Cottet Pierre Alfred Lionel

Publié le par Rodney42

Cottet PierreNé à Richelieu, Lionel Cottet y travaille auprès de son père, négociant en matériaux de construction avant de lui succéder en 1952. N'ayant jamais eu d'activité politique, il adhère à l'Union de défense du commerce et de l'artisanat (UDCA). Aux élections législatives du 2 janvier 1956,

Lionel Cottet prend la tête de la liste d'Union et de fraternité française présentée par Pierre Poujade dans l'Indre-et-Loire. Réalisant 11 % des suffrages exprimés - près de 22 % dans le canton de Richelieu - il est proclamé élu grâce au jeu de l'apparentement passé avec les listes d'Action civique et de défense des consommateurs et des intérêts familiaux (3,1 % des suffrages) et de Défense des intérêts agricoles et viticoles (5,7 %).

Cependant, dans son rapport relatif aux opérations électorales dans le département d'Indre-et-Loire le 4e Bureau de l'Assemblée nationale conclut à la non validation de l'élection de Lionel Cottet et à la proclamation comme député de Pierre Souques qui conduisait la liste du Parti radical.

En effet, selon le rapport, l'apparentement entre les listes d'Union et de fraternité française, d'Action civique et de Défense des intérêts agricoles et viticoles ne respectait pas les prescriptions de la loi car il ne réunissait pas trois mouvements distincts mais trois listes relevant de la même organisation, celle de Pierre Poujade. Lionel Cottet ne peut donc se prévaloir que des seuls suffrages recueillis par sa liste (11 %) ce qui permet à l'apparentement SFIO-Radical (26,7 %) d'obtenir un second siège qui va à la liste radicale (11,3 %).

Le rapport vient en discussion le 21 février 1956 au matin. Trois motions préjudicielles dont une de Jean-Marie Le Pen, ayant pour objet de surseoir au débat sont successivement rejetées. Au cours de la séance de l'après-midi, Jean-Marie Le Pen intervient à nouveau pour appuyer une quatrième motion déposée par Jean Dides et tendant à renvoyer le dossier devant le 4e Bureau pour complément d'enquête. Elle sera, elle aussi, rejetée.

Les débats reprennent le lendemain 22 février : après des votes de procédure, un long débat s'instaure mais Lionel Cottet ne pourra présenter sa défense et l'Assemblée rejette une demande d'enquête formulée par Jean-Louis Tixier-Vignancour. La discussion se poursuit le 7 puis le 14 mars : l'Assemblée nationale rejette la validation de Lionel Cottet par 181 voix contre 163. Celle de Pierre Souques ne sera acquise que le 21 mars après de nouveaux débats et d'autres votes de procédure. Pendant son court mandat, Lionel Cottet vote contre l'investiture de Guy Mollet (31 janvier 1956) et contre les pouvoirs spéciaux en Algérie (12 mars).

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article