L'Émigrant

Publié le par Charles Chaplin

L'Émigrant est un court métrage de Charles Chaplin sorti en 1917. Un groupe d'émigrants vogue vers l'Amérique sur un paquebot surpeuplé. L'un d'eux, l'impavide Charlot, s'intéresse de près au couple touchant que forment une mère et sa délicieuse fille...

L'Émigrant de et avec Charles Chaplin
L'Émigrant de et avec Charles Chaplin

L'Émigrant de et avec Charles Chaplin

Fiche technique

  • Titre : L'Émigrant ou Charlot émigrant
  • Titre original : The Immigrant
  • Réalisation : Charles Chaplin
  • Scénario : Charles Chaplin, Vincent P. Bryan (en) et Maverick Terrell
  • Production : Charles Chaplin
  • Musique : Charles Chaplin, nouvelle partition de Michael Mortilla
  • Photographie : William C. Foster et Roland Totheroh
  • Montage : Charles Chaplin
  • Pays d'origine : États-Unis
  • Format : Noir et blanc - muet
  • Genre : Comédie
  • Durée : 20 minutes environ, jusqu'à 30 minutes selon les versions.
  • Date de sortie : 17 juin 1917 (États-Unis)

Distribution

  • Charles Chaplin : L'émigrant "Charlot"
  • Edna Purviance : L'émigrante
  • Eric Campbell : Le serveur
  • Albert Austin : Un convive
  • Henry Bergman : L'artiste

Et parmi la distribution non créditée

  • Kitty Bradbury : La mère de l'émigrante
  • Frank J. Coleman (en) : L'officier / le chef de la brasserie
  • John Rand : Le dineur ivre et fauché
  • Tiny Sandford : Le joueur sur le bateau

Critique du 08/02/2014 Par Samuel Douhaire

Genre : terre promise.

Onzième et avant-dernier court métrage réalisé pour le studio Mutual, L'Emigrant était le préféré de Chaplin. Parce qu'il y réussissait pour la première fois le mélange harmonieux de burlesque, de chronique sociale et de mélodrame constitutif de ses chefs-d'oeuvre à venir (La Ruée vers l'or, Les Lumières de la ville...).

Chaplin tourna d'abord la fin du film, la plus ouvertement comique : une pantomime chorégraphiée au millimètre dans un restaurant où le héros sans le sou est terrorisé par un serveur au physique d'ogre (le géant Eric Campbell, le « méchant » habituel des courts métrages de Charlot). Les gags sont tout aussi drôles dans la première partie à bord du bateau d'immigrants soumis à un roulis incessant, l'émotion en prime. Il y a la rencontre touchante du petit vagabond au grand coeur et de la jeune fille au visage de madone. Il y a, surtout, la vision bouleversante de ces exilés en quête du rêve américain, qui regardent émerveillés la statue de la Liberté... avant d'être parqués derrière une corde comme des animaux. Des images qui, depuis près d'un siècle, ont nourri la représentation de l'immigration dans le cinéma hollywoodien, de Kazan (America, America) à Coppola (Le Parrain 2), jusqu'à James Gray aujourd'hui (The Immigrant). — Samuel Douhaire

Publié dans Films

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article