Furstenberg Maximilien de

Publié le par rodney42

Furstenberg Maximilien deMaximilien de Furstenberg, né le 23 octobre 1904 à Heerlen (Pays-Bas) et décédé le 22 septembre 1988 à Mont-Godinne, Namur (Belgique), était un évêque belge, nonce apostolique en divers pays et préfet de la Congrégation pour les Églises orientales (Rome) de 1968 à 1973. En 1967, il a été créé cardinal par Paul VI.

De souche aristocratique allemande et de famille traditionnellement catholique Maximilien de Furstenberg fait ses études secondaires de 1915 à 1922 au collège de l’abbaye de Maredsous, en Belgique. Il passe ensuite deux ans (1922-1924) aux facultés universitaires Saint-Louis, à Bruxelles, où il étudie la philologie classique et la philosophie.

Après son service militaire au régiment des grenadiers (1924-1925) - qu’il achève avec le grade de sous-lieutenant de réserve - il poursuit ses études de philosophie à l’université de Louvain (1925-1928). Sa formation se termine avec un doctorat en théologie obtenu à l’université grégorienne de Rome (1928-1932). Il est ordonné prêtre pour l’archidiocèse de Malines, à Rome, le 9 août 1931.

Furstenberg enseigne d’abord deux ans au collège Saint-Jean Berchmans d’Anvers (1932-1934) avent d’arriver à Malines comme professeur de liturgie (1934-1946). Tout en y enseignant au grand séminaire, il est le maître de cérémonie du cardinal van Roey, chanoine de la cathédrale Saint-Rombaut et aumônier militaire de réserve.

Durant la Seconde Guerre mondiale son attitude patriotique belge fait qu’il est arrêté par l’occupant allemand et passe un an à la prison de Saint-Gilles à Bruxelles. Il est libéré la veille de Noël 1944. Durant deux ans, après la guerre il est aumônier de la cour royale belge (durant la Régence du prince Charles).

Le 27 février 1946 les évêques belges nomment Furstenberg recteur du collège belge, à Rome. Au collège belge, il aura parmi ses étudiants le jeune prêtre polonais Karol Wojtyla.

Par sa nomination comme délégué apostolique au Japon, le 22 mars 1949, Furstenberg entre au service du Saint-Siège. Un mois plus tard, le 25 avril 1949, il est ordonné évêque par le cardinal Van Roey dans la cathédrale de Saint-Rombaut, à Malines. Internonce (toujours au Japon) en 1952, sa carrière diplomatique se poursuit en Corée (il y ouvre la nonciature en 1952), Australie (1959) et au Portugal (1962).

Furstenberg participe au concile Vatican II (1962-1965). Deux ans plus tard, lors du consistoire du 26 juin 1967, il est créé cardinal-prêtre par Paul VI. Il est bientôt préfet de la Congrégation pour les Églises orientales (15 janvier 1968). Dans l’esprit de rapprochement voulu par le concile Vatican II et le pape Paul VI, il rend visite aux patriarches des Églises orientales, en Turquie (Constantinople), Iraq (Babylone des Chaldéens), Syrie (Antioche), Inde (Kerala), Jordanie, Égypte (Alexandrie) et la Terre Sainte (Jérusalem).

Comme préfet de la congrégation des Églises orientales il est mêlé au conflit qui oppose en 1971 Rome et l’Église grecque-catholique ukrainienne. Un synode régional y avait tenté d’obtenir le statu ‘patriarcal’ pour l’Église ukrainienne. Par respect pour les sentiments de l'Église orthodoxe, le pape Paul VI refuse d’accorder le titre de patriarche. Le chef de l’église catholique ukrainienne orientale reste ‘Archevêque-majeur’ ayant siège à Lviv.

Le 28 février 1973, Furstenberg démissionne de son poste de préfet de la Congrégation pour les Églises orientales. Cinq ans plus tard, il participe aux deux conclaves de 1978, élisant successivement Jean-Paul I et Jean-Paul II. Sa santé déclinant ses activités diminuent progressivement. En 1988 il est hospitalisé à l’hôpital universitaire ‘Gemelli’ de Rome. Jean-Paul II y visite son ancien recteur. En juin 1988 il est transféré à la clinique de Mont-Godinne en Belgique.

Atteint d’un hémorragie cérébrale, Maximilien de Furstenberg décède le 22 septembre 1988 à Mont-Godinne. La messe de funérailles est célébrée à l’église Notre-Dame du Sablon à Bruxelles, église capitulaire de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre, dont le cardinal était le Grand-Maître depuis 1972. En accord avec ses dernières volontés, il est enterré dans la crypte de la famille de Furstenberg, dans l’église Saint-Apollinaire de Remagen, en Rhénanie-Palatinat (Allemagne).

Publié dans Eclésiastiques

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