Dumat Louis Marie

Publié le par Rodney42

Pendant l'Occupation, Louis Dumat apporte son concours au nouveau régime - il portera la francisque - mais se voit contraint de quitter Vichy en 1941, à la demande des autorités allemandes. Il gagne alors le Maroc où il travaille dans le monde des affaires. Aux élections du 21 octobre 1945 pour la première Assemblée nationale constituante il conduit au Maroc la liste d'action patriotique France d'abord qui, arrivée en tête avec 29 % des suffrages exprimés, obtient un des trois sièges à pourvoir.

Membre de la Commission de la presse, de la radio et du cinéma, Louis Dumat prend part à la discussion d'interpellations sur la liberté de la presse (13 mars 1946). Apparenté au groupe d'unité républicaine puis à celui du Parti républicain de la liberté, il vote contre les nationalisations et, le 19 avril 1946, s'oppose au texte proposé comme Constitution de la IVème République qui sera rejeté par le référendum du 5 mai 1946. Il se singularise le 13 novembre 1945 en étant le seul député à ne pas prendre part au vote sur l'élection du général de Gaulle à la présidence du Gouvernement provisoire de la République française, élu à l'unanimité des 555 votants.

Il se représente aux élections du 2 juin 1946 pour la seconde Assemblée nationale constituante mais il ne figure qu'en troisième position sur la liste d'union antimarxiste et du Parti républicain de la liberté qui n'obtient qu'un seul siège. Louis Dumat n'abandonne pas le Maroc pour autant : conseiller du Gouvernement, président des délégués du troisième collège, élu conseiller municipal de Casablanca en 1948, il est directeur politique du journal La presse marocaine.

A deux reprises, il tente de retrouver un mandat parlementaire. Tout d'abord à l'élection législative partielle organisée les 7 et 21 décembre 1952 dans la première circonscription de la Seine à la suite du décès de Louis Rollin (indépendant). N'obtenant qu'un peu moins de 5 % des suffrages exprimés au premier tour, il se retire. Ensuite le 2 janvier 1956, dans cette même circonscription, en quatrième position sur la liste des indépendants, conduite par Edouard Frédéric-Dupont, qui obtiendra deux sièges. Il meurt à Nantes le 28 février 1975.

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