Jeux dangereux

Publié le par Ernst Lubitsch

Jeux dangereux ou To Be or Not to Be est un film américain réalisé par Ernst Lubitsch, sorti en 1942. A Varsovie, en août 1939, Joseph Tura et ses camarades répètent une pièce intitulée «Gestapo», directement inspirée par les événements les plus récents. Rapidement, les autorités polonaises font interdire les représentations, craignant un incident diplomatique. Les comédiens décident alors de reprendre «Hamlet», de Shakespeare. Tandis que Joseph Tura commence le célèbre monologue «Etre ou ne pas être», sa femme, la blonde Maria, reçoit dans sa loge le lieutenant Sobinsky, qui est amoureux d'elle. L'idylle des deux tourtereaux est perturbée par une déclaration de guerre en règle. Sobinsky s'enfuit à Londres. Son retour en Pologne précipite la troupe des comédiens dans une périlleuse intrigue d'espionnage...

Jeux dangereux d'Ernst Lubitsch avec Carole Lombard - Jack Benny - Robert Stack - Felix Bressart - Sig Ruman - Lionel Atwill - Stanley Ridges - Charles Halton - Henry Victor - Maude Eburne - Miles Mander
Jeux dangereux d'Ernst Lubitsch avec Carole Lombard - Jack Benny - Robert Stack - Felix Bressart - Sig Ruman - Lionel Atwill - Stanley Ridges - Charles Halton - Henry Victor - Maude Eburne - Miles Mander
Jeux dangereux d'Ernst Lubitsch avec Carole Lombard - Jack Benny - Robert Stack - Felix Bressart - Sig Ruman - Lionel Atwill - Stanley Ridges - Charles Halton - Henry Victor - Maude Eburne - Miles Mander
Jeux dangereux d'Ernst Lubitsch avec Carole Lombard - Jack Benny - Robert Stack - Felix Bressart - Sig Ruman - Lionel Atwill - Stanley Ridges - Charles Halton - Henry Victor - Maude Eburne - Miles Mander
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Jeux dangereux d'Ernst Lubitsch avec Carole Lombard - Jack Benny - Robert Stack - Felix Bressart - Sig Ruman - Lionel Atwill - Stanley Ridges - Charles Halton - Henry Victor - Maude Eburne - Miles Mander

Jeux dangereux d'Ernst Lubitsch avec Carole Lombard - Jack Benny - Robert Stack - Felix Bressart - Sig Ruman - Lionel Atwill - Stanley Ridges - Charles Halton - Henry Victor - Maude Eburne - Miles Mander

Fiche technique

  • Titre original : To Be or Not to Be
  • Titre français : Jeux dangereux (titre de première exploitation) ; To Be or Not to Be (ressortie)
  • Réalisation : Ernst Lubitsch
  • Scénario : Edwin Justus Mayer, d'après une histoire originale de Melchior Lengyel
  • Décors : Vincent Korda et Julia Heron
  • Costumes : Irene
  • Photographie : Rudolph Maté
  • Montage : Dorothy Spencer
  • Musique : Werner R. Heymann ; Miklós Rózsa (non crédité)
  • Production : Ernst Lubitsch et Alexander Korda
  • Société de production : United Artists
  • Société de distribution : United Artists
  • Pays d'origine : États-Unis
  • Langue : anglais
  • Format : Noir et blanc - 35 mm - 1,37:1 - Mono
  • Genre : Comédie
  • Durée : 99 minutes
  • Dates de sortie : États-Unis : 15 février 1942 (première à Los Angeles), 6 mars 1942 (sortie nationale), France : 21 mai 1947

Distribution

  • Carole Lombard : Maria Tura
  • Jack Benny (VF : Richard Francœur) : Joseph Tura
  • Robert Stack : Lieutenant Stanislav Sobinski
  • Felix Bressart (VF : Camille Guérini) : Greenberg
  • Lionel Atwill (VF : Georges Hubert) : Rawitch
  • Stanley Ridges (VF : Marc Valbel) : Pr. Alexander Siletsky
  • Sig Ruman (VF : Jacques Berlioz) : Colonel Ehrhardt
  • Tom Dugan (VF : Jean Clarieux) : Bronski acteur incarnant Hitler
  • Charles Halton (VF : Albert Montigny) : George Dobosh, le producteur
  • Henry Victor : Capitaine Schultz
  • Maude Eburne : Anna, la femme de chambre
  • Halliwell Hobbes (VF : Pierre Morin) : Général Armstrong
  • Miles Mander (VF : Henri Ebstein) : Major Cunningham

Et, parmi les acteurs non crédités

  • Rudolph Anders : un sergent de la Gestapo à l'hôtel
  • Alec Craig : le fermier écossais sans moustache
  • James Finlayson : le fermier écossais avec moustache
  • Armand 'Curly' Wright : le maquilleur

Critique du 11/08/2012 Par Guillemette Odicino

Genre : Heil moi-même !

Avant d'être une charge antinazie, ce chef-d'oeuvre d'intelligence est une variation hilarante sur « Etre ou ne pas être... ». Telle est la question dès le début, où Hitler se balade, seul, dans les rues de Varsovie en 1939, au milieu des passants ébahis. Hitler ? Non, un ­acteur de second plan qui « teste » la crédibilité de son personnage !

Dans ce Lubitsch, où une troupe de comédiens va aider un résistant à « déjouer » un plan des nazis, tout repose, plus que jamais, sur les apparences trompeuses. Le siège de la Gestapo lui-même est le lieu de toutes les mises en scène : d'abord décor où des acteurs interprètent des SS de manière caricaturale (et très proche de la réalité !), puis scène de théâtre où ils démasquent un traître, et enfin véritable QG nazi, où un acteur mystifie les officiers en cabotinant — car il faut jouer faux pour paraître vrai à ces crétins. En privé, c'est pareil, il faut feindre : la comédienne Maria Tura (merveilleuse Carole Lombart, décédée juste avant la sortie du film) compatit aux angoisses de Joseph, son époux cabotin (« Votre mari a fait à Shakespeare ce que nous avons fait à la Pologne »), et drague en même temps un aviateur avec des sous-entendus sexuels purement lubitschiens ! Pour la rejoindre dans sa loge, celui-ci interrompt sans cesse le monologue d'Hamlet déclamé sur scène par Joseph...

Réalisé en 1942, ce film est, bien sûr, une oeuvre engagée, avec ses images de Varsovie bombardée et un vibrant monologue tiré du Marchand de Venise qu'un comédien récite au péril de sa vie. Mais, pour Lubitsch, c'est le ridicule qui tue le mieux la barbarie. — Guillemette Odicino

Critique lors de la sortie en salle le 24/12/2011 Par Guillemette Odicino

Genre : Heil moi-même !

Pourquoi, bon sang, toujours ce titre français banal plutôt que le titre original (et plus célèbre), To be or not to be ! Car, avant même d'être une charge antinazie, ce chef-d'oeuvre d'intelligence est une variation hilarante sur « Etre ou ne pas être... ». Telle est la question dès le début, où Hitler se balade, seul, dans les rues de Varsovie en 1939, au milieu des passants ébahis. Hitler ? Non, un acteur de second plan qui « teste » la crédibilité de son personnage !

Dans ce Lubitsch, où une troupe de comédiens va aider un résistant à « déjouer » un plan des nazis, tout repose, plus que jamais, sur les apparences trompeuses. Le siège de la Ges­tapo lui-même est le lieu de toutes les mises en scène : d'abord décor où des acteurs interprètent des SS de manière caricaturale (et très proche de la réalité !), puis scène de théâtre où ils démasquent un traître, et enfin véritable QG nazi, où un acteur mystifie les officiers en cabotinant - car il faut jouer faux pour paraître vrai à ces crétins. En privé, c'est pareil, il faut feindre : la comédienne Maria Tura (merveilleuse Carole Lombart, décédée juste avant la sortie du film) compatit aux angoisses de Joseph, son époux cabotin (« Votre mari a fait à Shakespeare ce que nous avons fait à la Pologne »), et drague en même temps un aviateur avec des sous-entendus sexuels purement lubitschiens ! Pour la rejoindre dans sa loge, celui-ci interrompt sans cesse le monologue d'Hamlet déclamé sur scène par Joseph...

Réalisé en 1942, ce film est, bien sûr, une oeuvre engagée, avec ses images de Varsovie bombardée et un vibrant monologue tiré du Marchand de Venise, qu'un comédien récite au péril de sa vie. Mais, pour Lubitsch, c'est le ridicule qui tue le mieux la barbarie.

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