Affaire Perrine Vigneron

Publié le par Mémoires de Guerre

L'affaire Perrine Vigneron est une affaire criminelle française dans laquelle Perrine Vigneron, 7 ans, a été enlevée le 3 juin 1987 à Bouleurs en Seine-et-Marne. Son corps est découvert le 27 juin à Chelles. À ce jour, l'auteur de ce crime n'a pas été identifié. 

Affaire Perrine Vigneron

Famille

Perrine Vigneron habite à Montfermeil en Seine-Saint-Denis, mais sa famille possède aussi une résidence secondaire à Bouleurs en Seine-et-Marne. Son père est chirurgien-dentiste. Cadette de trois sœurs, Perrine est en cours préparatoire à l'école. C'est une enfant très sage, appliquée et sans problème. Elle porte des lunettes, ses cheveux sont bruns.

Les faits et l'enquête

Le 2 juin 1987, à Bouleurs, un homme au volant d'une voiture blanche tente d'enlever un enfant qui lui échappe de justesse. Le mercredi 3 juin aux environs de 16 h, il pleut, Perrine se rend seule à son cours de poterie, à pied, à quelques centaines de mètres de chez elle. Elle est vêtue d'un gilet rouge. C'est la première fois qu'elle se rend seule à son cours. Elle est enlevée en chemin. Vers 18 h, son père ne la voyant pas revenir se rend à l'atelier de poterie et apprend qu'elle y n'est pas arrivée. Le 27 juin suivant, au bord d'un champ de colza à Chelles, à proximité du cabinet dentaire où exerce le père de Perrine, une personne promenant son chien trouve son cadavre nu, le visage enfoncé dans la boue. Elle a une cordelette synthétique nouée autour du cou. Ses vêtements sont soigneusement pliés et ses chaussures alignées près d'elle.

Le 6 juin, l'agriculteur a traité son champ de colza. Le corps de Perrine y a donc été déposé après cette date. L'autopsie confirme qu'elle est morte étranglée. Le corps est trop décomposé pour pouvoir établir si elle a subi des violences sexuelles, la date de sa mort et la date où elle a été déposée dans le champ. Un témoin déclare aux gendarmes qu'il a vu un jour d'orage, une camionnette blanche portes ouvertes stationnée dans le champ de colza, tout près de l'endroit où a été découvert le corps de Perrine. La paire de lunettes de Perrine n'est pas retrouvée. Les enquêteurs envisagent que le meurtrier l'a conservée comme trophée. Philippe Olive est l'avocat des parents de Perrine Vigneron, il est ensuite remplacé par Stéphanie Thierry-Leufroy. Les enquêteurs font rapidement le rapprochement avec trois autres affaires dont le mode opératoire est similaire :

Les enquêteurs envisagent l'existence d'un tueur en série pédophile sévissant en Île-de-France. En 1990, les enquêteurs examinent la culpabilité de Gérard Lebourg, qui sera condamné en 1992 pour l'enlèvement, le viol et l'assassinat de Delphine Boulay à Villerville en 1988. Il est établi qu'il n'était pas présent en région parisienne en mai et juin 1987. En 1995, les enquêteurs soupçonnent Robert Black qui possédait une propriété en Dordogne. Mais il n'était pas présent en région parisienne en mai et juin 1987. Lydia Gouardo qui a été séquestrée, violée et torturée pendant 28 ans par son père Raymond, mort en 1999, a la conviction qu'il est l'assassin de Perrine Vigneron. Gouardo venait souvent dans le champ de colza où a été retrouvé le corps de Perrine, où il emmenait Lydia pour la violer. 

Publié dans Banditisme, Faits Divers

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