Cadi Ali

Publié le par Rodney42

Frère d'Abdelkader Cadi, Ali Cadi, mdecin militaire, prend sa retraite avec le grade de colonel. Le 4 avril 1948, il est élu par le deuxième collège de la circonscription de Belezma (Constantine) à l'Assemblée algérienne par 14 514 voix sur 15 247 votants. Le 17 avril 1955, Il est élu conseiller général du canton de Corneille.

Les 13 et 27 mars 1955, une élection partielle est organisée dans la 1ère circonscription du département de Constantine (deuxième collège), pour le remplacement d'Abdelkader Cadi, décédé. Des instructions précises sont alors adressées par le ministre de l'intérieur et le gouverneur général afin que le scrutin se déroule librement et sans incident. Cependant, plus de la moitié des électeurs inscrits ne vont pas aux urnes. Ali Cadi, candidat indépendant progressiste, est élu au second tour, par 53 868 voix (sur 96 981 suffrages exprimés), contre 40 126 voix au candidat MRP Benchenouff, et 2 987 voix au candidat communiste Lamrani. Inscrit au groupe parlementaire UDSR, il est nommé membre de la Commission de l'intérieur.

Durant son court séjour à l'Assemblée (il démissionne le 8 novembre 1955), Ali Cadi n'intervient que sur les problèmes algériens. Le 28 juillet, il développe longuement ses idées sur la nécessité d'une évolution démocratique du statut de l'Algérie et s'oppose à la reconduction de l'état d'urgence qui signifierait, souligne-t-il, que la France et l'Algérie sont en guerre. Le 12 octobre, il explique, au nom de ses collègues parlementaires musulmans élus du deuxième collège, que la politique d'intégration est désormais une notion dépassée, et que tous les Algériens doivent être effectivement associés à de nouvelles institutions, dans le cadre de l'idée nationale algérienne. Ali Cadi est officier de la Légion d'honneur, titulaire de la Croix de guerre et du Mérite syrien.

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