Sarrail Maurice-Paul-Emmanuel

Publié le par Roger Cousin

Sarrail Maurice-Paul-Emmanuel Maurice Paul Emmanuel Sarrail, né à Carcassonne le 6 avril 1856 et mort à Paris le 23 mars 1929, est un militaire français de la Première Guerre mondiale. Élève à Saint-Cyr de 1875 à 1877, puis à l'École supérieure de guerre de 1883 à 1885, il commande l'École de Saint-Maixent (février 1901-février 1904) et devient officier d’ordonnance du ministre de la Guerre 1900–1907 sous le Gouvernement Pierre Waldeck-Rousseau puis le Gouvernement Émile Combes et ensuite Gouvernement Maurice Rouvier, et Gouvernement Ferdinand Sarrien enfin Gouvernement Georges Clemenceau.

Républicain dévoué, très engagé au sein des réseaux franc-maçonniques, associé avec le général André, il est commandant de la garde militaire de la Chambre des députés, puis directeur de l’Infanterie au ministère de la Guerre du 7 mars 1907 au 27 mars 1911. Il devient commandant de la 12e Division d'Infanterie le 27 mars 1911, puis de la 4e division d'infanterie le 1er octobre 1913, sans avoir commandé de régiment précédemment. Le 1er novembre 1913, il est nommé commandant du 8e corps d'armée, puis, le 24 avril 1914, du 6e corps d'armée à Châlons-sur-Marne, qu'il commande au début des hostilités et à la bataille de Vitron le 22 aout. Le 30 août, avant la première bataille de la Marne, il remplace le général Ruffey, limogé par Joffre, à la tête de la IIIe Armée. Très critique envers le général Joffre, il est limogé le 22 juillet 1915.

Fort de ses connexions politiques, il reçoit dès le 3 octobre un nouveau poste, celui du corps expéditionnaire d'Orient, A.O. Il la commande lors de l'offensive de Vardar en octobre 1915, commence alors la construction du Camp de Salonique avec les alliés britanniques et devient commandant en chef des armées alliées d’Orient (C.A.A) le 16 janvier 1916. L'ambiance diplomatique est tendue avec une Grèce qui ne veut prendre parti, le roi Constantin essayant de garder une ligne de neutralité difficile. Il faut aussi accueillir et équiper l'armée serbe à la française après le Golgotha albanais , elle est reconstituée à Salonique.

Les Alliés ayant des troupes britanniques, françaises, italiennes, russes, serbes et des volontaires grecs (partisans d'Elefthérios Venizélos), il lance l'offensive de Monastir en novembre 1916, qui permet de reprendre pied sur le sol de l'allié serbe. Il joue un rôle déterminant en déposant le roi Constantin Ier de Grèce en 1917, mais il est remplacé par le général Adolphe Guillaumat le 14 décembre de la même année.

Il passe au cadre de réserve le 6 avril 1918. Après la victoire du Cartel des gauches en 1924, il est rappelé en activité en août par le gouvernement Herriot. Il devient haut-commissaire de la République française en Syrie et commandant en chef de l’Armée du Levant le 29 novembre 1924, mais il est rappelé à cause de sa manière violente à redresser la situation lors de la révolte des Druzes. Il est inhumé aux Invalides.

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