Chtcherbatchiov Dmitri
Dmitri Grigorievitch Chtcherbatchiov était un général russe, né en 1857, décédé en 1932 qui combattit durant la Première Guerre
mondiale puis avec les Armées blanches. D'une formation d'artillerie, il était sorti de l'école d'artillerie Mikhaïlovski et avait servi dans une unité d'artillerie à cheval puis dans
l'artillerie à cheval de la Garde le 30 août 1877. Il fut diplômé de l'École militaire d'état-major Nicolas en 1884 pour être versé dans le Régiment des chasseurs de la garde, il passe le 28
septembre 1898 comme chef d'état-major de la 2e division d'infanterie de la Garde; passe commandant du 145e régiment d'infanterie de Novotcherkassk puis le 10 mai 1903 commandant du Régiment de
la Garde Pavlovski.
C'est dans ce cadre qu'il participa à le répression de la Révolution russe de 1905 à la tête d'un détachement spécial des Gardes et à la fusillade de la Perspective Nevski ce qui lui valu de
faire partie de la suite Sa Majesté. Il devint ensuite le commandant de la 1e brigade d'infanterie de Finlande en 1906 avant de passer à la tête de l'École militaire d'état-major Nicolas pour
tirer les enseignements de la Guerre russo-japonaise et y faire entrer de nouveaux enseignants. Il était le commandement du IXe Corps d'infanterie depuis 1912 sous les ordres de Nikolaï Ivanov et
mis en œuvre sa tactique (le bombardement à outrance de la première ligne ennemi comme le voulait la doctrine française) durant la Bataille de Lemberg ; il se distingua lors de la prise de Lviv
et lors du Siège de Przemyśl ; il passa alors à la tête de la 7e Armée (octobre 1915) ou là il se fit déborder par les ailes en appliquant la même tactique.
Durant l'Offensive Broussilov, les mêmes causes donnant les mêmes effets, plus de 20 000 soldats furent perdus dans une attaque le long de la Strypa (affluent du Dniestr), sur l'insistance
d'Alexeï Broussilov, une seconde attaque fut le 4 juin 1916 devant l'obligation de résultat et les troupes du général Bothmer furent tournées. Grâce à cette percée, l'étoile de Chtcherbatchiov se
remet à briller et il prit le commandement du Front roumain le 11 avril 1917, quatre armées russes et deux armées roumaines, en place de Andrei Zayonchkovsky, il reprend part à la Bataille de
Marasti en juillet 1917 mais le gouvernement Kerensky en bloque l'exploitation de cette avance mais repousse l'offensive de August von Mackensen de la 11e armée allemande.
Depuis le front roumain il rejoignit l'Armée blanche, combattit le long du Don, il eut le soutien de Henri Berthelot qui opérait à Iasi. Il entama des pourparlers avec Mackensen et les les
austro-hongrois en décembre 1917 pour la paix ; pendant ce temps il poussa son avantage et celui des roumains en envahissant la Bessarabie, la politique roumaine et les événements en Russie
l'amenèrent à démissionner de son commandement le 18 avril 1918. Il suit alors Berthelot et reçut la Grand-croix de la Légion d'honneur pour son action et soutient alors les troupes blanches, fut
nommé représentant des troupes russes auprès des Alliés et œuvre pour l'union des forces blanches (Armée des volontaires et Armée du Don).
Avec la chute des Armées blanches, il rejoignit la France en 1919 où il travailla au ravitaillement des Armées blanches, au recrutement de soldats et fut confirmé dans son poste par Alexandre
Koltchak. Il s'installa à Nice en 1920 avec une pension roumaine, il décéda le 18 janvier 1932 et fut enterré avec les honneurs militaires rendu par les Chasseurs alpins, le maréchal Constantin
Prezan pour l'armée roumaine, le général Wari représentant la France, de nombreux collègues russes dans le cimetière orthodoxe de Caucade.