Bourret Jean-Claude

Publié le par Mémoires de Guerre

Jean-Claude Bourret, né le 17 juillet 1941 à Lyon, est un journaliste français. Après avoir débuté sa carrière à la radio sur France Inter, il est le premier présentateur du journal télévisé de FR3, puis présente le journal de TF1 et de La Cinq. 

Bourret Jean-Claude

Carrière de journaliste

Jean-Claude Bourret est diplômé du Centre de formation des journalistes à Paris (promotion 1967) et en sort major de la promotion radio. Il commence sa carrière à France Inter le 1er juin 1967. Lors des événements de mai 68, il est journaliste/reporter à France Inter. Il couvrira les manifestations de ce mois de mai révolutionnaire. Devenu grand reporter en 1969, il couvre les déplacements des Présidents de la République : Charles de Gaulle, Georges Pompidou et Valéry Giscard d'Estaing. Il couvre également les tirs Apollo vers la Lune depuis Cap Canaveral, d'Apollo 8 à Apollo 17. En avril 1970, lors de l'explosion d'un réservoir dans le module de commande du vaisseau de la mission Apollo 13, il est envoyé spécial de France-Inter au centre de la NASA à Houston. La même année, il invente le « tour de France des plages », une brève émission qui donne aux auditeurs la température de l'eau et l'état de la mer, chaque jour, dans le flash de 10h de France-Inter.

Le 1er janvier 1973 il travaille comme présentateur sur la chaîne FR3 (appelé Inter 3 à ses débuts). Le 6 janvier 1975, il devient rédacteur en chef et présentateur des journaux télévisés de TF1. Cette même année, il est le premier en France à mettre à l'antenne la carte météo satellite, et il présente le premier journal en couleur de la chaîne. Le 15 septembre 1984, il crée la première télévision du matin sur TF1 : Bonjour la France tout en continuant à présenter le journal de 13 h. En septembre 1987, il devient rédacteur en chef et présentateur des journaux de 13 h sur La Cinq. De septembre 1990 au 12 avril 1992, il présente les journaux du week-end, 13h et 20h, jusqu'à la disparition de la chaîne.

Jean-Claude Bourret y crée la première émission de TV entièrement interactive, Duel sur la Cinq : les téléspectateurs pouvaient voter chaque jour (par téléphone et Minitel) et choisir le débatteur qui les avait le plus convaincus. Après des réserves émises par le CSA quant à la représentativité d'un vote téléphonique, le nouvel actionnaire Hachette supprime le "Télévote". A cette occasion Bourret demande aux téléspectateurs le 7 décembre 1990 si ""Duel sur la 5" c'était bien ou nul ?". Le 12 avril 1992, quelques heures avant la dernière émission de La Cinq, le dernier Duel sur la Cinq oppose Nicolas Sarkozy à Julien Dray. Il coprésente la dernière soirée de La Cinq, et effectue le décompte final avant l'éclipse totale. Dès le début des difficultés de La Cinq, il prend la tête de l'Association de Défense de la Cinq, dont le but était de tenter de protéger la Cinq, puis de recréer une nouvelle chaîne de télévision la remplaçant, d'abord sur le cinquième réseau hertzien resté vacant, puis par satellite.

Du 28 mars au 17 avril 1994, il anime quelques émissions sur la chaîne Télé emploi. Et en décembre 1994, il devient conseiller du président de La Cinquième, Jean-Marie Cavada, et présentateur de l'émission Détours de France jusqu'en juin 1997. En parallèle, il est nommé rédacteur en chef de Radio Monte-Carlo de 1994 à 1999 où il présente la tranche du matin de 6 h 30 à 8 h 30, puis en 1998, le journal de 13 h. Il est le créateur du Press Club de France8 qui compte huit cents journalistes et sociétés de communication en 2015. En juin 2016, il est élu pour deux ans (juin 2018) membre du conseil d'administration du Press club de France, et réélu pour deux ans en juin 2018 dans le groupe entreprendre. Le 9 mai 2003, TF1 a rendu un hommage à sa carrière (émission Les sept péchés capitaux). En août 2003, c'est M6 qui rend hommage à Jean-Claude Bourret dans Secrets d'actualité. 

La Gendarmerie nationale

En décembre 1998, Jean-Claude Bourret est nommé conseiller du directeur général de la Gendarmerie nationale. Il présente dans les arènes de Nîmes le 13 septembre 2003 un spectacle réunissant symboliquement les orchestres de la Gendarmerie nationale et de la Police nationale en présence du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy et du ministre de La Défense Michèle Alliot-Marie. Le 27 novembre 2007, il a été élevé au grade de colonel (Réserve citoyenne) par le général d'armée Guy Parayre, directeur de la Gendarmerie nationale. Cette mission a été renouvelée en mai 2010 par le nouveau directeur de la Gendarmerie nationale, le général d'armée Jacques Mignaux (message à toutes unités numéro 105586 du 27 septembre 2010) et renouvelée le 24-7-2013 par message No 46009 du DGGN le Gal Denis Favier. 

Sujets d'élection

Les ovnis

Au printemps 1974, il tient une rubrique « dossier OVNI » dans l'émission de Claude Villers Pas de Panique, durant plusieurs semaines il fera partager aux auditeurs des enquêtes sur des observations récentes, des interviews de témoins d'observations anciennes (1934, 1954, 1966, etc.) et des entretiens avec des personnalités scientifiques, militaires et politiques. Il obtient son principal scoop avec l'interview du Ministre de la Défense de l'époque, Robert Galley, qui admet que l'armée française est confrontée parfois à des phénomènes de type OVNI. Le lendemain cela fera la "une" de la presse internationale. On peut supposer que cette déclaration participera à accélérer la création, en 1977, d'une structure officielle d'enquêtes sur ce sujet : le GEPAN (Groupe d'Étude des Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés), qui dépend du CNES et sera présidée par Claude Poher, puis Alain Esterlé. En juin 1974, Jean-Claude Bourret sort son premier ouvrage sur le thème : La Nouvelle Vague des soucoupes volantes, chez France Empire. Entre 1975 et 1979, il a consacré trois autres ouvrages à ce sujet, chez ce même éditeur. Viendront s'adjoindre deux autres livres dans les années 1990, dont un en collaboration avec Jean-Jacques Velasco, responsable de la structure ayant remplacé le GEPAN : le SEPRA (Service d'Expertise des Phénomènes de Rentrées Atmosphériques).

En 2017, 2018 et 2020 il publiera trois nouvelles enquêtes avec Jean-Pierre Petit, ancien directeur de recherche du CNRS : L'Extraordinaire Découverte, Contacts cosmiques puis Le métaphysicon, chez l'éditeur Guy Trédaniel. Il a participé à de nombreuses émissions de télévision et de radio consacrées à ce sujet. En novembre 2006, il est choisi pour envoyer un message aux extraterrestres via les antennes du CNES : c'est en fait l'émission d'Arte dans laquelle Jean-Claude Bourret choisit de présenter une courte progression géométrique (1-2-4-8-16) avec des oranges qui est envoyée à 300 000 km/s vers le système stellaire multiple de l'étoile Errai, situé à 45 années-lumière de la Terre dans la constellation de Céphée. Ce message arrivera à destination vers 2051, et en imaginant que d'éventuels extraterrestres puissent le capter, le décoder et y répondre immédiatement par le même moyen, leur réponse (éventuelle) ne serait pas reçue sur Terre avant 2096. En juin 2007, le chanteur MC Solaar fait un clin d'œil à Jean-Claude Bourret en l'intégrant dans son tube : "le Da Vinci Claude" : il parle des « extraterrestres fascinés par les JT de Jean-Claude Bourret ». En juillet 2009, il participe sur France 2 à l'émission des frères Bogdanoff à propos du quarantième anniversaire du premier pas de l'homme sur la Lune et des tirs de fusées Apollo (États-Unis) en 1969 et 1970. 

La Bête du Gévaudan

Dans un ouvrage en deux volumes, Le Secret de la bête du Gévaudan (éd. du Signe, 2010), Jean-Claude Bourret, en s'appuyant sur ses recherches historiques, assure avoir percé le secret de la bête, être parvenu à une certitude sur cette énigme. Le premier tome s'arrête à la mort « officielle » de la bête, un énorme loup de 65 kg, présenté au roi Louis XV le 1er octobre 1765. Le second tome, dans lequel J.-C. Bourret révèle le résultat de ses recherches, a été publié début novembre 2010. L'auteur y indique avoir découvert des documents qui permettraient de retracer le passage de la Bête en 1763 dans le Dauphiné. En 2016, il publie aux éditions de l'Archipel le résultat de trente ans d'enquête. Il estime à plus de quatre cents le nombre des victimes et affirme que la « Bête » était un hybride entre un loup et un descendant des chiens de combat des armées romaines. Le 11 avril 2016, Jean-Claude Bourret a présenté au Press Club de France à Paris une reconstitution de la Bête du Gévaudan, réalisée à partir du rapport d'autopsie du 20 juin 1767. 

Présentateur de télévision

  • 1973-1975 : Inter 3 (Troisième chaîne de l'ORTF)
  • 1975-1984 : Journal Télévisé de 13h et de 20h du week-end (TF1)
  • 1984-1987 : Journal Télévisé de 13h du week-end (TF1)
  • 1984-1987 : Bonjour la France le matin (TF1)
  • 1987-1992 : Journal Télévisé de 13h en semaine puis le 13h et le 20 heures le week-end en 1991 (La Cinq)
  • 1991 : Urgences (La Cinq)
  • 1994-1997 : Détours de France (La Cinquième)

Publié dans Journalistes

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