Grave Frank de
Franciscus Hendrikus Gerardus de Grave, dit Frank, est un homme d'affaires et homme politique néerlandais membre du Parti
populaire pour la liberté et la démocratie (VVD), ancien secrétaire d'État à la Sécurité sociale et ministre de la Défense des Pays-Bas. Après avoir achevé ses études secondaires à Assen, en
1973, il suit des études supérieures de droit à l'université royale de Groningue jusqu'en 1979, puis accomplit son service militaire d'un an dans l'administration militaire. Il est recruté par la
Amsterdam-Rotterdam Bank (AMRO Bank) en 1981, comme secrétaire adjoint du conseil d'administration, mais démissionne au bout d'un an pour se lancer dans la vie politique. En 2004, il est désigné
président du collège des tarifs des assurances-santé (CTG), puis devient président de l'autorité néerlandaise des assurances (NZa) deux ans plus tard.
Il rejoint le secteur privé en 2009, d'abord en tant que directeur financier de la DSB Bank, puis fonde le cabinet de consultants, De Grave Conseil et Gestion, tout en étant embauché comme
consultant en gestion et organisation à temps partiel chez Twynstra Gudde. Il vit à Amsterdam, où il s'est marié en 1983, est père de deux enfants, un fils et une fille, et de confession
catholique romaine. Nommé secrétaire international de l'Organisation de jeunesse « Liberté et démocratie » (JOVD), mouvement de jeunes du Parti populaire pour la démocratie et la liberté (VVD),
en 1977, il en est élu président l'année suivante, pour un mandat de deux ans. En 1985, il est choisi pour occuper, jusqu'en 1985, le poste de secrétaire de la commission d'appel de la JOVD. Il a
été élu président de la section du VVD d'Amsterdam en 2006.
Il entre au conseil communal d'Amsterdam en 1982, mais le quitte cinq ans plus tard. Il y fait cependant son retour dès 1990, après avoir mené la liste libérale aux élections municipales, et est
aussitôt nommé conseiller exécutif aux Finances ainsi qu'adjoint au maire. C'est à ce titre qu'il occupe, pendant quatre mois en 1994, l'intérim du poste de bourgmestre suite au départ d'Ed van
Thijn au gouvernement. Après avoir été une première fois député à la Deuxième chambre des États Généraux entre 1982 et 1990, il devient secrétaire d'État à la Sécurité sociale et aux Conditions
de travail, au sein du ministère des Affaires sociales et de l'Emploi, le 2 juillet 1996. Aux élections législatives du 6 mai 1998, il est réélu député, et le 3 août suivant, Frank de Grave est
nommé ministre de la Défense dans la seconde coalition violette du social-démocrate Wim Kok.
Dès sa prise de fonction, il est confronté à de nouvelles révélations concernant le massacre de Srebrenica, et commande alors au ministre d'État et ancien ministre Jos van Kemenade un rapport,
qui conclura à l'absence de faute des forces armées néerlandaises. Les critiques tout de même soulevées par ce rapport lui serviront de base à la réorganisation de son département ministériel. Il
a également pris la décision d'acquérir le futur avion de combat américain F-35 Lightning II, voire de participer à son programme d'élaboration, le Joint Strike Fighter (JSF). Cette décision est
prise le 16 avril 2002, date à laquelle le gouvernement décide de démissionner après la publication du rapport de l'Institut néerlandais d'études militaires (NIOD) sur le massacre de Srebrenica,
qui aboutit à des conclusions très différentes du rapport Kemenade et selon lequel « Les considérations humanitaires et les ambitions politiques ont poussé les Pays-Bas à se lancer dans une
mission de paix irréfléchie et pratiquement irréalisable ».
Il est toutefois réélu député à la Deuxième chambre aux élections du 15 mai, et exerce l'intérim de son poste jusqu'au 22 juillet. Il est alors désigné vice-président du groupe parlementaire du
VVD, renonçant à ce poste en mai 2003, deux mois après avoir été élu président de la commission parlementaire des Affaires économiques. À partir du mois de juin, il cumule cette présidence avec
celle de la commission des Affaires des Antilles néerlandaises et d'Aruba. Il abandonne la commission des Affaires économiques en janvier 2004, et devient, dans la foulée, président de celle de
la Santé, du Bien-être et des Sports. Il démissionne de la chambre le 1er avril 2004, et se retire alors de la vie politique.