Roparz Hemon, Arvor no 75, 14 juin 1942. L'institut dispose de créneaux horaires sur la radio Rennes-Bretagne. Yann Poupinot propose à l'Institut la publication d'un Atlas historique de Bretagne. L'institut met en place un festival Paul Le Flem.
1943
L'institut continue à diffuser des cours par radio.
1944
En 1944, l'Institut dispose d'une plage horaire sur la radio Rennes-Bretagne. L'institut organise des journées d'études en avril 1944. En mai 1944 se tient à Rennes le congrès de l'Institut.
Idéologie
Les membres de l'Institut utilisent l'expression « L'Europe nouvelle » pour parler du continent unifié par la force des armées du Troisième Reich.
Statuts
Un premier programme d'ensemble est élaboré en 1941, il tient en trois points :
- protéger le patrimoine architectural breton ;
- appuyer le rayonnement de la langue bretonne et de la culture d'expression bretonnante (sur ce dernier point, Olier Mordrel arrache à Hemon, selon ses dires, l'existence de deux sections, l'une bretonnante, l'autre francisante, prix pour lui laisser la présidence de l'Institut).
Ses statuts indiquent que le but est d'« aider à la renaissance bretonne, dans le sens culturel et technique, en dehors de toute position politique et confessionnelle, au-dessus des querelles de personnes… ». Roparz Hemon, dans un texte publié dans le premier cahier des Archives de l'Institut celtique de Bretagne, en mai 1942, résume l'idée prévue : « rassembler et coordonner toutes nos forces intellectuelles pour préparer la résurrection de la province de Bretagne". » Cependant, dans ses activités réelles, l’Institut travaille avant tout sur les projets qui semblent importants pour l’occupant. Il fait également bénéficier de bourses d’études en Allemagne quelques étudiants bretons. Lors du congrès du novembre 1942, les congressistes évoquent la renaissance des petits ports et la création d'écoles de pêche.
Structure
L'Institut possède une section musique.
Membres
Les principaux membres sont : René-Yves Creston, Georges Toudouze, René de la Godelinais, Florian Le Roy, Jean Merrien.
Prolongement
L'association Bodadeg ar Sonerion, « assemblée des sonneurs », donne sa première « représentation » dans la cour du Parlement de Bretagne lors du congrès de l'Institut celtique de Bretagne en 1943.
Article Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_celtique_de_Bretagne
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