1er Gouvernement Paul Painlevé
Le 1er Gouvernement Paul Painlevé à duré du 12 septembre au 16 novembre 1917.
Composition
- Paul Painlevé (RS)
- Ministre de la Justice : Raoul Péret
- Ministre des Affaires Étrangères : Alexandre Ribot (jusqu'au 23 octobre) Louis Barthou (à partir du 23 octobre)
- Ministre de l'Intérieur : Théodore Steeg
- Ministre des Finances : Louis-Lucien Klotz
- Ministre de la Marine : Charles Chaumet
- Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts : Daniel Vincent
- Ministre des Travaux publics et des Transports : Albert-André Claveille
- Ministre du Ravitaillement général : Maurice Long
- Ministre du Commerce, de l'Industrie, des Postes et des Télégraphes : Étienne Clémentel
- Ministre de l'Agriculture : Fernand David
- Ministre des Colonies : René Besnard
- Ministre du Travail et de la Prévoyance Sociale : André Renard (politique)
- Ministre de l'Armement et des Fabrications de Guerre : Louis Loucheur
- Ministre d'État : Louis Barthou (jusqu'au 23 octobre)
- Ministre d'État, membre du comité de Guerre : Léon Bourgeois
- Ministre d'État, membre du comité de Guerre : Paul Doumer
- Ministre d'État, membre du comité de Guerre : Jean Dupuy
- Ministre d'État, membre du comité de Guerre : Henry Franklin-Bouillon
- Sous-secrétaire d'État à la Présidence du Conseil et à la Guerre : Louis Mourier
- Sous-secrétaire d'État au Service de Santé des Armées : Justin Godart
- Sous-secrétaire d'État aux Interventions intéressant la Défense nationale : Jules-Louis Breton
- Sous-secrétaire d'État à l'Aéronautique militaire et maritime : Jacques-Louis Dumesnil
- Sous-secrétaire d'État au Contentieux et aux Pensions : Pierre Masse
- Sous-secrétaire d'État au Blocus : Albert Métin
- Sous-secrétaire d'État à l'Intérieur : Victor Peytral
- Sous-secrétaire d'État aux Finances : Élisée Bourely
- Sous-secrétaire d'État aux Beaux-Arts : Albert Dalimier
- Sous-secrétaire d'État Transports maritimes et à la Marine marchande : Anatole de Monzie
- Sous-secrétaire d'État commerce, Industrie, Postes et Télégraphes : Paul Morel
Malgré un fort soutien initial de la Chambre des députés, le gouvernement n’arrive pas à imposer son autorité. En septembre 1917, Léon Daudet, polémiste de l'Action française, envoie une lettre au Président de la République Raymond Poincaré pour accuser Louis Malvy, ancien ministre de l'Intérieur, d'avoir entretenu des contacts avec le haut commandement allemand et d'avoir contribué au déclenchement des mutineries de 1917. À la demande de Malvy, cette lettre est lue à la Chambre le 4 octobre 1917 par le Président du Conseil Paul Painlevé et déclenche des discussions houleuses parmi les parlementaires. Lors de la séance du 13 novembre, Jules Delahaye, soutenu par ses collègues du Groupe des droites Jacques de Juigné, Armand de Baudry d'Asson, Henri de La Ferronnays et par les indépendants Jean Ybarnégaray, Ferdinand Bougère et Jules-Albert de Dion, interpelle violemment le Gouvernement Painlevé en l'accusant de persécuter l'Action française et donc de rompre l'Union sacrée en vigueur depuis le début de la Grande guerre. Le gouvernement demande l’ajournement de la discussion mais l'action vigoureuse des membres du Groupe des droites fait basculer la Chambre, amenant les députés à refuser cet ajournement à 277 voix contre 186. Paul Painlevé donne sa démission le jour même, entraînant la chute de son gouvernement. Le président Poincaré appelle Georges Clemenceau à former un nouveau gouvernement.
Article Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Painlev%C3%A9_I
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