Trevor Claire

Publié le par Mémoires de Guerre

Claire Trevor, née Claire Wemlinger, est une actrice américaine née le 8 mars 1910 à New York (États-Unis), décédée le 8 avril 2000 à Newport Beach (Californie).

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La postérité est sélective. L’actrice américaine Claire Trevor en fait les frais, elle qui peut pourtant se targuer d’une filmographie des plus enviables! Mais elle n’a pas su rivaliser avec les stars de sa génération, Clark Gable en tête. Née Claire Wemlinger le 8 mars 1909 à New York aux Etats-Unis, elle grandit au sein d’une famille soudée qui, de par ses racines irlandaises, allemandes et françaises, la familiarise avec la culture européenne. Attirée par le métier d’actrice, elle suit des cours d’art dramatique et se fait remarquer dans des pièces de théâtre grâce à des dons indéniables pour interpréter toutes sortes de rôles. Profitant de l’arrivée du cinéma parlant qui déstabilise plus d’une actrice du muet, Claire Trevor débute dans un western «Life in the raw» (1933) de Louis King, en aventurière aussi provocante que séduisante, aux côtés de George O’Brien. La femme fatale sied à son visage dominateur, encadré de cheveux blond platine, et à un charisme qui lui ouvre un large chemin en cette décennie 1930, au cours de laquelle elle enchaîne une trentaine de films, dont plusieurs réalisés par Allan Dwan.

Une brève mais intense apparition dans «Rue sans issue» (1937) de William Wyler, avec Humphrey Bogart, la révèle dans la peau d’une femme de mauvaise vie que John Ford lui propose de jouer en vedette féminine dans son western «La chevauchée fantastique» (1938), aux côtés de John Wayne. Le réalisateur pressent à juste titre que Claire Trevor se confond avec Dallas, la prostituée au grand cœur, et que le rôle va enfin la hisser au rang de star. De cette notoriété acquise s’ensuivent des tournages avec les plus grands cinéastes. «L’escadron noir» (1940) de Raoul Walsh la jette dans les bras de John Wayne et de Walter Pidgeon. Elle envoûte William Holden et Glenn Ford dans «Texas» (1941) de George Marshall. Surnommée la «reine du film noir», elle compose avec naturel des vamps maléfiques dans «Adieu ma belle» (1944), film de Edward Dmytryk, d’après le roman de Raymond Chandler, ou dans «Né pour tuer» (1947) de Robert Wise, auprès de Lawrence Tierney. Mais elle est tout aussi capable de se muer en amoureuse magnanime face à sa rivale, dans «Marché de brutes» (1947) de Anthony Mann.

La consécration de son talent pour se couler dans des personnages aussi sombres que complexes survient avec un film culte, réunissant Humphrey Bogart et Lauren Bacall, «Key Largo» (1948) de John Huston. Le gangster Johnny Rocco, que campe avec noirceur Edward G. Robinson, humilie sa compagne, Gaye Dawn, dans une scène mémorable où il l’oblige à chanter pour avoir droit à un verre d’alcool qu’il lui refuse sous prétexte qu’elle chante mal! Claire Trevor triomphe et reçoit l’Oscar du meilleur second rôle. L’actrice, qui aborde la quarantaine, tourne encore en vedette quelques westerns, mais passe aussi la main à de jeunes beautés en herbe, dont elle incarne la mère, Sally Forrest dans «Jeu, set et match» (1950) de Ida Lupino, Natalie Wood dans «La fureur d’aimer» (1958) de Irving Rapper ou encore, pour sa dernière apparition au cinéma, Sally Field dans «Embrasse-moi, je te quitte» (1982) de Robert Mulligan. Mariée trois fois, Claire Trevor divorce de ses deux premiers maris, survit à son troisième époux, le producteur Milton H. Bren, et perd son fils unique dans un accident d’avion. Elle-même décède de problèmes respiratoires à l’âge de 91 ans le 8 avril 2000 à Newport Beach en Californie. Devenue dame patronnesse après avoir terrassé plus d’un cœur…

Biographie d'Isabelle Michel 

Filmographie

Publié dans Acteurs et Actrices

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