Nogues Marcel
Marcel Joseph Maurice Nogues est un as de l'aviation français pendant le Première Guerre mondiale. Il est crédité de treize victoires. Il était spécialisé dans les ballons
d'observation allemands, les drachens. Nogues rejoignit l'artillerie le 4 septembre 1914.
Après s'être porté volontaire pour suivre un entrainement de pilote, il est détaché de l'artillerie à l'aviation, le 24 janvier 1916. Il obtient le brevet de pilote n°3486, le 20 mai 1916. Suite
à cela, il suivit un entrainement plus poussé à Dijon, Ambérieu, Avord, Cazaux, et à Pau.
Le 26 septembre 1916, il rejoint l'Escadrille N12 (le 'N' signifiant que les pilotes volaient sur des Nieuport). Le 4 mars 1917, il partage une victoire avec Xavier de Sevin, en abattant un avion
ennemi au dessus d'Autrecourt. Il en remporte une seconde le 12 avril, au dessus du Bois de Chavel.
Le jour suivant, Nogues est abattu, probablement par Albert Dossenbach sur son Jasta 36, et est capturé par les Allemands. Il parvient néanmoins à s'échapper peu de temps après et à rejoindre son
Escadrille, il est alors promu de maréchal-des-logis au grade d'adjudant le 20 juillet 1917 et blessé par un shrapnel, le 13 août 1917.
Une fois guéri, il est réaffecté à l'Escadrille Spa 57, au sein de laquelle il pilote désormais des SPAD, le 12 avril 1918. Nogues remporte une victoire sur un Albatros au dessus d'Assainvillers,
le 2 mai 1918. Il accumule de nouvelles victoires en mai et juin, la plupart seul, bien qu'il en partage une avec Jean Fraissinet. Le 4 juillet, pour sa neuvième victoire, il abat un ballon
d'observation, avec André Petit-Delchet; cette victoire lui vaudra la Légion d'honneur.
Le 26 septembre 1918, Nogues abat son cinquième ballon et remporte du même coup sa treizième victoire. A la fin de la guerre, Nogues est transféré à l'Escadrille 172. En plus de ses autres
décorations, il se voit remettre la Croix de Guerre avec un minimum de cinq palmes. Le 3 octobre 1919, alors qu'il joue au rugby, Marcel Nogues meurt d'un coup porté au larynx.