Mikati Najib

Publié le par Roger Cousin

Mikati NajibNajib Mikati, né le 24 novembre 1955 à Tripoli, est un homme politique libanais, président du Conseil des ministres par deux fois en 2005 au cours d'un bref mandat de sept semaines, et de nouveau depuis juin 2010. depuis le 25 janvier 2011, après l'avoir déjà brièvement été en 2005, en remplacement d'Omar Karamé qui démissionna après sept semaines d'efforts pour former un gouvernement. Mikati est un musulman sunnite comme la majorité des présidents du Conseil du Liban.

Mikati est diplômé de l'Université américaine de Beyrouth en 1980. En 1989, il obtient un doctorat de gestion de l'Université Harvard. Par la suite, il fonde le groupe Mikati, qui est aujourd'hui un grand groupe de télécommunications avec notamment d'importants investissements dans le monde arabe et la fortune de Mikati est estimée à 2,5 milliards de dollars selon le classement Forbes 2010 et il en occupe la 374e place.

Sa carrière politique débute avec sa nomination au cabinet du ministre des Travaux publics et des Transports le 4 décembre 1998 au sein du cabinet de Salim El-Hoss. Il est élu à l'Assemblée nationale en 2000, en tant que député de Tripoli, ville et circonscription électorale située dans le nord du Liban. Il refusa une première fois le poste de président du Conseil en 2000 et conserva son poste ministériel dans le gouvernement de Rafiq Hariri.

En 2004, il s'oppose à l'amendement à la Constitution qui prévoyait l'allongement du mandat du président Émile Lahoud de trois années, ce qui lui permettrait de passer neuf ans à la tête du pays en allant jusqu'au terme de son mandat. Finalement, il vote néanmoins en faveur de cette prorogation, en conformité avec la position syrienne et la décision de son bloc parlementaire, alors dirigé par Soleimane Frangié Jr.

Il est considéré comme un nationaliste-syrien, ami personnel du président Bachar el-Assad. C'est en raison de cette modération qu'il a reçu sa place de président du Conseil, après l'attentat qui coûta la vie à Rafiq Hariri, de préférence à d'autres personnalités. Il est resté entouré de personnalités ouvertement pro-syriennes, tel Mahmoud Hammoud. En juin 2005, à l'issue des élections législatives formant une nouvelle assemblée et en vertu de l'engagement pris d'organiser de telles élections, sans lui-même être candidat, il laisse la place à un gouvernement présidé par Fouad Siniora.

Le 24 janvier 2011, il est proposé par Walid Joumblatt comme président du Conseil d'alternance pour former un gouvernement après l'effondrement de celui de Saad Hariri. Il est investi le lendemain et nommé par le président de la République, Michel Sleimane et annonce le 13 juin 2011 son gouvernement.


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