Biden Hunter

Publié le par Mémoires de Guerre

Robert Hunter Biden dit Hunter Biden, né le 4 février 1970 à Wilmington (État du Delaware, États-Unis), est un homme d’affaires américain, fils de Joe Biden, président élu démocrate des États-Unis. 

Biden Hunter
Biden Hunter

Famille et vie privée

Il est le second fils de Joe Biden, vice-président des États-Unis de 2009 à 2017, et de Nelia Hunter Biden, la première épouse de celui-ci. En 1972, son frère et lui survivent à un accident de la route, au cours duquel sa mère et sa jeune sœur Naomi décèdent. Hunter Biden est, par ailleurs, diplômé des universités de Georgetown et de Yale. Hunter Biden épouse Kathleen Buhle avec laquelle il a 3 filles et de laquelle il divorce après 22 ans de mariage. En mai 2019, Hunter Biden épouse Melissa Cohen, une réalisatrice sud-africaine de 32 ans avec laquelle il a un fils. 

Carrière professionnelle

Carrière dans les affaires

Il est associé chez Rosemont Seneca Partners LLC, au conseil de Boies, Schiller, Flexner LLP, une société juridique de New York. Il est également président du World Food Program USA. Hunter Biden se lance dans la finance dans les années 2000 avec un « succès mitigé ». 

À l'US Navy

Hunter Biden devient réserviste de l'US Navy en tant qu'aspirant en mai 2013, et travaille à temps partiel en tant que responsable des relations publiques. En juin 2013, après avoir été testé positif à la cocaïne, il en est renvoyé. Il affirme avoir ingéré de la drogue involontairement. 

Relations avec la Chine

Durant le second mandat de l'administration Obama, Hunter Biden conclut des accords commerciaux lucratifs avec un fonds d'investissement lié au gouvernement chinois, après que Hunter Biden a accompagné en 2013 son père lors d’un voyage à Pékin. Lors de ce voyage officiel, dans le hall d’un hôtel, Hunter Biden met son père en relation avec Jonathan Li, un partenaire d’affaires chinois. Des conseillers de Joe Biden s'inquiètent des apparences d’une telle présentation au pays des « guanxi » (réseaux de relations). Hunter Biden était un membre bénévole du conseil de BHR Partners, nouveau fonds d’investissement que Jonathan Li était sur le point de diriger. Plusieurs jours après le voyage des Biden en Chine, BHR Partners a obtenu du gouvernement chinois une licence d’exploitation. Trois ans plus tard, Hunter Biden prend une participation de 10 % dans BHR Partners grâce à un investissement de 420 000 $.

En décembre 2013, Rosemont Seneca Partners, la petite société de conseil financier de Hunter Biden, participe à une opération de capital-investissement de 1,5 milliard $, impliquant une filiale de la Bank of China, la société de gestion de fonds Bohai Industrial Investment, et l'un des plus importants gestionnaires d'actifs de Chine, Harvest Fundation Management Co. Les sociétés ont utilisé du capital-risque appartenant à l'État chinois pour lever les fonds. Le Wall Street Journal qualifie de « l'une des plus grandes collaborations sino-étrangères en capital-investissement » pour tirer parti de la nouvelle zone de libre-échange de Shanghai et de la libéralisation de la politique chinoise visant à convertir le yuan en devises. Les conversions ont aidé le gouvernement chinois à investir dans des sociétés étrangères.

En 2019, le New Yorker écrit un article dans lequel il indique comment Hunter Biden s'est vu offrir un diamant de 2,8 carats par le magnat de l'énergie chinois Ye Jianming. En octobre 2019, pour faire baisser la tension sur la campagne électorale de son père, Hunter Biden annonce qu'il quittera à la fin du mois le conseil d'administration de BHR (Shanghai) Equity Investment Fund Management Company. Toutefois, le 15 avril 2020, le New York Post révèle que Hunter Biden semble toujours faire partie du conseil d'administration de la société de capital-investissement chinoise qu'il a cofondée. 

Membre du conseil d'administration de Burisma

Après une visite officielle du vice président Joe Biden en Ukraine, Hunter Biden rejoint, en juin 2014, le directoire d'une des plus importantes compagnies pétrolières et gazières ukrainienne, Burisma, dont le dirigeant, l'oligarque Mykola Zlochevsky, est ex-ministre de l'Écologie de l'ex-président Viktor Ianoukovytch. A partir de 2014, Zlochevsky est poursuivi par la justice ukrainienne et britannique pour blanchiment d'argent à travers Burisma. Hunter Biden, qui n'a alors aucune expérience en Ukraine8 ou dans le secteur de l'énergie, affirme dans un communiqué de presse : « Je crois que mon aide en tant que consultant d’une compagnie sur les questions de la transparence, de la gestion d’entreprise et de l’expansion internationale aidera l’économie de l’Ukraine et la prospérité de son peuple ».

En décembre 2015, peu avant la visite de Joe Biden à Kiev, l'ambassadeur américain, Geoffrey R. Pyatt, accuse les procureurs de protéger Mykola Zlochevsky, poursuivi par les autorités britanniques. Des chercheurs estiment à ce moment que la position de Hunter Biden peut nuire au message anticorruption porté par Joe Biden. Selon le Washington Post, Hunter Biden quitte en 2019 son poste au sein de Burisma, après cinq années de service, alors que Joe Biden a annoncé en avril sa candidature à la présidence. Selon le New York Times, « Hunter Biden et ses partenaires américains ont pris part au vaste effort de Burisma visant à rassembler des démocrates bien connectés à une époque où la société faisait face à des enquêtes soutenues non seulement par les forces ukrainiennes mais également par des responsables de l’administration Obama ». D'autres commentateurs soulèvent des problèmes de népotisme17 ou de conflit d'intérêts.

Sur FoxBusiness, proche des partisans de Donald Trump, l'humoriste Bill Maher déclare que « ce gamin » a été payé 600 000 $ juste parce qu'il s'appelait Biden dans ce pays extrêmement corrompu qui venait d'avoir une révolution pour se débarrasser de la corruption. Le site Vox, proche de la gauche libérale, assimile Hunter Biden à ces personnes gravitant autour de la politique américaine, telles que Billy Carter, Tony Rodham et Neil Bush, tentant de capitaliser financièrement sur leurs proches à la Maison-Blanche et parviennent ainsi à s'enrichir sans réaliser d'actions d'envergure, mais affirme aussi que Joe Biden n'est pas intervenu pour aider son fils en Ukraine. 

Controverse ukrainienne

Début 2016, l'administration Obama et les autorités européennes sont convaincus que le procureur général ukrainien Viktor Shokin ne fait pas assez pour lutter contre la corruption. Joe Biden décide en mars 2016 de menacer le président ukrainien Petro Porochenko de ne pas accorder un milliard de dollars si Viktor Shokin n'est pas renvoyé dans les six heures. Shokin est remplacé par « quelqu'un de solide ». Joe Biden rend public cette intervention en janvier 2018. De son côté, Viktor Shokin affirme qu'il a été licencié pour l'empêcher d'enquêter sur Hunter Biden. Iouri Loutsenko, procureur à partir de mai 2016, affirme avoir rencontré l'avocat de Donald Trump, Rudolph Giuliani, selon lui « obsédé par les possibles fautes commises par Joe Biden et son fils », mais avoir finalement décidé qu'il n'y avait pas de raison d'ouvrir une enquête contre Hunter Biden. Il considère en septembre 2018 que, si une enquête est ouverte sur Joe Biden et son fils, elle doit l’être aux États-Unis et non en Ukraine. 

En juillet 2019, le président Donald Trump demande par téléphone à son homologue, le président nouvellement élu Volodymyr Zelensky, de se renseigner pour savoir si l'ancien vice-président Biden a mis fin à une enquête sur une entreprise ukrainienne pour laquelle travaillait son fils. Iouri Loutsenko est à son tour limogé au mois d'août 2019 par le président Volodymyr Zelensky. Le 1er octobre 2019, une enquête est ouverte contre Iouri Loutsenko pour abus de pouvoir. Il est suspecté d'avoir « autorisé un business de paris illégaux ». Aux Etats-Unis, la Chambre des représentants, dominée par les démocrates, lance le 24 septembre 2019 une enquête en vue d'une procédure d'impeachment pour déterminer si le gel par Donald Trump d'une importante aide militaire à l'Ukraine est le résultat d'une volonté de faire pression sur l’exécutif ukrainien, afin que celui-ci lance une enquête sur Joe Biden, dans le but de mettre en difficulté sa campagne pour l’élection présidentielle de 2020. En mars 2020, le comité sénatorial de la Sécurité Intérieure (Homeland Security), dirigé par le républicain Ron Johnson, affirme vouloir poursuivre son enquête sur Hunter Biden, malgré les critiques des sénateurs démocrates, et malgré la priorité donnée à la lutte contre la pandémie de coronavirus. 

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