Zarif Mohammad Javad

Publié le par Roger Cousin

Mohammad Javad Zarif, né le 7 janvier 1960, est un diplomate et homme politique iranien. En 2013, il est nommé ministre des Affaires étrangères.

Zarif Mohammad Javad

Mohammad Javad Zarif est le fils d’un marchand de textile. Il vit aux États-Unis à partir de 1976. Il étudie les relations internationales à l'université d'État de San Francisco et obtient un doctorat en droit international de l'université de Denver. S'il s'imprègne de la culture américaine, chose rare parmi les diplomates iraniens, il ne boit toutefois pas d'alcool et ne sert pas la main aux femmes. Il déclare ainsi dans ses mémoires, publiés en 2013 (Monsieur l'Ambassadeur) : « Je ne me suis jamais vraiment intégré à la société américaine ». Opposé au Chah, il soutient la révolution iranienne et débute sa carrière diplomatique en intégrant le consulat iranien à San Francisco.

En 1982, il se rend à l'ambassade d'Iran en Syrie pour travailler sur le sujet de la libération des otages américains au Liban. Il prend part à la rédaction de la résolution 598 du conseil de sécurité de l'ONU, votée en 1987 afin de mettre un terme à la guerre Iran-Irak. En 2001, il coopère avec les États-Unis pour la mise en place du gouvernement dirigé par Hamid Karzai en Afghanistan1. En 2002, il retourne aux États-Unis pour diriger la mission iranienne auprès de l'organisation des Nations unies. Il est démis de ses fonctions en 2007 par le président Mahmoud Ahmadinejad.

En 2013, après l'élection d'Hassan Rohani à la présidence, il est nommé ministre des Affaires étrangères. Chose inédite dans l'histoire du pays, il chapeaute en même temps les négociations ayant trait à la question nucléaire et qui ont repris en octobre de la même année, à Genève (Suisse). Il bénéficie, comme le nouveau chef d'État, d'un a priori favorable en Occident par rapport au gouvernement précédent de Mahmoud Ahmadinehad, jugé jusqu'au-boutiste, mais si les observateurs relèvent chez Zarif une certaine méfiance à l'égard de l'Occident ; il déclare à cet égard : « Tant que les Américains refuseront de nous traiter d'égal à égal, la confiance aura du mal à se rétablir ». Il parle couramment l'anglais.

Publié dans Diplomates

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