Ciotti Éric

Publié le par Mémoires de Guerre

Éric Ciotti, né le 28 septembre 1965 à Nice, est un homme politique français. Il est député de la première circonscription des Alpes-Maritimes depuis 2007, président du conseil départemental des Alpes-Maritimes de 2008 à 2017 et questeur de l'Assemblée nationale depuis 2018. À partir de 2009, il exerce différentes fonctions à l'UMP, devenue Les Républicains (secrétaire national chargé des questions de sécurité, délégué général chargé des fédérations puis secrétaire général adjoint aux fédérations du parti, président de la Commission nationale d'investiture). Candidat au congrès des Républicains de 2021 pour être le candidat du parti à l'élection présidentielle de l’année suivante, il arrive en première position au premier tour, devant Valérie Pécresse, avant d'être éliminé au tour suivant. 

Ciotti Éric

Naissance et famille

Éric Ciotti est né dans une famille originaire de Saint-Martin-Vésubie dont l'ascendance est française par sa mère, née Annie Airaudi, et partiellement italienne par son père, Bernard Ciotti, qui a des ancêtres originaires de la ville italienne de Trévise, installés dans le comté de Nice quand celui-ci ne faisait pas encore partie de la France. 

Études et formation

Issu d'un milieu modeste, Éric Ciotti étudie au lycée du Parc-Impérial à Nice. Il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris en 1988. Il commence sa carrière comme collaborateur parlementaire de Christian Estrosi, député RPR élu dans les Alpes-Maritimes, avant de travailler de 1995 à 1998 au cabinet de Jean-Claude Gaudin, président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). 

Parcours politique

Débuts comme assistant parlementaire

Le 24 janvier 1991, François Fillon, député RPR, écrit à Jean-Pierre Chevènement, ministre de la Défense, en vue de faire exempter du service militaire Éric Ciotti, alors assistant parlementaire de son collègue Christian Estrosi. Mais le ministre quitte ses fonctions peu après et c'est finalement au titre de soutien de famille, en raison de la grossesse de sa conjointe, que l'intéressé obtiendra une dispense quelques semaines plus tard. La publication de cette lettre dans le Canard enchaîné du 14 septembre 2016 vaudra des critiques à Ciotti, devenu entre-temps partisan déterminé du service militaire obligatoire, suspendu en 1997 sur initiative de Jacques Chirac. De 1998 à 2001, Ciotti est conseiller au sein du groupe RPR du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur. De 2003 à 2007, il occupe le poste de directeur de cabinet de Christian Estrosi, président du conseil général des Alpes-Maritimes. De 2005 à 2007, il cumule cette fonction avec celle de conseiller au sein du cabinet ministériel de Christian Estrosi, alors ministre délégué à l’Aménagement du territoire. 

Engagements et mandats locaux

Élu le 16 mars 2008 sur la liste de Christian Estrosi lors des élections municipales à Nice, il devient ensuite premier adjoint au maire, chargé notamment du développement durable, de l'aménagement urbain, des travaux et des déplacements. Le même jour, il subit une défaite aux élections cantonales dans le canton de Nice-1 : Marc Concas (PS) est en effet réélu au conseil général avec 51,54 % des voix contre 48,46 % pour Éric Ciotti. Le 7 décembre 2008, à la suite de la démission de Gaston Franco, il est élu conseiller général dans le canton de Saint-Martin-Vésubie, dès le premier tour de scrutin et contre quatre candidats, avec 78,5 % des suffrages. Quelques jours plus tard, le 18 décembre, Éric Ciotti est élu président du conseil général des Alpes-Maritimes par l'assemblée départementale, succédant à Christian Estrosi, atteint par les règles sur le cumul des mandats. Pour se conformer aux règles relatives à la limitation du cumul des mandats, il démissionne le même jour de ses mandats de conseiller municipal et d’adjoint au maire de Nice.

Aux élections cantonales de 2011, Éric Ciotti est réélu au premier tour dans le canton de Saint-Martin-Vésubie, avec 76,84 % des voix. Il est reconduit à la tête du conseil général des Alpes-Maritimes le 31 mars 2011, avec 44 voix, soit six de plus qu'en 2008. Lors des élections municipales de 2014, il est le président du comité de soutien de Christian Estrosi, candidat à sa réélection à Nice. À l’issue du premier tour des élections départementales de 2015, il est élu conseiller départemental (nouvelle dénomination du mandat de conseiller général). Le 2 avril 2015, lors de la première séance du conseil départemental, il est réélu président du département par les conseillers, avec 50 voix sur 54. En septembre 2015, il devient secrétaire départemental de la fédération Les Républicains des Alpes-Maritimes. Dans le département des Alpes-Maritimes, il s'oppose à partir de juin 2017 à Christian Estrosi, qui adopte un profil plus modéré que lui et qui se dit prêt à collaborer avec la majorité présidentielle d’Emmanuel Macron. Le 13 octobre 2018, Éric Ciotti succède à Estrosi à la présidence de la fédération LR du département, tandis que ses partisans l’emportent sur les soutiens du maire de Nice lors de l’élection des délégués de circonscription.

Ciotti Éric

Député des Alpes-Maritimes

Élections législatives de 2007

Le 17 juin 2007, il est élu député dans la 1re circonscription des Alpes-Maritimes en obtenant au second tour 60,92 % des voix face au candidat socialiste Patrick Allemand. Il fait partie du groupe UMP à l'Assemblée nationale, où il est membre de la commission des Lois. Passionné par les questions de légitimité électorale, il avait, un temps, imaginé de réfléchir à « des propositions de loi visant à supprimer les triangulaires pour tous les scrutins électoraux ». 

Engagement parlementaire

Il est l'auteur d'une proposition de loi visant à lutter contre l'absentéisme scolaire en suspendant ou supprimant des allocations familiales en cas d'absentéisme prolongé. La mesure, souhaitée par le président de la République Nicolas Sarkozy, reprend une loi abrogée en 2004. Elle est adoptée en juin 2010 par l'Assemblée nationale puis en septembre par le Sénat. Les chiffres des résultats de cette loi fluctuent selon les sources, et l'interprétation varie également selon les tendances politiques. Le 9 juin 2011, des chiffres rendus publics indiquent que depuis l'entrée en vigueur de la « loi Ciotti », le 24 janvier précédent, environ 28 000 lettres d'avertissement ont été adressées par les inspecteurs d'académie aux familles dont les enfants ont été absents sans justification plus de quatre jours et demi en un mois ; à la suite de cet avertissement, 22 000 absentéistes seraient retournés à l'école. Les détracteurs de la loi la jugent inéquitable et inefficace. 

Réélection en 2012 et 2017

Lors des élections législatives de 2012, il se représente dans la 1re circonscription des Alpes-Maritimes. Il arrive nettement en tête au premier tour avec 43,89 % des voix, et affronte au second tour le socialiste Patrick Allemand qui a recueilli 28,68 % des suffrages. Ciotti est réélu député dans la première circonscription des Alpes-Maritimes le 17 juin 2012 avec 60,73 % (25 473 voix) face à Patrick Allemand. Le 26 juin 2012, Éric Ciotti est élu pour la première fois parmi les neuf vice-présidents du groupe UMP de l'Assemblée nationale. Candidat à sa réélection lors des élections législatives de 2017, il l'emporte avec 56,2 % au second tour. Comme le veut la tradition, un des postes de questeur de l'Assemblée nationale revient à l'opposition. Éric Ciotti est le candidat LR pour l'obtenir mais c'est finalement Thierry Solère, du groupe Les Constructifs, qui est élu. Cet épisode envenime des tensions déjà vives au sein du parti, entre ceux qui, comme Thierry Solère, souhaitent collaborer avec Emmanuel Macron, et d'autres, qui, comme Éric Ciotti, veulent une opposition frontale. 

Après la démission de Solère, il se représente au poste de questeur, et fait face à Ugo Bernalicis, opposant de gauche membre de La France insoumise. Il remporte l'élection, organisée le 15 janvier, gagnant 186 voix contre 35. En février 2019, il fait voter à l'Assemblée nationale un amendement visant à installer les drapeaux français et européen, La Marseillaise et la devise Liberté, Égalité, Fraternité dans chaque classe de chaque école. Le 26 mai 2020, il dépose à l'Assemblée une proposition de loi visant à interdire la diffusion d'images de policier, de militaires et d'agents de douane. Son texte est critiqué, intervenant au lendemain de la mort de George Floyd, mort d'asphyxie lors de son arrestation par la police aux États-Unis. Ce projet reçoit le soutien de syndicats de police. 

Thèmes sécuritaires

Éric Ciotti devient secrétaire national de l'UMP chargé des questions de sécurité en mars 2009. Il est à ce titre fréquemment présenté comme le « monsieur sécurité de l'UMP ». Il est rapporteur de la loi sur les violences en bande adoptée en juin 2009 puis en 2010 de la loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure. En août 2010, Éric Ciotti propose de modifier la législation pour punir « de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende le fait par le père ou la mère de laisser son enfant mineur, lorsque celui-ci a été poursuivi ou condamné pour une infraction, violer les interdictions et les obligations auxquelles il est soumis ». Cette proposition est jugée anticonstitutionnelle, nul ne pouvant être pénalement responsable des faits d’autrui. En janvier 2011, après l'affaire de la jeune Laëtitia, assassinée à Pornic, le président Nicolas Sarkozy demande à Éric Ciotti un rapport sur l'exécution des peines en France. Selon ce rapport, au 31 décembre 2010, le nombre de peines de prison ferme non exécutées se situait entre 97 000 et 102 000.

Le rapport Ciotti présente cinquante mesures, dont la création de « structures pénitentiaires légères » dans d'anciennes casernes militaires ou dans des immeubles privés dans le but de parvenir à 80 000 places de prison en 2018, le développement des peines alternatives, des centres éducatifs fermés ou encore la création d'un service civique pour les mineurs récidivistes. Il propose aussi de confier l'exécution des peines au parquet. Par ailleurs, il réclame des moyens supplémentaires, en particulier 500 greffiers, et suggère de revenir sur le principe du crédit automatique de réduction de peine des condamnés. Le 15 décembre 2011, le Parlement adopte la proposition de loi d'Éric Ciotti instaurant un encadrement de type militaire des mineurs délinquants. Cette loi prévoit, pour les mineurs délinquants de plus de 16 ans, un « service citoyen » d'une durée de 6 à 12 mois au sein d'un établissement public d'insertion de la Défense. Au mois de mars 2013, après que la Cour de cassation a annulé le licenciement d’une employée qui portait le voile islamique au sein de la crèche Baby-Loup (Yvelines), au motif qu’il s’agit d’un établissement privé, Éric Ciotti dépose une proposition de loi pour permettre le respect de la laïcité au sein des entreprises privées. Cette loi autorisait les chefs d'entreprises à introduire des restrictions aux libertés religieuses dans les règlements intérieurs des entreprises, notamment lorsque l’expression religieuse s’inscrit dans le cadre d’un contact avec le public.

Bien que Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, ait réclamé « une initiative législative », « s’il y a un vide juridique à combler », la proposition de loi d'Éric Ciotti a été rejetée le 6 juin 2013 à l'Assemblée nationale. En novembre 2014, il dépose un rapport critique concernant le système d'accueil des demandeurs d'asile en France. Le 4 décembre 2014, il est nommé, par le nouveau président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, secrétaire général adjoint aux fédérations. Le 24 septembre 2014, à la suite de l'interpellation ratée de trois jihadistes présumés à Marseille, il demande et obtient la création d'une Commission d'enquête parlementaire sur la surveillance des filières et des individus djihadistes. Le 17 décembre 2014, il est élu président de cette commission. Il conduit les travaux avec le rapporteur Patrick Mennucci, député socialiste élu dans les Bouches-du-Rhône. L’objectif est de procéder à une analyse approfondie de la législation en vigueur en matière de lutte contre le terrorisme et de faire des propositions concrètes pour remédier aux failles qui seraient ainsi identifiées.. 

Cadre de l'UMP puis des Républicains

En 2012, François Fillon fait de lui son directeur de campagne pour la campagne à la présidence de l'UMP. Le 21 novembre 2012, le surlendemain de la proclamation, par la commission de contrôle électoral du parti, de la victoire de Jean-François Copé, c'est lui qui révèle lors d'une conférence de presse que la commission n'a pas comptabilisé les voix de trois fédérations d'outre-mer, ce qui inverserait les résultats de l'élection. Par ailleurs, le camp Copé l'accuse d'être lié à des irrégularités qui auraient été constatées lors du scrutin dans sa circonscription à Nice. À la suite d'une déclaration à la presse le 22 novembre 2012 de Jérôme Lavrilleux (directeur de campagne de Jean-François Copé) renouvelant ces accusations, Éric Ciotti annonce le dépôt prochain d'une plainte pour diffamation. En janvier 2013, à la suite de l’accord entre Jean-François Copé et François Fillon qui a suivi la crise politique du congrès de novembre 2012, il est nommé avec Édouard Courtial, partisan de Jean-François Copé, délégué général chargé des fédérations.

Il soutient Nicolas Sarkozy pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016. Le 29 août, il est nommé porte-parole, en tandem avec Catherine Vautrin. En janvier 2017, il intègre le pôle projet de la campagne de François Fillon (vainqueur de la primaire) sur le sujet de la sécurité. Le 4 avril 2017, il est nommé secrétaire général adjoint du parti Les Républicains, en remplacement de Gérald Darmanin, démissionnaire à la suite de l'affaire Fillon. Pour le second tour de l'élection présidentielle de 2017 entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, il refuse le « front républicain ». Pour le congrès des Républicains de 2017, il soutient la candidature de Laurent Wauquiez, qui est élu président du parti. En janvier 2018, il succède à Jean-François Lamour comme président de la commission d'investiture du parti. Il est élu en septembre 2018 président de la fédération LR des Alpes-Maritimes, la première de France en nombre d'adhérents. Le parquet de Nice ouvre une enquête au sujet d'Eric Ciotti en 2020 pour « détournement de fonds publics », le soupçonnant d'utiliser indûment des moyens du conseil départemental.

Eric Ciotti avait démissionné de son mandat de président du conseil départemental des Alpes-Maritimes en septembre 2017 en raison de la loi sur le non-cumul des mandats, mais continuerait depuis lors de bénéficier de moyens humains et matériels dudit conseil. Il dénonce en juillet 2020 la nomination de Jean Castex, issu du même parti que lui, à la fonction de Premier ministre, estimant qu’« en nommant Jean Castex, dont la seule légitimité est technocratique, Emmanuel Macron dissout Matignon » et que le président « dérive désormais de plus en plus vers un pouvoir totalement personnel et autoritaire ». Candidature au Congrès des Républicains de 2021. Il annonce le 26 août 2021 sa candidature au congrès des Républicains pour désigner le candidat à l'élection présidentielle de 2022. Le 2 décembre, au premier tour, Éric Ciotti arrive en tête avec 25,59 % des voix, et se qualifie pour le second tour lors duquel il affrontera la présidente de la région Île-de-france Valérie Pécresse. À l'issue du second tour, Eric Ciotti recueille 39,05 % des suffrages face à Valérie Pécresse

Positionnement politique

Éric Ciotti se réclame de la « droite républicaine » et du général de Gaulle. Pour Marianne, il rejoint les positions de Marine Le Pen en matière de sécurité, d'identité, d'immigration et d'islamisme, partageant avec elle « une vision ethnique et identitaire de la nation ». Il propose ainsi de changer le code de la nationalité afin de supprimer le droit du sol au profit du seul droit du sang, d'inscrire dans la Constitution « nos origines chrétiennes », d'accentuer les politiques sécuritaires (création de 100 000 places de prison supplémentaires, abaissement de la majorité pénale à 16 ans, suppression des allocations familiales aux « parents d'enfants ne respectant pas les valeurs de la République »), et semble adhérer à la théorie du grand remplacement. En 2021, il affirme que « ce qui différencie [Les Républicains] du Rassemblement national, c'est notre capacité à gouverner ». Face au terrorisme islamiste, il prône la création d'un « Guantanamo à la française » et l'adoption « de lois spécialement adaptées, comme le Patriot Act aux États-Unis ». 

Sur les questions de politique extérieure, il revendique une « immense admiration » pour l’État d’Israël et souhaite la reconnaissance de Jérusalem comme capitale unifiée de ce pays, ainsi que le transfert de l'ambassade de France en Israël de Tel Aviv à Jérusalem, afin de « rompre avec une forme de tradition diplomatique globalement pro-arabe » de la France. Concernant les questions économiques, il défend, dans le cadre de sa candidature à la primaire de son parti pour l'élection présidentielle de 2022, la suppression de 250 000 postes dans la fonction publique, le retour aux 39 heures comme durée légale du temps de travail, le recul de l'âge de la retraite à 65 ans, la baisse de l'impôt sur les sociétés, la quasi-suppression des droits de succession ainsi que la réduction des allocations chômage et aides sociales. Éric Ciotti est opposé au projet de loi Taubira sur le mariage entre personnes de même sexe en France. Il participe aux différentes manifestations d'opposition au mariage homosexuel et à l'homoparentalité entre 2012 et 2013, notamment menées par La Manif pour tous. Il déclare : « Je respecte totalement l'amour homosexuel, mais pour moi le mariage a un sens : l'union d'un homme et d'une femme pour fonder une famille ». En 2017, tout en s’opposant à la gestation pour autrui, il revient sur son opposition au mariage pour tous, affirmant que « sur le mariage pour tous, je n'aurais peut-être pas la même attitude aujourd'hui ». 

Mariage et vie privée

Il est marié à Caroline Magne, enseignante, qui fut sa collaboratrice parlementaire jusqu'en 20175 et directrice de la communication de la ville de Nice au sein du cabinet de Christian Estrosi jusqu'en 2013. Il est père de trois enfants. 

Détail des mandats

À l'Assemblée nationale

  • depuis le 20 juin 2007 : député pour la 1re circonscription des Alpes-Maritimes
  • depuis le 15 janvier 2018 : questeur de l’Assemblée nationale

Au niveau local

  • 1989-1995 : conseiller municipal de Saint-Martin-Vésubie
  • 21 mars – 18 décembre 2008 : premier adjoint au maire de Nice
  • 18 avril – 18 décembre 2008 : vice-président de la communauté d'agglomération Nice-Côte d'Azur (CANCA)
  • depuis le 8 décembre 2008 : conseiller général puis départemental des Alpes-Maritimes (canton de Saint-Martin-Vésubie)
  • 18 décembre 2008 – 15 septembre 2017 : président du conseil général, puis départemental des Alpes-Maritimes

Au sein de partis politiques

  • Secrétaire national de l'UMP chargé des questions de sécurité
  • Secrétaire général adjoint aux fédérations UMP
  • Secrétaire départemental puis président de la fédération LR des Alpes-Maritimes

Distinction

  • Prix Le Trombinoscope du meilleur député de l'année 2015 (ex-æquo avec Patrick Mennucci)

Publications

  • Autorité, Paris, Éditions du Moment, coll. « Le poche du Moment », 2016, 264 p. (ISBN 978-2-35417-529-0)
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