Jean Reynaudon, né le 17 mars 1917 à Plottes et fusillé le 19 juillet 1947 au Fort de Montessuy à Caluire-et-Cuire, est un milicien français, membre (chef intérimaire) du 2e service dirigé par Paul Touvier. D'abord inspecteur de police, il est révoqué par Vichy pour cause de trafic de faux-papiers délivrés à des Juifs. Pour échapper à une condamnation, il s'engage dans la milice (probablement fin 1943 - début 1944) avec laquelle il se livre à une série d'exactions.
Le 17 juin 1944, il prend la tête d'un escadron de 150 miliciens, barrant la rue Viala de Lyon, soutenant ainsi la Gestapo. L'opération est destinée à démanteler l'imprimerie clandestine d'André Bollier. L'ensemble de l'équipe d'André Bollier et lui-même sont tués, à l'exception de Marie Guézennec (Marie Morat).
Il est a minima responsable de l'arrestation d'Émile Zeizig, le 28 juin 1944. Il est également responsable du pillage du magasin d'Émile Zeizig, à Sainte-Foy-lès-Lyon, les 28 et 29 juin 1944, fait qu'il reconnaît dans une lettre adressée à Joseph Darnand : « Nous avons saisi trois millions de francs de marchandises diverses chez un juif. Celui-ci a été exécuté par nos soins, en représailles de l'assassinat de Philippe Henriot. » — Jean Reynaudon, le 18 juillet 1944. Le 29 au matin, c'est lui qui achève chacun des sept otages, d'un tir de pistolet dans la nuque.
À l'instar d'Henri Gonnet, Reynaudon fut condamné à mort le 12 février 1947 puis fusillé au Fort de Montessuy de Caluire le 19 juillet 1947 à 8 heures 32. D'abord inhumé dans le carré des condamnés du cimetières de La Guillotière à Lyon, son corps fut transféré le 17 janvier 1948 au cimetière de Caluire-et-Cuire.
Article Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Reynaudon