Madoff Bernard

Publié le par Mémoires de Guerre

Bernard Madoff, né Bernard Lawrence Madoff le 29 avril 1938 à New York et décédé le 14 avril 2021 à Butner, est un homme d'affaires américain, président fondateur d’une des principales sociétés d’investissements de Wall Street : Bernard L. Madoff Investment Securities LLC. Le 12 décembre 2008, il a été arrêté et inculpé par le FBI pour avoir réalisé une escroquerie de type « Ponzi », qui pourrait porter sur 65 milliards de dollars américains. Il a été condamné le 29 juin 2009 à 150 ans de prison le maximum prévu par la loi. Si les montants en jeu étaient confirmés, ce serait la perte la plus élevée à ce jour causée par l'escroquerie ou l'erreur d’appréciation d’un opérateur de marché, un employé ou un patron d’établissement financier. Bernard Madoff meurt à 82 ans, le 14 avril 2021 dans la prison fédérale de Butner, en Caroline du Nord. 

Madoff Bernard

Jeunesse

Bernard Madoff est né le 29 avril 1938, dans le quartier new-yorkais de Queens, de Ralph Madoff (juin 1910 – juillet 1972), et Sylvia Muntner (décembre 1911 – décembre 1974). Les grands-parents de Madoff étaient des immigrés juifs originaires de Pologne, de Roumanie, et d'Autriche. Il a une sœur aînée et un frère cadet Peter. Ralph Madoff était plombier avant de devenir agent de change. Bernard Madoff a fréquenté la Far Rockaway High School en 1956, puis l'université de l'Alabama durant un an. Il y devient membre de la fraternité Sigma Tau Alpha Mu et obtient un diplôme en sciences politiques de l’Hofstra College en 1960. L'année suivante, il commence des études à la Brooklyn Law School, qu'il abandonne. 

Entrepreneur autodidacte

Bernard L. Madoff est un entrepreneur autodidacte qui avait abandonné ses études de droit11 et commencé sa vie professionnelle comme maître nageur sauveteur sur les plages de Long Island. Madoff fonda en 1960, à 22 ans, sa propre société d’investissements avec 5 000 dollars. En 2008, Madoff possédait plusieurs propriétés à New York, Roslyn, Montauk et un appartement à Manhattan estimé à plus de 5 millions de dollars américains. Il possédait notamment des maisons à Palm Beach en Floride et en France, à Antibes, sur la Côte d'Azur. Il était membre du Palm Beach Country Club et possédait plusieurs yachts dont un est baptisé Bull. 

La mise en place de l'escroquerie

Bernard L. Madoff Investment Securities LLC devint l’une des principales sociétés d'investissements à Wall Street. Madoff fut très actif à la National Association of Securities Dealers (NASD), une organisation regroupant les agents de change de la bourse. Il a notamment participé, avec son frère Peter, à la fondation du traitement automatique des transactions donnant naissance au Nasdaq, mis en place en 1971 et qu'il présidera jusqu'en 1973. Sa société fut l’une des cinq sociétés les plus actives dans le développement du Nasdaq dont Madoff fut de 1990 à 1993 le président. Il apparut comme un innovateur dans la bourse électronique. Il se serait ainsi servi de sa notoriété pour monter un fonds d’investissement spéculatif géré de manière très discrète19 par une société parallèle qu’il avait fondée. Ce fonds ne gérait des placements que pour 11 à 25 clients selon la SEC, pour un montant de 17 milliards de dollars. Ces clients étaient des banques, des fonds et des détenteurs de grosses fortunes personnelles à qui il en était arrivé à offrir un taux de profit de 17 % par an.

L'escroquerie se distingue également par le soin apporté aux apparences. Ainsi, il est effectué l'envoi journalier par voie postale de faux relevés de vente ou d'achat d'actions imaginaires (ou trading tickets) aux différents clients du fond. Ces rapports sont produits de toute pièce par une équipe de secrétaires installées au 17e étage des bureaux de Madoff sans aucune connaissance financière. Le principe de l'escroquerie proposé par Madoff reposait sur le principe de la mécanique de la pyramide de Ponzi du nom de son inventeur italo-américain Charles Ponzi (1882-1949). Les intérêts payés aux premiers dépositaires étaient pris sur les dépôts des investisseurs suivants. Les fonds ne sont donc pas placés en bourse. Ce système pyramidal requiert obligatoirement une croissance exponentielle du nombre d'investisseurs pour alimenter la chaîne de financement.

Son activité frauduleuse a pu prospérer car, en parallèle, Bernard Madoff proposait une activité parfaitement légale de courtier spécialisé en actions hors cote émanant d'entreprises trop petites pour être cotées sur le marché de Wall Street (appelé Over The Counter ou OTC). Intrigué par les taux de profit proposés par Madoff, Harry Markopolos, un analyste financier, avait dès 1999 alerté par écrit la SEC à plusieurs reprises et concluait en 2005 par un rapport au titre sans équivoque : « Le plus grand hedge fund du monde est une escroquerie ». La SEC contrôlera en 2006 les livres de comptes sans toutefois détecter la moindre escroquerie. 

Crise financière de 2008 et chute

Le fonds ayant accumulé d’énormes pertes, Madoff aurait alors monté un système de cavalerie18 où il payait les intérêts des premiers investisseurs avec le capital apporté par les derniers entrés. Après la chute des marchés financiers fin 2008, certains clients ont souhaité retirer leurs fonds, faisant alors s’écrouler le système. « Début décembre 2008, il devait faire face à des retraits de 7 milliards de dollars, alors qu'il ne disposait que d'un milliard en banque ». La SEC craignait que l’ensemble des actifs financiers du fonds ne soient en réalité fictifs et que l'escroquerie avoisine les 50 milliards de dollars, ce qui en aurait fait la plus grande escroquerie réalisée par un seul homme. 

Madoff Bernard

Arrestation et procès

Après avoir avoué devant sa famille le 11 décembre 2008 n'avoir jamais investi un seul centime des sommes qui avaient été confiées à sa société, il a été arrêté le lendemain par le FBI, inculpé pour escroquerie et remis en liberté, le 12 décembre 2008, contre le paiement d'une caution de 10 millions de dollars. Selon un agent du FBI, Madoff avait reconnu les faits et s’attendait à son arrestation. Un juge fédéral américain, Louis L. Stanton, a nommé Lee S. Richards administrateur judiciaire de Bernard L. Madoff Investment Securities LL. La société sera liquidée, et les investisseurs devraient être très peu remboursés. Le 12 mars 2009, il plaide coupable évitant de ce fait un procès devant un grand jury.

L’essentiel de ses biens est saisi pour satisfaire les poursuites et son jugement renvoyé au 16 juin 2009. Le 16 juin 2009, le verdict est repoussé au 29 juin 2009. Le liquidateur judiciaire annonce avoir porté plainte pour récupérer 10 milliards de dollars versés à des fonds d’investissements clients du financier. Au 16 juin 2009, Irving Picard a reçu 8 848 plaintes liées à 3 565 comptes ouverts chez Madoff, certains étant des comptes conjoints. Le 29 juin 2009, le tribunal de New York condamne Bernard Madoff à 150 ans de prison ferme. Le financier ne fait pas appel. 

Prison et décès de proches

Bernard Madoff purge sa peine à la prison fédérale de Butner, en Caroline du Nord. Le 11 décembre 2010, l'un de ses fils, Mark Madoff, accusé d'avoir bénéficié indûment des manipulations financières de son père, a été découvert mort dans son appartement de Manhattan, a annoncé la police de New York. « Il a été retrouvé pendu. C'est apparemment un suicide », a déclaré son porte-parole. C'est le deuxième cas de suicide en relation avec l'escroquerie, le Français Thierry de la Villehuchet s'étant donné la mort dans son bureau de New York deux semaines après l'éclatement du scandale. Andrew Madoff, le fils cadet, est décédé le 3 septembre 2014 d'un cancer (lymphome). En 2017, Madoff fait main basse sur l'ensemble du chocolat chaud de la marque Swiss Miss de la prison où il purge sa peine afin d'en détenir le monopole et de le revendre plus cher à ses codétenus. 

Le journaliste américain Steve Fishman relate les déclarations des camarades pénitentiaires de Bernie : « C'est une véritable star. Il a volé plus que quiconque, ce qui en fait un héros au sein de la prison. Beaucoup le sollicitent pour des conseils en matière de finance, à l'image d'un détenu qui débattait d'un achat d'actions avec son courtier. Un peu plus tard, ce même détenu a reconnu qu'il aurait dû suivre le conseil de Madoff ». En janvier 2020, Bernard Madoff dépose une demande de libération anticipée pour raison médicale, indiquant qu'il souffre d'une maladie terminale des reins et n'aurait plus que 18 mois à vivre. Âgé de 81 ans, il ne se déplacerait plus qu'en fauteuil roulant et avec un corset. Bernard Madoff souffrait d'une maladie du rein avant son arrestation. 

Mort en prison

Le 14 avril 2021, les médias américains Associated Press et CNN annoncent la mort de Bernard Madoff, toujours incarcéré, à l'âge de 82 ans. 

Principaux clients de Madoff

Plus de vingt investisseurs avaient des enveloppes de plus de cent millions de dollars investis dans les entreprises de Madoff au moment de la révélation de l'escroquerie. Les pertes de plus d'un milliard de dollars : 

Nom et Perte en milliards (USD)

  • Fairfield Greenwich Advisors : 7,50
  • Kingate Management : 3,50
  • Tremont Capital Management : 3,30
  • Banco Santander : 3,10
  • Bank Medici : 2,10
  • Ascot Partners : 1,80
  • Access International Advisors : 1,40
  • Fortis Bank Nederland : 1,40
  • Union bancaire privée (UBP) : 1,00
  • HSBC : 1,00 

Les pertes comprises entre 100 millions et 1 milliard de dollars incluent Natixis SA, Carl J. Shapiro, Royal Bank of Scotland Group PLC, BNP Paribas, BBVA, Man Group PLC, Reichmuth & Co., Nomura Holdings, Maxam Capital Management, EIM SA, et AXA SA. Il y aurait également 23 pertes potentielles comprises entre 1 et 100 millions de dollars. La société d’audit Alix Partners, chargée de la procédure de faillite de la société Bernard Madoff Investment Securities LLC, a compilé une liste des clients de Bernard Madoff et de clients qui se sont déclarés auprès du Securities Investor Protection Corporation (SIPC). Le 20 février 2009, le liquidateur de la société de Madoff a annoncé avoir retrouvé 650 millions de dollars. Au 17 décembre 2010, ce sont 10 milliards qui ont été récupérés, 7,2 milliards provenant de la fortune de Jeffry Picower décédé en octobre 2009. D’après le New York Times, 15,5 milliards de dollars auraient été remboursés par les banques à leurs 720 000 investisseurs hors des États-Unis, correspondant à l'ensemble des fonds investis hors intérêts. 

Les complices et les bénéficiaires

Irving Picard, l’administrateur judiciaire chargé de liquider la société de Bernard Madoff estime à environ 2 000 le nombre de personnes ou entreprises qui ont gagné de l’argent grâce à Madoff et en a accusé environ 1 000 d’avoir profité indûment de ce système, parmi eux la famille Lévy qui a négocié un arrangement de 220 millions de dollars, Carl J. Shapiro et sa famille qui vont restituer 625 millions de dollars et la banque suisse UBP avec qui un accord de recouvrement pour un montant de 500 millions de dollars avait été passé. Le 17 décembre 2010, le procureur fédéral de New York, Preet Bharara, a annoncé qu'un accord avait été trouvé avec les héritiers de Jeffry Picower, l'un des principaux bénéficiaires de l'escroquerie et complice de Madoff selon un rapport du syndicat de faillite, pour restituer les 7,2 milliards de dollars demandés par Picard. Irving Picard a déclaré que « Madoff n'a pas agi seul pour commettre la plus grande escroquerie financière de l'histoire », il a annoncé qu'il réclamait 6,4 milliards de dollars à la banque américaine JPMorgan Chase, principale banque du fonds de Bernard Madoff, 2,5 milliards de dollars à la banque suisse UBS et neuf milliards de dollars à la banque Hong-Kongaise HSBC. 

Il a également porté plainte contre Citigroup concernée à hauteur de 425 millions de dollars, BNP Paribas pour environ 400 millions de dollars, Capital Research, ABN AMRO, BBVA, Nomura, Merrill Lynch, Oppenheimer Acquisition Corp, Vontobel Asset Management, Pictet & Cie, Lombard Odier, Legacy Capital, le groupe Tremont, la MassMutual Holding LLC, Notz & Stücki, la banque israélienne Bank Hapoalim, la société de gestion suisse Genevalor Benbassat & Cie ainsi que 4 membres de la famille de Madoff à qui il est demandé au total 198,74 millions de dollars et deux dirigeants de fonds rabatteurs, Frank Avellino et Michael Bienes qui ont géré le premier fonds rabatteur de BLMIS alimentant le début de la fraude pyramidale, plusieurs membres de leurs familles et des fonds d'investissement qu'ils contrôlaient pour recouvrer 900 millions de dollars. Paul K. (77 ans), l'ancien comptable, est la quinzième personne à faire l'objet d'accusations (dissimulation d'opérations comptables). Il plaidera « non coupable » comme les cinq autres anciens employés de Madoff. Leur procès se déroule le 7 octobre 2013 à New York. En tout, le liquidateur aura déposé plus de mille plaintes civiles, pour un montant avoisinant les 50 milliards de dollars. 

Le dossier Kohn

Irving Picard soupçonne la banquière autrichienne Sonja Kohn d'être la complice principale de Madoff, « En Sonja Kohn, Madoff a trouvé une âme sœur criminelle, dont l'avidité et l'inventivité malhonnête égalaient la sienne », a-t-il déclaré. Elle est accusée d'avoir « pendant plus de vingt ans, orchestré une vaste machination illégale ». « M. Madoff payait Mme Kohn qui rabattait l'argent de ses clients vers le fonds de M. Madoff, qui la payait secrètement en retour ». Dans la plainte centrée sur Sonja Kohn, Picard lui réclame 9,1 milliards de dollars de dommages et intérêts ainsi que 10,5 milliards à la banque qu'elle a fondée, à la banque italienne Unicredit, à sa filiale Bank Austria et à 53 autres personnes et entités. « Compte tenu de l'étendue du montage Ponzi de Madoff, de la nature trompeuse des accusés et de la structure délibérément byzantine de Medici Enterprise, nous pensons que seront révélées encore plus d'informations relatives à l'ampleur réelle de cette entreprise criminelle », ajoute-t-il. 

Peter Madoff

Le 20 décembre 2012, Peter Madoff, 67 ans, est condamné à dix ans de prison pour avoir falsifié les comptes de l'ancienne société d'investissement familiale de son frère Bernard Madoff — de sept ans son aîné — dans laquelle il travaillait comme « gardien des comptes », et il est dépossédé d'à peu près tous ses avoirs.

Coût des frais d'avocats

La Securities Investor Protection Corporation (SIPC), une organisation parrainée par l'industrie qui offre une protection financière aux investisseurs, a versé en deux ans plus de 290 millions de dollars à des cabinets d'avocats et des consultants depuis que l'empire Madoff s'est écroulé en 2008. Les avocats et les consultants sont chargés de traquer et de recouvrer des avoirs volés par Madoff afin qu'ils puissent être redistribués aux victimes de son escroquerie. Ceci inclut les frais d'environ 128 millions de dollars pour Baker & Hostetler, le cabinet d'avocats qui est à la tête de la récupération des biens volés. L'entreprise Irving Picard, qui a été nommée pour servir en qualité de fiduciaire par le tribunal fédéral des faillites supervisant l'affaire, a eu un montant supplémentaire de 3,2 millions. Le SIPC indique qu'il a déboursé 10 millions de dollars supplémentaires à des cabinets d'avocats dans le monde entier. En outre, l'organisation a versé près de 150 millions à des consultants, dont 84,6 millions pour FTI Consulting chargée de localiser les actifs détournés par Madoff qui espère en recevoir deux fois plus dans les prochaines années, 48 millions de dollars à AlixPartners, 2,5 millions de dollars à Associates Renaissance et 10 millions de dollars à d'autres consultants. 

Madoff Bernard

Liste des investisseurs de Bernard L. Madoff Investment Securities

Les investisseurs qui ont confié leur argent ou l'argent d'autrui à la société véreuse Bernard L. Madoff Investment Securities LLC y ont perdu des milliards de dollars, dans l'affaire dite du « scandale Bernard Madoff ». La fraude à grande échelle basée sur le stratagème du système de Ponzi a été mise en place et entretenue par Bernard Madoff et ses complices. Les investisseurs étaient des banques, des fonds de placements, des fonds offshore et des personnes privées. 

Origine des listes

Le montant manquant dans les comptes des clients (dont plus des deux tiers étaient des gains fabriqués), s'élevait à près de 65 milliards de dollars. Le syndic nommé par le tribunal américain chargé du dossier a estimé les pertes réelles pour les investisseurs à 18 milliards de dollars ; seule une partie de cet argent leur a été restituée. La liste complète des clients floués, déposée au tribunal américain des faillites (U.S. Bankruptcy Court) de Manhattan s'étend sur 162 pages (sans les montant d'investissement) ; elle a été rendue publique le 4 février 2009. 

Certains clients ont profité du système alors que des milliers d'investisseurs individuels de Fairfield Greenwich, J. Ezra Merkin's Ascot Partners et de Chais Investments ont été floués et ne figurent pas dans la liste. Plusieurs journaux et services de presse, dont notamment Bloomberg News, The New York Times et The Wall Street Journal ont compilé les listes d'investisseurs au cours des premiers mois du scandale, en cherchant notamment à évaluer les gains ou pertes de manière approximative. Ces listes peuvent cependant inclure des double-comptabilisation ; par exemple : ils peuvent compter les investissements de fonds nourriciers dans Madoff Securities, ainsi que des investissements effectués dans ces fonds nourriciers. 

Liste

Clients/investisseurs de B.Madoff : Type d'investisseur : Somme possiblement exposée : source(s)

  • Fairfield Sentry (Fairfield Greenwich Group) : Firme d'investissement basée aux USA ; feeder fund de Madoff : $7,500,000,000.00 : firm statement/Wall Street Journal (WSJ)
  • Santander : Banque espagnole : 3 500 000 000,00 $ : El País
  • Kingate Management : hedge fund basé aux Bermudes (Paradis fiscal) ; feeder fund de Madoff : $3,500,000,000.00 : Bloomberg
  • Rye Investment Management (Tremont Group) : hedge fund américain ; feeder fund de Madoff : $3,100,000,000.00 : WSJ
  • Bank Medici of Austria : Banque autrichienne : $2,800,000,000.00 : Bloomberg
  • Ascot Partners : hedge fund américain ; feeder fund de Madoff : $1,800,000,000.00 : WSJ
  • Access International Advisors : hedge fund américain ; feeder fund de Madoff : $1,400,000,000.00 : Bloomberg
  • Fortis Bank Nederland : Banque néerlandaise : $1,350,000,000.00 : firm statement/WSJ
  • Thema Fund : hedge fund irlandais ; feeder fund de Madoff : $1,100,000,000.00 : media reports
  • HSBC : Banque anglaise : $1,000,000,000.00 : firm statement/WSJ
  • Genevalor Benbassat & Cie : Banque suisse ; feeder fund de Madoff : $935,000,000.00 : Le Temps
  • Aurelia Finance : Banque suisse ; feeder fund de Madoff : $800,000,000.00 : Le Temps
  • Union bancaire privée : Banque suisse : 700 000 000,00 $ : WSJ
  • Natixis : Banque française : $600,000,000.00 : Bloomberg
  • Royal Bank of Scotland : Banque anglaise : $600,000,000.00 : published reports
  • Sterling Equities : Société d'investissement : $500,000,000.00 : New York Post
  • BNP Paribas : Banque française : $475,300,000.00 : Bloomberg
  • BBVA : Banque espagnole : $404,000,000.00 : Reuters
  • Fix Asset Management : US alternatives firm : $400,000,000.00 : firm statement
  • Ruth and Carl J. Shapiro : Individus américains : $400,000,000.00 : WSJ
  • RMF (Man Group) : hedge fund anglais : $360 million : firm statement/WSJ
  • Nomura : Japanese broker : $358.9 million : WSJ
  • Reichmuth Matterhorn : Banque privée suisse : $330 million : Bloomberg
  • Normal Holdings : : $302 million : StreetInsider.com
  • Pioneer Alternative Investments : Irish alternatives firm : $280 million : Bloomberg
  • Maxam Capital Management : hedge fund américain ; feeder fund de Madoff : $280 million : WSJ
  • J.P. Jeanneret Associates : investment adviser : $250 million : The Post Standard (www.syracuse.com)
  • EIM Group : European bank : $230 million : Le Temps/WSJ
  • Ira Rennert : Individu américain : $200 million : FINalternatives
  • Bank Austria : Banque autrichienne : $192.1 million : Der Standard
  • Tremont Capital Management (Tremont Group) : fond américain de hedge funds (fond nourricier) : $190 million : firm statement
  • M&B Capital Advisers : Gestionnaire financier espagnol : $187.9 million : El Mundo
  • Jerome Fisher (Nine West founder) : individu : $150 million : media reports
  • Carl and Ruth Shapiro Family Foundation : Fonds caritatif : $145 million : Boston Globe
  • Université Yeshiva : US Jewish university endowment : $140 million : Bloomberg
  • Aozora Bank : Banque japonaise : $137 million : WSJ
  • AXA : Assureur français : less than $135 million : Reuters
  • Crédit mutuel : Banque française : $124 million : Bloomberg
  • Dexia : Banque franco-belge : $106.9 million : firm statement
  • Unicredit : Société financière italienne : $100 million : Bloomberg
  • Hadassah : Fonds caritatif : $90 million : WSJ
  • Unione di Banche Italiane : Banque italienne : $84.9 million : Bloomberg
  • Nordea : Banque suédoise : $65 million : Reuters
  • Hyposwiss Private Bank Genève : Banque suisse privée : $50 million : Reuters/WSJ
  • Korea Life Insurance Co. : Assureur coréen : $50 million : Yonhap News
  • Banque Benedict Hentsch : Banque suisse privée : $47.5 million : firm statement
  • Royal Dutch Shell : Fonds de pension anglo-allemand : $45 million : Reuters
  • Great Eastern Holdings : Banque singapourienne : $43.9 million : Reuters
  • Town of Fairfield : Fonds de pension américain : $42 million : WSJ
  • Banque royale du Canada : Banque canadienne : $40.4 million : Globe and Mail
  • Wolosoff Foundation : Fonds caritatif : $38 million : FINalternatives
  • Bramdean Asset Management : asset manager (Gestion d'actifs) : $31.2 million : WSJ
  • Famille de Sarah Chew : Famille : $30 million : Time
  • Mortimer B. Zuckerman Charitable Remainder Trust (New York Daily News owner's charity) : Fonds caritatif américain : $30 million : CNBC
  • Arthur I. and Sydelle F. Meyer Charitable Foundation : Fonds caritatif : $29.2 million : Palm Beach Post
  • Sumitomo Life Insurance Co. : Assureur japonais : $22 million : WSJ
  • Madoff Family Foundation : Fonds caritatif de la famille Madoff : $19 million : WSJ
  • Los Angeles Jewish Community Foundation : Fonds caritatif : $18 million : WSJ
  • Foundation for Humanity (Fonds Elie Wiesel, caritatif) : Fonds caritatif : $15.2 million : WSJ
  • America-Israel Cultural Foundation : Fonds caritatif israelo-américain : $15 million : New York Times
  • KSM Capital Advisors : Société d'investissement : $15 million : Indianapolis Business Journal
  • The Phoenix Holdings : Holding israélienne de services financiers : $15 million : firm statement
  • Harel Insurance Investments and Financial Services : Assureur israélien : $14.2 million : WSJ
  • Alicia Koplowitz : individu : $13.7 million : Europa Press
  • Groupama : Assureur français : $13.6 million : firm statement
  • Société générale : Banque française : less than $13.5 million : Reuters
  • Bâloise : Assureur suisse : $13 million : WSJ
  • Lautenberg Family Foundation : Fonds caritatif : $12.8 million : media reports
  • Crédit agricole : Banque française : less than $12.32 million : WSJ
  • KAS Bank : Banque : $12.3 million : firm statement
  • Marion et Elie Wiesel : américains individuels : $12 million : WSJ
  • Massachusetts Pension Reserves Investment Management : Fonds de pension américain : $12 million : Reuters
  • Mitsubishi UFJ Financial Group : Institution financière japonaise : $11 million : Bloomberg
  • Richard Spring : individu : $11 million : WSJ
  • Hampshire County Council : Fonds de pension : $10.7 million : IPE
  • PWA Asset Holding Joint Trust : individu américain : $10.5 million : WSJ
  • Richard Roth : individu : $10 million : FINalternatives
  • United Jewish Endowment Fund : Fonds caritatif juif : less than $10 million : JTA
  • Banco Popolare : Banque italienne : $9.86 million : WSJ
  • Korea Teachers Pension : Fonds de pension coréen : $9.1 million : WSJ
  • Robert I. Lappin Charitable Foundation : Fonds caritatif : $8 million : Washington Post
  • Michael Roth : individu : $7.5 million : FINalternatives
  • Chais Family Foundation : Fonds caritatif (fondation familiale) : $7 million : WSJ
  • Jewish Federation of Greater Los Angeles : Fonds caritatif : $6.4 million : media reports
  • Technion-Israel Institute of Technology : Université israélienne : $6.4 million : Globes
  • Vincent Tchenguiz : individu anglais : $6.3 million : FINalternatives
  • The Ramaz School : école : $6 million : WSJ
  • Irwin Kellner (named plaintiff on first lawsuit against Madoff) : individu : $6 million : lawsuit
  • Julian J. Levitt Foundation : Fondation caritative : $6 million : WSJ
  • North Shore-Long Island Jewish Health System : Fonds de pension américain : $5.7 million : WSJ
  • Stony Brook University Foundation : US university endowment : $5.4 million : Bloomberg
  • David Berger : individu : $5 million : FINalternatives
  • Maimonides School (Boston) : école : $5 million : Bloomberg
  • Neue Privat Bank : Banque suisse : $5 million : WSJ
  • Congregation Kehilath Jeshurun (New York) : synagogue : $3.5 million : WSJ
  • Dorset County Pension Fund : Fonds de pension anglais : $3.5 million : LocalGov.co.uk
  • Almus Real Estate Investment's : individu : $3.4 million : firm statement
  • Clal Insurance : Assureur israélien : $3.1 million : WSJ
  • New York Law School : école : $3 million : lawsuit
  • Roger Peskin : individu : $3 million : AP
  • Swiss Reinsurance Co. : Fonds de réassurance (suisse) : $3 million : WSJ
  • Frank Black : investor : less than $3 million : lawsuit
  • Global Specialised Opportunities 1 : Fonds basé aux Bermudes (paradis fiscal) : $2.8 million : fund statement
  • Banca March : Banque espagnole : $2.5 million : Cinco Días
  • American Friends of Yad Sarah : Fonds caritatif : $1.5 million : WSJ
  • Caisse des dépôts et consignations : Banque française : $1.38 million : Bloomberg
  • Robert and Sarah Chew : individus : $1.2 million : Time
  • SAR Academy (New York) : école américaine : $1.2 million : Bloomberg News
  • Harold Roitenberg : individus américains : $1 million : Minneapolis Star-Tribune
  • Ira Roth : individus américains : $1 million : WSJ
  • Arnold et Joan Sinkin : individus : $1 million : The Guardian
  • Steven Abbott : Individus : less than $1 million : WSJ
  • Allegretto Fund : Hedge fund : $790,000 : firm statement
  • Mediobanca : Banque italienne : $671,000 : WSJ
  • Stanford Financial Group : Société internationale de services financiers, qui a elle-même construit et géré un système de Ponzi différent de celui de Madoff : $600,000 (£400,000) : The Times
  • Allianz Global Investors : Firme d'investissement allemande : n/a : Citywire
  • Austin Capital Management : Fonds nourricier de hedge funds : n/a : Reuters
  • AWD : financial services provider : n/a : Citywire
  • Kevin Bacon and Kyra Sedgwick (actors) : acteurs américains : n/a : New York magazine
  • Banesto : Banque espagnole : n/a : Reuters
  • Ed Blumenfeld (Long Island real estate developer) : individus américains : n/a : Long Island Business News
  • Norman Braman (former Philadelphia Eagles' owner) : individus américains : n/a : Wall Street Journal
  • Chair Family Foundation : Fonds caritatif américain : n/a : FINalternatives
  • Engelbardt Family : Fonds familial : n/a : Variety
  • Erste Bank : Banque autricienne : n/a : Der Standard
  • Fair Food Foundation : Fonds caritatif américain : n/a : Crain's Detroit Business
  • Leonard Feinstein (Bed Bath & Beyond co-founder) : individu américain : n/a : Newark Star-Ledger
  • Stephen Fine : individu américain : n/a : Reuters
  • Barbara Flood : individu américain : n/a : National Public Radio
  • Avram and Carol Goldberg (Stop n Shop founders) : individus américains : n/a : Reuters
  • Joyce Z. Greenberg : individu : n/a : Houston Chronicle
  • Bank Gutmann AG : Banque autrichienne : n/a : Citywire
  • members of the Hillcrest Country Club (Saint Paul, Minnesota) : club américain : n/a : Star-Tribune
  • INTAC Global Preservation Hedge Portfolio (via Rye Investment Management) : Fonds nourricier de hedge funds : n/a : fund documents
  • JEHT Foundation : Fonds caritatif américain : n/a : statement
  • Henry Kaufman (former chief economist at Salomon Brothers) : individu américain : n/a : WSJ
  • KBC Bank : Banque belge : n/a : firm statement
  • Sandy Koufax : individu américain : n/a : Associated Press
  • Knowsley MBC : Fonds de pension du secteur public anglais : n/a : LocalGov.co.uk
  • Rodger Krouse (co-founder of private equity firm Sun Capital Partners) : individus américains : n/a : New York Times
  • Last Atlantis Capital Management : Fonds nourricier de hedge funds : n/a : fund documents
  • Kenneth and Jeanne Levy-Church (donors to Fair Food and JEHT foundations) : individus : n/a : Jewish Journal
  • Leonard Litwin : individu américain : n/a : Bloomberg
  • Liverpool City Council : Fonds de pension anglais : n/a : LocalGov.co.uk
  • LLBW : Banque allemande : n/a : Citywire
  • Loebe family : Fonds familial : n/a : CNBC
  • Mirabaud : Banque : n/a : Le Temps
  • The Moriah Fund : Fonds caritatif : n/a : FINalternatives
  • MorseLife : Fonds caritatif : n/a : Palm Beach Post
  • Notz, Stucki & Cie : banque suisse : n/a : Le Temps
  • Members of the Oak Ridge Country Club (Hopkins, MN) : individus américains : n/a : Star-Tribune
  • Optimal Investment Services (Grupo Santander) : alternatives firm : n/a : Bloomberg
  • Palm Beach Country Club : country club américain : n/a : CNBC
  • Eric Roth (screenwriter) : individus américains : n/a : Los Angeles Times
  • St. Helens MBC : Fonds de pension anglais : n/a : LocalGov.co.uk
  • Sefton MBC : Fonds de pension anglais : n/a : LocalGov.co.uk
  • SNS Reaal Groep : Société de services financiers : n/a : Bloomberg
  • family of former New York Gov. Eliot Spitzer : individus américains : n/a : Clusterstock.com
  • Symphony Fund (via Pioneer Alternative Investments) : Fonds nourricier de Hedge funds : n/a : fund documents
  • Jeff Tucker (Stone Bridge horse farm owner, Fairfield Greenwich Group founding partner) : individus américains : n/a : WNYT television
  • Thyssen family : Fonds familial : n/a : Clusterstock.com
  • UBS : Banque suisse : n/a : Reuters
  • Lawrence Velvel (Dean Emeritus, Massachusetts Law School) : individus américains : n/a : WSJ
  • Famille Wilpon (propriétaire des Mets de New York) : Fonds familial : n/a : WSJ
  • Wunderkinder Foundation (Steven Spielberg's charity) : Fonds caritatif : n/a : WSJ
  • Shusaku Arakawa et Madeline Gins : couple d'Américains : n/a : WSJ
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