Belmont Joseph Ferdinand

Publié le par Rodney42

Ferdinand Belmont était un militaire né le 13 août 1890 à Lyon, mort le 28 décembre 1915 à Moosch. Il naquit de l'union de Régis Belmont (né le 18/01/1860 à Lyon et décédé le 28/07/1939 à Grenoble) et de Marie Josephine Marguerite Raillon (née le 05/07/1863 à Bourgoin et décédée en 1952). Il a eu quatre frères : Jean, Joseph, Maxime Belmont et Émile (décédé alors qu'il avait 17 ans).

Capitaine au 11e bataillon de chasseurs alpins, chevalier de la Légion d'honneur Croix de guerre 1914-1918 avec palmes, Ferdinand a été blessé le 28 décembre 1915 à 4 heures du matin (dans les environs du Hirtzenstein, sous le Hartmannswillerkopf, au cours d'un violent bombardement, par un éclat d'obus qui lui a sectionné le bras droit un peu au-dessus du coude. Il meurt peu de temps après des suites de l'hémorragie. (Renseignements d'après la lettre du lieutenant Verdant à la famille Belmont). On sait plus précisément que le capitaine est décédé en fin de journée, à Moosch, dans la vallée de Thann (68).

Ferdinand est l'auteur des "Lettres d'un officier de chasseur alpins", lettres qui étaient destinées à ses parents et qui sont un témoignage émouvant. Deux de ses quatre frères sont également décédés durant la Grande Guerre 1914-1918 :

  • Jean mort près de Saint-Dié-des-Vosges, exactement au col d'Anozel le 29 août 1914 lors de son premier combat. Il était incorporé au 22ème Régiment d'infanterie. Le corps de Jean a été déplacé pour être inhumé à côté de celui de son frère Ferdinand, à la nécropole nationale de Moosch.
  • Joseph mort aux environs de juillet 1915 en Argonne. Il était incorporé au 55ème Régiment d'infanterie en décembre 1914, mis en marche avec le 173ème Régiment d'infanterie au mois de mai, il connut les combats des Éparges et du bois de la Gruerie, il fut caporal. Il devait devenir prêtre.


Les lettres

Leur publication est due à l'écrivain catholique savoyard Henry Bordeaux, proche de la famille Belmont. D'une incontestable valeur documentaire et littéraire, elles sont imprégnées d'une spiritualité religieuse, exaltant des valeurs de sacrifice et de renoncement, qui placent leur auteur à l'opposé du Feu de Barbusse, paru à la même époque.

La part n'est d'ailleurs pas facile à faire entre le témoignage privé, et un texte établi par un écrivain catholique jouissant à l'époque d'une grande notoriété, dans un contexte où l'Eglise catholique encourageait l'effort de guerre.

Publié sous forme d'une monographie fin 1916 aux éditions Plon, le texte paraît d'abord sous la forme d'extraits longuement commentés par Henry Bordeaux dans le numéro 1216 de la revue Le Correspondant daté du 25 septembre 1916.

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