NationalLiberale Partei

Publié le par Roger Cousin

Le Nationalliberale Partei ou parti national-libéral d'Allemagne était un parti politique de l'Empire allemand. Il a été fondé en 1867 et a disparu en 1918. Le parti national-libéral nait en 1866 de la scission du parti progressiste allemand. 

Karl Twesten, Wilhelm von Henning Karl Twesten, Wilhelm von Henning

Karl Twesten, Wilhelm von Henning

En plein conflit constitutionnel prussien, la loi sur les indemnités d'Otto von Bismarck fit voler en éclat le peu de cohésion restant. Sur l'appel de 15 membres du parti progressiste et de 9 membres de l'aile gauche du Zentrum en septembre 1866 la fraction nationale-libérale fut créée le 17 novembre 1866 à la chambre des représentants de Prusse. Elle rassemblait 19 membres, parmi eux Heinrich von Hennig, Karl Twesten, Eduard Lasker ou Friedrich Hammacher.

La raison d'être du parti était la question de l'unité allemande. Ils étaient favorable à la solution militaire promu par Bismarck. Ils voulaient que cet État allemand soit de droit doté d'une constitution et d'un parlement. Ils voulaient également la transformation de l'Empire allemand en un État industriel moderne. Ils représentaient avant tout les intérêts nationaux et libéraux de la bourgeoisie protestante, que ce soit la grande bourgeoisie industrielle, la petite bourgeoisie de propriétaire ou bien l'élite intellectuelle. Meneurs politiques du parti, en haut : Wilhelm Wehrenpfennig, Eduard Lasker, Heinrich von Treitschke, Johannes Miquel, en bas : Franz von Roggenbach, Karl Braun, Rudolf Gneist, Ludwig Bamberger.

Après la formation du Reich en 1871, le parti national-libéral réalisa un score de 30,2 % au élection législative de 1871, ce qui en fit la fraction politique la mieux représentée. Parmi les faiblesses du parti on peut citer des membres intéressés par les honneurs, et proche de groupes d'intérêt. Ces lobbies, comme les associations Alldeutscher Verband (ligue pangermaniste) et Centralverband deutscher Industrieller (fédération centrale des industriels allemands) à la fois impérialistes et populistes, avaient parfois une forte influence sur la politique du parti.

Le parti soutint au départ le chancelier Bismarck et formait un soutient important en vue de la mise en place du Kulturkampf, mouvement de répression politique contre les catholiques, des lois antisocialistes dirigée contre les mouvements ouvriers même si elle a causé quelques réticences et pour l'imposition du nouveau tarif douanier protectioniste. Après la scission de l'aile gauche, qui forma l'union libérale, les nationaux-libéraux se rapprochèrent des conservateurs. Ce rapprochement apparut clairement en 1887 avec la formation du cartel réactionnaire aux élections législatives.

En août 1887, 28 hommes politiques majeurs quittèrent le parti, étant en désaccord avec sa politique et en particuliers avec le nouveau tarif douanier. Lors des élections du Reichstag suivantes, le parti perdait petit à petit de son importance, même s'il resta à celles de 1878 la principale force politique du parlement. À partir de 1901 eu lieu un rapprochement avec les libéraux de gauche rassemblés dans les partis Fresinnig (Freisinnige Volkspartei et Freisinnige Vereinigung). Cependant la volonté de reconstituer une grande force libérale portée par les jeunes membres échoua face à la résistance des dirigeants des partis. Au début du siècle le parti se réforma, dans sa structure en particuliers. Il restait cependant, malgré son réseau national très développé, très influencé par les divers groupes d'intérêt, comme la Deutscher Flottenverein (association de la flotte allemande). Son déclin est pourtant inéluctable et le parti réalisa un score de 13 6 % aux élections de 1912.

Les nationaux-libéraux apportèrent un soutient appuyé aux militaires lors de la guerre. Favorable à l'offensive, aussi bien au niveau terrestre, que maritime ou colonial. Ils voulaient de larges annexions territoriales et soutenaient la guerre sous-marine sans limite. Le parti rejeta la résolution demandant la paix du 19 juillet 1917 proposée par le SPD, le Zentrum et le Fortschrittliche Volkspartei. Par la suite son aile gauche céda devant les développements peu favorable de la guerre. Après la révolution allemande de 1918 le parti est dissout. Son aile gauche rallia le Deutsche Demokratische Partei (DDP) et son aile droite le Deutschnationale Volkspartei (DNVP). La majorité des membres forma toutefois le Deutsche Volkspartei (DVP), mené par Gustav Stresemann. Le DVP était un parti souvent au gouvernement pendant la période de la république de Weimar.

Les membres importants du parti étaient : Rudolf von Bennigsen, Johannes von Miquel, Ludwig Bamberger, Eduard Lasker, Friedrich Hammacher, Gustav Haarmann, Arthur Johnson Hobrecht, August Metz et Friedrich Oetker dans le Grand-Duché de Hesse-Darmstadt. En Prusse, les meneurs étaient Karl Twesten et Hans Victor von Unruh au XIXe siècle puis Ernst Bassermann, Robert Friedberg, Walter Lohmann et Gustav Stresemann au XXe siècle.

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