Bérenger Régis

Publié le par Roger Cousin

Bérenger Régis Marie-Daniel-Régis Bérenger, né le 25 septembre 1888 à Chamaret (Drôme) et mort le 23 août 1971 à Saint-Laurent-du-Pape (Ardèche), était un vice-amiral français. Fils d'Ernest Béranger et d'Honorine Chaix, il entre en 1906 dans la marine à l'âge de 18 ans. 3 ans plus tard, il est aspirant. Durant toute l'année 1911, il sert sur le cuirassé Justice et est fait enseigne de vaisseau en octobre 1911. En 1912, il est en Indochine sur le contre-torpilleur Fronde. En 1913, il est second sur le Protet.

En 1914, lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale, il est à Rochefort. En 1915, il est envoyé aux Dardanelles sur le cuirassé Patrie. En 1916, il commande le Polyphème avec lequel il participe au débarquement de l'armée serbe à Corfou. En juillet 1917, il devient lieutenant de vaisseau, puis officier cannonier sur le Jean Bart, avant de regagner Rochefort en janvier 1918. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur au lendemain de la guerre.

Après la Première Guerre mondiale, il vaque de commandements en commandements : pilote de dirigeable, commandant du centre d'essais aéronautique de Saint-Cyr puis de Palyvestre. En juillet 1926, il est capitaine de corvette, puis capitaine de frégate en novembre 1930, après avoir servi sur les cuirassés Marseillaise et Ernest-Renant, puis après avoir commandé l'aviso Marne. Officier de la Légion d'honneur, il gagne Brest et sert sur le Jules Verne, puis commande les torpilleurs Touareg et Tonkinois. En janvier 1937, il est promu capitaine de vaisseau.

Mais c'est véritablement la Seconde Guerre mondiale qui fera sa gloire. Envoyé en Extrême-Orient en janvier 1941, en tant que commandant du croiseur léger Lamotte-Picquet, il pénètre, en compagnie des avisos Dumont d'Urville, Amiral Charner, Marne et Tahure dans les eaux siamoises et détruit, devant la base navale de Koh Chang, les cuirassés gardes-côtes Sri Ayuthia et Dhomburi, ainsi que trois torpilleurs. Le tiers de la flotte thaïe est neutralisée, et aucun tué n'est à déplorer côté français. La petite escadre française rentre tranquillement à sa base, et Régis Bérenger est fait contre-amiral. Par la suite, il commandera les forces navales françaises d'Indochine et sera fait vice-amiral en juillet 1943. Fait prisonnier par les Japonais en mars 1945, il sera rapidement libéré du fait de la capitulation du Japon. Admis à la retraite en septembre 1945, il décède le 23 août 1971.

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Publié dans Militaires

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