Bardon André Paul

Publié le par Rodney42

En mai 1940, ne pouvant être incorporé pour raison de santé, André Bardon se met à la disposition de son ami Georges Mandel, ministre de l'intérieur, qui le nomme secrétaire général de la préfecture de Seine-et-Oise, à Versailles. Il démissionne de ce poste en septembre 1940, marquant ainsi son désaccord avec la politique menée par l'Etat français, et reprend son activité d'avocat à Paris. Il ne se présente pas aux élections qui suivent la Libération. Lorsque sa santé le lui permet, vers 1948, il reprend contact avec la vie politique. Aux élections législatives de 1951, il est à nouveau élu député de la Haute-Vienne, en tête de la liste du RPF, avec 29 160 voix.

Il quitte le groupe RPF, en juillet 1952, avec plusieurs de ses collègues pour constituer le groupe des indépendants d'Action républicaine et sociale, dont il devient vice-président. Membre des commissions de la production industrielle, du suffrage universel, de la justice et de la législation, puis des commissions des finances et des territoires d'outremer, il est le rapporteur des budgets de l'Imprimerie nationale et de la Caisse nationale d'épargne pour l'exercice 1954, ainsi que de propositions concernant les caisses d'épargne des départements d'Alsace-Lorraine (1953 et 1954). Il dépose encore plusieurs propositions de loi intéressant l'agriculture ou tendant à régler la situation résultant des hostilités ; il propose également l'amnistie pour les auteurs d'infraction au contrôle fiscal (1955).

Parmi ses nombreuses interventions, on retiendra celles qu'il fait lors de la discussion du projet de loi portant amnistie (1952) et du projet de loi tendant à amnistier les Français incorporés de force dans les formations militaires ennemies (1953), ou lors de l'investiture de Mendès France (1953), ainsi que son interpellation sur les suites judiciaires des crimes qui ont ensanglanté la Haute-Vienne en 1944 (1954).

Choisi comme secrétaire d'Etat aux PTT par Mendès France, le 19 juin 1954, il soutient la deuxième lecture du budget de la Caisse nationale d'épargne ; il démissionne avec le cabinet, le 5 février 1955. Aux élections du 2 janvier 1956, André Bardon n'obtient que 12 646 voix en tête de la liste de l'Union des indépendants et paysans, et n'est pas réélu. Commandeur de l'Ordre du Mérite postal, fait en 1956 chevalier de la Légion d'honneur, il consacre son activité à son cabinet d'avocat.

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