Mahamat Mahdi Ali

Publié le par Mémoires de Guerre

Mahamat Mahdi Ali, né vers 1964 (ou vers 1969) au Tchad, est un chef de groupe armé tchadien gorane, actuellement à la tête du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT). 

Mahamat Mahdi Ali

Carrière

Réfugié politique pendant plus de 25 ans en France, il a milité au sein du parti socialiste français à la fédération PS de la Marne, en Champagne-Ardenne, où il a suivi des études de droit et sciences économiques. À la fin de la décennie 90, il était l’un des dirigeants du groupe rebelle toubou, le Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT). Il fut le président de la commission du MDJT lors de réconciliation entre ce dernier et les autorités du Tchad. Rentré au Tchad en 2005, il est nommé inspecteur au ministère des Infrastructures. Il rallie l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), une des nombreuses rébellions tchadiennes basée au Soudan à cette époque et impliquée dans la guerre civile tchadienne (2005-2010), et en devient en mars 2009 le « secrétaire général ».

En mars 2016, Mahamat Mahdi Ali annonce la création d'un nouveau groupe armé dans l'extrême nord du Tchad qu'il baptise Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT). Il prétend être à la tête de 700 hommes. Le 18 janvier 2017, les autorités françaises gèlent ses avoirs financiers, ainsi que ceux de Mahamat Nouri (groupe rebelle UFDD), au titre de l’article L562-1 du code monétaire et financier qui prévoit « le gel de tout ou partie des fonds, instruments financiers et ressources économiques […] qui appartiennent à des personnes physiques ou morales qui commettent, ou tentent de commettre, des actes de terrorisme » en raison de sa proximité avec les islamistes. La presse reste sceptique sur la qualification de « terrorisme » des activités des trois opposants. Le chef rebelle, pour sa part, proclame le caractère laïc de sa lutte. 

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