Foussat Marcel André
Né à Chaptelat dans la Haute-Vienne et agriculteur dans cette commune, André Foussat milite au sein d'organismes professionnels. Il deviendra secrétaire général de la Fédération départementale
des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) et accèdera aux présidences de la Chambre d'agriculture et du Conseil d'administration des Mutuelles agricoles. Après la Libération il devient maire
de Chaptelat - réélu en 1947 et en 1953 - et conseiller général de Nieul, mandat qui lui sera renouvelé en 1951 et en 1958.
Pour les élections du 21 octobre 1945 à la première Assemblée nationale Constituante, la SFIO le fait figurer en troisième position sur la liste qu'elle présente dans la Haute-Vienne conduite par
Adrien Tixier. Avec plus de 50% des suffrages exprimés les socialistes arrivent largement en tête et obtiennent trois des cinq sièges à pourvoir, les deux autres revenant à la liste communiste
dirigée par Marcel Paul (près de 34 % des voix).
A la suite du décès d'Adrien Tixier et alors que Gaston Charlet - second sur la liste SFIO en 1945 - ne se représente pas, André Foussat occupe la seconde place sur la liste SFIO conduite par
Jean Le Bail, professeur d'université, aux élections du 2 juin 1946 pour la seconde Assemblée nationale Constituante. Distancé par le Parti communiste (38,1 % contre 36,5 % des suffrages
exprimés) la SFIO perd un élu au profit du MRP (21,1 % des voix).
Aux deux Assemblées nationales Constituantes, André Foussat siège à la Commission de l'agriculture et du ravitaillement. Il dépose par deux fois une proposition de loi tendant à l'institution
d'un office national de la pomme de terre et intervient le 26 septembre 1946, au cours d'une discussion budgétaire, pour soutenir un amendement de Marcel Champeix, relatif au rétablissement de la
jumenterie de Pompadour en Corrèze. Il vote, conformément aux orientations de la SFIO, pour les nationalisations et pour les projets de Constitution de la IVè République (19 avril et 28 septembre
1946).
André Foussat ne se représente pas le 10 novembre 1946 aux élections de la première législature de la IVè République dont les résultats en Haute-Vienne sont très proches de ceux de la précédente
consultation. En revanche, aux élections législatives du 17 juin 1951, il figure en quatrième position sur la liste SFIO apparentée aux radicaux et au MRP. Le Parti communiste progresse à nouveau
(39 % des suffrages contre 32 % aux socialistes) et le MRP perd son siège au profit du RPF L'ancien député n'est pas candidat lors du renouvellement du 2 janvier 1956.