Servan-Schreiber Robert

Publié le par Mémoires de Guerre

Robert Servan-Schreiber né le 22 mars 1880 à Paris et décédé le 21 avril 1966 (à 86 ans) est un journaliste et écrivain français. 

Servan-Schreiber Robert

Famille

Robert Servan-Schreiber est issu d'une famille française d'origine prussienne et juive, dont plusieurs représentants se sont illustrés au cours du XXe siècle dans le journalisme et la politique. Il est le premier fils de Joseph Schreiber (1845-1902) et de son épouse Clara Feilchenfeld (1855-1941). Joseph Schreiber était un représentant de commerce2 dans une société textile qui avait ensuite créé la Maison Schreiber & Aronson, spécialisée dans l'import-export de mercerie, tissus, bonneterie et autres articles.

Carrière

Robert Servan-Schreiber reprit en 1902 l’affaire d'import-export de son père pour laquelle il créa six ans plus tard, à l'âge de 28 ans, Les Échos de l'exportation, un bulletin mensuel gratuit de quatre pages, dont il est le directeur. Son frère Émile Servan-Schreiber, 20 ans, est alors encore trop jeune pour diriger du journal, même s'il y collaborera plus tard, et voyage à l'étranger, tandis que son frère Georges vient d'être reçu à l'internat de médecine. C'est le premier bulletin d'achats par correspondance avec de la publicité, qui deviendra à partir des années 1920 le fameux quotidien économique, Les Échos. Le premier numéro sort en avril 1908 avec en sous-titre, « Bulletin de la Maison Schreiber et Aronson », société de courtage, qui a pour fonction de mettre en contact les fabricants et négociants en textiles avec des acheteurs. 

Long de quatre pages, le premier numéro est tiré à un millier d'exemplaires, dont 300 envoyés aux clients de la société et 400 à d'autres clients potentiels du même secteur, avec un article de fond sur les questions économiques du moment. Quelques mois plus tard, la pagination est passée à 12 pages et le sous-titre a disparu. À l'été 1909, un peu plus d'un an après la création est fondée une société anonyme au capital de 40 000 francs-or, dont la moitié des parts appartiennent à Albert Aronson et Robert Servan-Schreiber et l'autre moitié à deux Allemands, Karo, rédacteur en chef du journal économique allemand Konfectionär, et Léopold Schottlaender (1860 - 1919), propriétaire du Konfectionär. En 1910, Robert Servan-Schreiber abandonne ses fonctions au sein de la Maison Schreiber et Aronson, qui lui rapportaient 80 000 francs par an, pour se consacrer entièrement à son journal.

Le journal devient hebdomadaire le 3 janvier 1913 puis ferme pendant la Première Guerre mondiale. Il est quotidien dès le 10 janvier 1928, sous son nom actuel et vend environ 10 000 exemplaires à la livraison en 1929. Robert Servan-Schreiber épouse en 1916 la féministe et sénatrice radicale du Gard Suzanne Crémieux (1895-1976), devenue vice-présidente du Parti radical, qui lui a donné deux enfants, Marie-Claire Servan-Schreiber (1921-2004), journaliste, épouse Jacques Claret de Fleurieu puis Pierre Mendès France, président du Conseil et Jean-Claude Servan-Schreiber (1918-2018) directeur de presse, député, par ailleurs père de Fabienne Servan-Schreiber, productrice de cinéma, épouse d'Henri Weber, député européen socialiste. De 1953 à 1959, il est maire de Montfrin, dont il avait acheté le château et son domaine. 

Publié dans Ecrivains, Journalistes

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