Besson Robert Alix
Né en Algérie dans une famille originaire de la Charente-Maritime, Robert Besson passe sa jeunesse à Villeneuve-de-Marsan. A la sortie de ses études secondaires, il entre à l'Ecole des travaux
publics. De 1926 à 1938, il devient ingénieur en chef aux Etablissements France-Route à Mont-de-Marsan. Il sera ensuite sous-directeur de cette société. En octobre 1947, il est élu maire de
Mont-de-Marsan. Radical-socialiste, Robert Besson bénéficie du soutien du Rassemblement du peuple français. En mars 1949, il est élu au conseil général des Landes, qui le désigne comme
vice-président. Il le demeurera jusqu'en 1961. Pour les élections législatives du 17 juin 1951, il mène une liste d'Union républicaine et de progrès social, proche du RPF. Malgré ses résultats,
18,2 % des suffrages exprimés, la liste de Robert Besson n'a aucun élu, les quatre sièges du département des Landes allant aux trois listes apparentées, SFIO, MRP, Union des gauches républicaines
présentée par le RGR et le parti radical. En 1955, le maire de Mont-de-Marsan devient vice-président du Comité d'expansion économique de Bordeaux et du Sud-Ouest. Il siège parallèlement au
Conseil économique et social.
Pour les élections législatives du 2 janvier 1956, Robert Besson mène, à nouveau, une liste d'Union républicaine et de progrès social qui, cette fois, à côté de candidats indépendants comporte
des élus, maires et conseillers généraux appartenant au Rassemblement des gauches républicaines. Quatre autres listes sont en concurrence, celles du parti communiste, de la SFIO, du MRP et une
liste d'Union et fraternité française, poujadiste. Aucun apparentement n'est conclu dans ce département.
Dans leur profession de foi, Robert Besson et ses colistiers mettent en cause la loi électorale de 1951, soulignent la "désastreuse faillite" de la mission qui avait été confiée à l'Assemblée
dissoute, proposent le retour à un scrutin d'arrondissement majoritaire, une réforme de la Constitution assurant la stabilité gouvernementale, une réforme fiscale et administrative, le maintien
et la réforme de l'Union Française. Les candidats se présentent avant tout comme des "administrateurs et des réalisateurs". Sur 170 586 électeurs inscrits et 133 940 suffrages exprimés, la liste
SFIO obtient 48 577 voix, soit 30,3 % des suffrages et a deux élus, la liste d'Union républicaine et de progrès social arrive en deuxième position avec 28 425 voix, soit 21,2 % des suffrages et a
un élu, Robert Besson ; le dernier siège échoit au parti communiste qui regroupe 26 389 voix, soit 19,7 % des suffrages. Le MRP, avec 14,9 % des suffrages et la liste poujadiste, avec 7 % n'ont
pas d'élus.
Une fois son élection validée, le 20 janvier 1956, Robert Besson est nommé membre de la Commission de l'agriculture et de la Commission des boissons. Il est, en outre, membre du comité de
contrôle du Fonds forestier national. La plupart des propositions de loi et de résolution qu'il dépose concernent l'agriculture. A trois reprises, au nom de la Commission de l'agriculture, il
présente des rapports pour améliorer le fonctionnement des services vétérinaires et la condition des médecins. Il utilise sa compétence professionnelle d'ingénieur des travaux publics pour
intervenir, à plusieurs reprises, sur la situation du réseau routier. Notamment, le 3 avril 1957, il interpelle le gouvernement sur les mesures nécessaires à prendre pour faire face à
l'augmentation des accidents de la route. Dans une intervention fort détaillée, il demande la construction d'un "vaste réseau d'autoroutes", qui appelle un effort d'investissement à long terme.
Durant la crise de mai 1958, Robert Besson apporte son soutien au général de Gaulle. Le 1er juin, il vote la confiance et, le 2 juin, les projets de loi relatifs aux pleins pouvoirs et à la
révision constitutionnelle. Robert Besson est titulaire de la Légion d'honneur.