Charlot Etienne

Publié le par Mémoires de Guerre

Étienne Charlot est un homme politique français né le 27 septembre 1865 à Pommard (Côte-d'Or) et décédé le 13 janvier 1946 à Dijon. 

Charlot Etienne

Jeunesse

Fils d'un tonnelier, Etienne Charlot fréquenta d'abord l'école communale de sa ville natale, puis le collège de Joinville, dans la Haute-Marne. Entré à l'Ecole des arts et métiers de Châlons-sur-Marne, il en sortit en 1881. Dessinateur industriel, puis ingénieur civil, il fut membre du syndicat des métallurgistes. Il avait adhéré au groupe républicain fondé à Dijon en 1888, et fut gérant de la Revue Sociale, premier organe socialiste de Dijon, puis secrétaire du Comité fédéral de la fédération des travailleurs socialistes de l'Est. Il abandonna le parti socialiste en 1915 pour adhérer, en 1931, au parti radical. En 1900, il fut appelé à la direction de là Société dijonnaise d'électricité. Plus tard, il dirigea une usine appartenant à son beau-frère, les Etablissements Laffay, à Dammemoine (Yonne). Par la suite, il fut administrateur de la Société Terrot (cycles et moteurs). La vie politique l'attira de bonne heure. Il fut candidat au conseil municipal de Dijon dès l'âge de 25 ans, mais ne fut pas élu. Il n'entra à l'Assemblée municipale qu'un plus tard, en 1896, et y resta jusqu'en 1900. Pendant cette même période, il fut adjoint au maire de Dijon. Il appartint au conseil général de la Côte-d'Or de 1904 à 1919, puis de 1934 à 1940.

Carrière Politique

Spécialiste des questions de transports, il joua un rôle important au sein de l'Assemblée départementale. Il fut un des promoteurs de la Caisse des incendies du département. Il se présenta à la députation aux élections générales des 8 et 22 mai 1898 dans la première circonscription de Dijon mais il ne fut pas élu. Il n'avait obtenu, au premier tour de scrutin, que 323 voix contre 5.076 à M. Savot sur 16.793 votants et se désista avant le scrutin de ballottage. Il fit une seconde tentative couronnée de succès cette fois, 20 ans plus tard. Il fut élu le 16 novembre 1919 sur la liste d'action républicaine et sociale, où il figurait en troisième position. Il obtint personnellement 51.536 voix sur 73.705 votants. Il fut réélu le 14 mai 1924, toujours sur la liste d'Union républicaine et sociale, ayant recueilli 37.219 voix sur 78.879 votants. Le scrutin d'arrondissement ayant été rétabli, il fut réélu au deuxième tour aux élections générales des 22 et 29 avril 1928, dans la deuxième circonscription de Dijon, ayant obtenu 7.787 voix contre 7.628 à M. Gruet sur 15.653 votants. Aux élections générales dès 1er et 8 mai 1932, il fut battu par M. Paul Gruet ; n'ayant obtenu au premier tour que 3.955 voix contre 5.092 à ce dernier sur 15.397 votants, il se retira avant le second tour.

En 1919, il s'inscrivit au groupe des républicains socialistes; de 1926 à 1932, il fit partie du groupe de la gauche radicale. Il siégea constamment à la Commission des mines et de la force motrice et à celle des travaux publics et des moyens de communication. Il fut membre du comité consultatif de l'énergie. Elu d'une circonscription mi-urbaine, mi-rurale, il se fit le défenseur aussi bien des industriels que des ouvriers et des agriculteurs. Il se préoccupa surtout des questions de transport et de télécommunications et des problèmes de l'énergie. Il fut chargé de rapporter un nombre considérable de textes, relatifs pour la plupart aux problèmes des transports et des compagnies de chemins de fer, de gaz et d'électricité. Il rapporta, en outre, différents projets ou propositions concernant le régime des retraites des agents des chemins de fer. Il s'intéressa également aux problèmes posés par l'exploitation des mines, la distribution du gaz et de l'électricité, les importations de pétrole. Il réclama un programme de grands travaux publics et rapporta un projet de loi routier.

Il n'oublia pas ses origines bourguignonnes et déposa et rapporta une proposition de loi sur la vente de la liqueur de cassis. Ses interventions en séance publique furent nombreuses, notamment dans la discussion des textes dont il était rapporteur ; il prit part également au débat sur un projet de loi relatif au nouveau régime des chemins de fer d'intérêt général (1920) et aux discussions budgétaires de 1923, 1926, 1928. Il s'opposa aux « cartellistes » et soutint le Ministère Poincaré. Sa grande expérience des problèmes de transports lui valut d'être nommé le 23 février 1930 Sous-secrétaire d'Etat aux travaux publics dans le premier Cabinet Chautemps du 21 février. Mais le Ministère ne dura que quelques jours. Il fut à nouveau appelé à exercer les fonctions de Sous-Secrétaire d'Etat, à l'agriculture cette fois, le 23 décembre 1930, dans le Cabinet Steeg du 13 décembre, mais ce Ministère ne vécut qu'un mois. Nommé conseiller départemental par le Gouvernement de Vichy, il fut de ce fait déclaré inéligible après la Libération. Etienne Charlot était ancien président du conseil supérieur des chemins de fer et président honoraire du conseil général des transports. Il était officier de la Légion d'honneur et Commandeur du Mérite agricole. Il est mort à Dijon le 13 janvier 1946, à près de 81 ans.

Mandats

  • Député de la Côte-d'Or de 1919 à 1932.
  • Sous-secrétaire d'État aux Travaux Publics du 23 février au 2 mars 1930 dans le gouvernement Camille Chautemps (1) ;
  • Sous-secrétaire d'État à l'Agriculture du 13 décembre 1930 au 27 janvier 1932 dans le gouvernement Théodore Steeg.
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