Szydlo Beata

Publié le par Mémoires de Guerre

Beata Maria Szydło, née Kusińska le 15 avril 1963 à Oświęcim (Petite-Pologne), est une femme d'État polonaise, membre de Droit et justice (PiS) et présidente du Conseil des ministres depuis 2015.

Szydlo BeataSzydlo Beata

Députée à la Diète de la République de Pologne depuis 2005, elle est nommée vice-présidente du PiS en 2010. Elle mène la campagne victorieuse d'Andrzej Duda à l'élection présidentielle de mai 2015, puis est désignée chef de file du PiS aux élections parlementaires du 25 octobre 2015. Elle devient présidente du Conseil des ministres en novembre 2015, à la suite de la victoire de son parti aux élections. Née dans une famille de mineurs, Beata Szydło achève en 1988, une maîtrise d'ethnographie à l'université Jagellon de Cracovie, puis en 1989 un DEA en muséologie. Elle poursuit de 1989 à 1995 des études doctorales dans la même université. En 1997, elle obtient un diplôme en gestion culturelle à l'École des hautes études commerciales de Varsovie (SGH Warsaw School of Economics) puis en 2001 un diplôme en administration territoriale à l'université d'économie de Cracovie.

De 1987 à 1995, elle travaille comme assistante au musée historique de la Ville de Cracovie (pl) puis responsable de département au centre culturel de Libiąż avant de devenir directrice de la maison de la culture de Brzeszcze. En 1998, elle devient bourgmestre de Brzeszcze et simultanément conseillère de district du powiat d'Oświęcim, élue sous l'étiquette de l'Alliance électorale Solidarité (AWS). Elle le demeure jusqu'en 2005. Aux élections législatives du 25 septembre 2005, elle se présente sur la liste de Droit et justice (PiS), parti conservateur et eurosceptique fondé par des anciens de l'AWS, dans la circonscription de Chrzanów. À 42 ans, elle est élue députée à la Diète avec 14 447 voix de préférence. Réélue au cours des élections anticipées du 21 octobre 2007 avec 20 486 suffrages préférentiels, elle devient vice-présidente de PiS le 24 juillet 2010, sous la direction de Jarosław Kaczyński. Lors du scrutin du 9 octobre 2011, elle remporte un troisième mandat avec 43 612 voix de préférence. Le 5 septembre 2014, elle succède à Stanisław Kostrzewski comme trésorière de Droit et justice.

En 2015, elle dirige la campagne électorale du candidat du PiS à l'élection présidentielle, Andrzej Duda, finalement élu président de la République de Pologne. Désignée par Jarosław Kaczyński candidate à la présidence du Conseil des ministres, elle est chef de file de Droit et justice pour les élections générales de 2015. Celles-ci sont remportées par son parti le 25 octobre. Elle est réélue députée en engrangeant 96 127 voix préférentielles, le meilleur score de sa circonscription et le deuxième meilleur résultat pour un candidat de PiS, après Jarosław Kaczyński. Elle réalise également le meilleur résultat du pays, relativement au nombre de suffrages exprimés dans sa circonscription, devant Ewa Kopacz. Le 9 novembre suivant, Beata Szydło est officiellement désignée comme future présidente du Conseil des ministres et la composition de son futur gouvernement est dévoilée. Le 12 novembre 2015, peu après la démission de la présidente du Conseil sortante Ewa Kopacz, elle est officiellement nommée au poste de président du Conseil par le président de la République, Andrzej Duda.

Le 16 novembre 2015, elle prête serment en compagnie de son gouvernement. Trois jours plus tard, l'exécutif remporte le vote de confiance à la Diète par 238 voix pour, 202 contre et 16 abstentions. Sa majorité entreprend alors une série de réformes qui affaiblissent l'indépendance du Tribunal constitutionnel et des médias publics, ce qui conduit la Commission européenne à lancer une enquête préliminaire en janvier 2016 pour prendre la mesure de ces atteintes à l'État de droit et donc aux principes fondateurs de la communauté européenne. Le 23 mars 2016, à la suite des attentats de Bruxelles, alors qu'elle et son parti s'étaient déjà montrés hostiles aux vagues migratoires, elle annonce que la Pologne n'accueillera pas de migrants sur son sol dans le cadre du programme de répartition de l'Union européenne. Elle renonce ainsi au projet d'Ewa Kopacz d'accueillir environ 7 000 migrants.

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